jeudi 12 novembre 2020

1ère victoire des travailleurs: GazelEnergie Condamnée

Alors que la direction de GazelEnergie n'a pour seule idée en tête que de dérouler son plan de fermeture et de casse de l'emploi, le CSE a assigné en justice la direction sur son manque de loyauté et l'absence de documents remis aux experts dans le cadre des orientations stratégiques.


Suite à cette action en justice, la juge a tranché sur plusieurs points.

D'abord, et c'est le seul point sur lequel le CSE est débouté, la juge n'accède pas à notre requête d'être consulté sur les orientations stratégiques après que les élus aient pu analyser les réponses de la direction sur nos orientations stratégiques alternatives.

Pour le reste, la direction est donc condamnée à fournir aux experts tous les documents listés dans le jugement sous 8 jours à compter de la notification par voie d'huissier de la décision de justice à la direction. S'il manque encore des documents au bout de 8 jours, la direction sera condamnée à une astreinte de 1 500€ par document manquant et par jour de retard.

Dans ce cadre, la juge ordonne la prolongation du délai d'information d'un mois à compter de la date de réception de la totalité des documents demandés.

Pour finir, la direction est condamnée à 3 000€ au titre de l'article 700.


Cette décision de justice n'est pas anodine et démontre une nouvelle fois la volonté de détruire l'emploi et la malhonnêteté de la direction. D'autre part, cette décision renforce aussi l'ensemble de la démarche des travailleurs avec la CGT.

Ceci est une première victoire, et cette victoire en appellera d'autres. Les travailleurs avec la CGT doivent continuer de lutter pour leur avenir. Cette lutte revêt plusieurs formes et les actions en justice n'en sont qu'une infime partie. Le plus important pour gagner un avenir industriel pour la Centrale de Gardanne et pour nos emplois reste le rapport de force.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

 

 

mercredi 4 novembre 2020

GazelEnergie: une entreprise du passé. Ensemble préparons l’avenir

La loi sur la transition énergétique du 8 novembre 2019, instaure un plafond d’émissions des gaz à effet de serre par les centrales thermiques. Ceci limite à 700 heures la durée de fonctionnement annuelle pour la tranche 5. UNIPER puis GazelEnergie n’ont jamais étudié concrètement une alternative d’avenir pour notre site.

Cette dernière, dirigée par le milliardaire Daniel Křetínský se contente de mettre en place son Plan de Suppressions d’Emplois amenant à terme à la fermeture de l’ensemble des centrales de l’entreprise après avoir vendu tous les centres de profits.

Le constat est clair ! Dans le cadre du PSE, la direction, procède de façon déloyale en ne fournissant pas tous les documents légaux demandés par l’expert sous mandat du CSE. Pour que les élus des travailleurs en CSE puissent formuler des propositions alternatives face au seul plan de licenciements, il faut que l’expertise et l’analyse des orientations stratégiques de l’entreprise s’appuie sur l’ensemble réel des éléments économiques et sociaux. Face à cette stratégie malhonnête, les membres du CSE impulsent à ce que la DIRECCTE procède à une injonction de GazelEnergie pour que la direction coopère loyalement avec les élus et leur cabinet d’experts en leurs donnant les éléments et le temps nécessaires pour qu’ils puissent travailler sérieusement.

Depuis fin 2018, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, sur mandat des travailleurs, œuvre à la construction d’un projet industriel d’avenir. Pour ce faire, en lien avec les organisations de la CGT, il porte des axes de travail dans le cadre des études de pré-faisabilité, dont le financement a été obtenu par la lutte des Travailleurs:

  • Maintien et création d’emploi sur le site ainsi que dans le département.
  • Répondre aux besoins des populations et des industries.
  • Prise en compte des contraintes environnementales.
  • Indépendance énergétique

Ces Etudes ont été faites par LE BUREAU D'ETUDES ET DE RECHERCHES POUR L'INDUSTRIE MODERNE (BERIM).

Cela aboutit à un projet de plateforme énergétique permettant de répondre aux évolutions des besoins de la population et des entreprises en matière d’énergie. Cette plateforme sera composée des éléments suivants.
    • Unité de captage, transport et séquestration du CO2 Tranche Provence 5.
    • Unité de Gazéification Méthane
    • Unité de Gazéification Hydrogène
    • Unité de Cogénération en Lit Fluidisé Circulant
    • Unité de tri et de valorisation énergétique des déchets multiples

Aujourd’hui, nous devons passer à l’étape suivante :


Sous l’impulsion du syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, l’Association des Travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG) a été créée. Elle doit rassembler les Travailleurs de la Centrale de Gardanne (agent IEG et salariés sous-traitants).

Il s’agit d’une Association de Préfiguration à la création d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).

Dans un premier temps, cette association devra récolter des fonds afin de permettre le financement des études complètes de faisabilités des différentes parties du projet déjà identifiées

En parallèle, l’association devra promouvoir l’ensemble de ses projets auprès de différents acteurs qu’ils soient des industriels, des collectivités publiques et services de l’état ainsi que des usagers afin de financer, voire participer à la mise œuvre du projet.

Dans un second temps, l’association aura pour but final de créer une SCIC, la société qui mettra en œuvre le projet industriel et qui l’exploitera. La société coopérative d’intérêt collectif, est une entreprise coopérative créée sous la forme d’une SARL ou d’une SA et qui a pour objet la production ou la fourniture de biens ou de services d’intérêt collectif qui présentent un caractère d’utilité sociale.
Le capital social de la SCIC sera réparti entre trois catégories d’acteurs :

  1.     Les salariés de l’entreprise (catégorie obligatoire),
  2.     Les personnes qui bénéficient des produits ou services fournis (catégorie obligatoire),
  3.     Et au choix une autre catégorie d’associé (ex : acteur industriel, collectivités publiques…).


Rien ne pourra se construire sans la participation active des travailleurs de la Centrale de Gardanne

L’adhésion de chacune et chacun à l’ATCG est indispensable pour lui donner la dynamique nécessaire pour atteindre tous ensemble nos objectifs.


CONSTRUISONS ENSEMBLE UN PROJET INDUSTRIEL
GARANTISSANT UN AVENIR POUR TOUS,

LE MAINTIEN DE NOTRE STATUT ET
L’ACCÈS À L’ÉNERGIE POUR LES POPULATIONS ET LES ENTREPRISES


POUR ECHANGER ENSEMBLE     
ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL
   
LE LUNDI 9 NOVEMBRE 2020 A 13H30
DEVANT LE LOCAL


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mardi 6 octobre 2020

Obtenir un avenir avec des projets et les emplois !



Depuis le rachat de GazelEnergie par le groupe EPH, la direction, par ses choix, a privé notre entreprise de ressources pouvant assurer un avenir aux salariés.

A croire que cette stratégie a été négociée avec le gouvernement bien avant l’arrivée d’EPH.  

Lors d’un CSE extraordinaire, tenu le 8 septembre, sur les orientations stratégiques de l’entreprise, la direction de GazelEnergie a annoncé une restructuration, anticipant les directives gouvernementales sur la sortie du charbon, en annonçant « le lancement d’un Plan de restructuration » dans les jours suivants.  

La direction de GazelEnergie a franchi une nouvelle étape lors des CSE du 15 puis du 23 septembre et a affiché clairement sa volonté d’appliquer « un plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE), qui prévoit le licenciement de près de 70% des effectifs de l’entreprise d’ici avril 2022, mais se traduisant par l’arrêt prématuré de la tranche au charbon de GARDANNE, générant de nombreux licenciements d’ici la fin du premier trimestre 2021.

La seule proposition de l’entreprise est celle exprimée par son PDG dans un courrier individuel pour évoquer le plan de licenciements et des pseudo-solutions industrielles. Ces solutions ne sont ni validées, ni financées et, plus grave encore, leur concrétisation se fera sans les salariés actuels de Gazel Energie dont le licenciement est envisagé dans les prochains mois.

Les salariés ainsi que les Organisations Syndicales ne sont pas dupes, cette stratégie vise à dépecer l’entreprise et diviser les salariés. C’est la politique de « la coquille vide ». Suppression d’emplois, casse industrielle, voilà les seules solutions concrètes apportées par le groupe.

En amont de ces annonces, l’ensemble des organisations syndicales CGT, CFE-CGC, FO et CFDT ont porté plusieurs solutions auprès de la direction, qui permettraient de « sortir d’une spirale de casse de l’outil industriel et de licenciements contraints ».  

D’autres choix sont possibles et existent.  

A l’unanimité, en instance du 23 septembre, les élus du CSE ont désigné un expert dans le cadre de cette procédure pour analyser le contenu de ce plan.

A ce jour, la direction sollicite chaque organisation syndicale pour aborder le contenu du PSE.  

L’ensemble des organisations syndicales CGT, CFE-CGC, FO et CFDT ont décidé « de ne pas négocier tant que les conclusions de l’expert ne seront pas remises au CSE et tant que la direction ne révisera pas sérieusement sa copie en y intégrant toutes les pistes qui permettraient de pérenniser et développer l’outil de travail. Aucune négociation n’est envisageable tant que les projets en cours d’étude ne seront pas mis au centre de la négociation.»

Dans ce contexte, Les organisations syndicales CGT, CFE-CGC, FO et CFDT de GazelEnergie appellent l’ensemble des salariés à être vigilants et prêts à se mobiliser pour obtenir un avenir, se traduisant par la pérennisation des emplois.

 

 Le 5 octobre 2020

mercredi 16 septembre 2020

Un projet industriel nécessaire à La Centrale de Gardanne pour la réponse aux besoins énergétiques des populations


 

COMMUNIQUE DE PRESSE du 16 septembre 2020



Mardi 15 septembre, la direction de GazelEnergie a convoqué un CSE pour présenter leur plan de licenciements aux représentants du personnel. Cette convocation s'est faite dans le cadre d'une réunion "R0" qui n'a aucune valeur juridique mais l'objectif de la direction était de lancer la communication auprès des travailleurs et de l'Etat.

La CGT, comme cela a déjà été affirmé, ne négociera pas la régression sociale et les licenciements. La seule discussion possible porte encore et toujours sur les projets industriels permettant de sauvegarder et développer l'activité du site et les emplois afin de garantir une indépendance énergétique et de répondre aux besoins des populations. L'avenir industriel du département est directement lié à notre capacité à produire de l'électricité.

De ce fait, les élus CGT ont quitté l'instance après avoir lu une déclaration. De plus, notre démarche syndicale a permis de convaincre les autres organisations syndicales de nous suivre et la totalité des élus a donc quitté la réunion.

GazelEnergie, qui reste sourde et totalement fermée à toute possibilité de négociation quant à l'avenir des travailleurs sur le site, a déjà convoqué le prochain CSE pour commencer à entamer la procédure du plan de licenciements. Cette première réunion se tiendra le 23 septembre 2020.

Par ailleurs, la position des travailleurs avec la CGT reste inchangée. Les démarches sont toujours en cours afin d'avancer sur un projet industriel pouvant assurer un avenir au site de Gardanne et aux emplois. C'est dans ce cadre qu'une rencontre s'est tenue entre la CGT et un investisseur potentiel en présence de nos experts à Paris mardi 15 septembre.

L'industriel en question, qui opère déjà en France sur plusieurs sites et dans le domaine de l'énergie et de l'environnement, se dit intéressé par notre projet et entend participer aux études en cours mandatées par la CGT.
Même s'il reste du chemin à parcourir, l'intérêt de cet industriel nous prouve que le projet porté par les travailleurs avec la CGT n'est pas une utopie. C'est grâce à la détermination et la mobilisation des travailleurs que nous irons au bout de notre démarche afin de mener notre projet à bien.

La Centrale de Gardanne vivra et la CGT ne laissera en aucun cas des licenciements se faire. L'avenir des travailleurs passe par la réalisation d'un projet industriel et c'est ce sur quoi nous travaillons. La CGT prendra donc toutes les dispositions nécessaires afin qu'un projet se réalise avec ou sans GazelEnergie et qu'aucun emploi ne soit supprimé.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Contacts presse :    

  • Nicolas CASONI  06.26.64.63.46
  • Nadir HADJALI    06.30.86.20.95
 
 


samedi 12 septembre 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE: La Centrale de Gardanne vivra avec les travailleurs



Depuis l'annonce par GazelEnergie mardi 8 septembre 2020 de mettre en place un plan de licenciements à la Centrale de Gardanne, les travailleurs avec la CGT ont une nouvelle fois décidé de prendre leur avenir en main.

Cette nouvelle attaque contre les travailleurs orchestrée par l'Etat et l'entreprise n'a pour objectif que de casser le tissu industriel et de s'opposer à toutes possibilités de poursuite de l'activité.

Ce plan de licenciements entre totalement dans les objectifs du gouvernement, du patronat et du MEDEF de détruire le statut IEG et les garanties qu'il apporte aux usagers comme base essentielle d'un service public de l'énergie.

A aucun moment l'Etat ou l'entreprise n'ont apporté de solutions industrielles permettant de maintenir et développer l'emploi sur le site. Au contraire, leurs seules propositions depuis le début portent sur les mesures d'accompagnement des licenciements.

La CGT reste disponible pour discuter de la mise en place d'un projet industriel permettant la pérennisation et le développement des emplois.

C'est dans ce contexte que les travailleurs avec la CGT ont décidé de porter leur projet sous une forme (SCIC : Société Coopérative d'Intérêt Collectif) permettant d'y intégrer pleinement l'ensemble des travailleurs ainsi que tous les acteurs et décideurs concernés.

Cela permettra de :

  • Maintenir et développer les outils de production et les emplois qui y sont associés.
  • Maintenir les capacités de production électrique afin de développer le tissu industriel dans le département.
  • Garantir une indépendance énergétique pour répondre aux besoins des populations.


Les travailleurs avec leur syndicat CGT réaffirment que la Centrale de Gardanne vivra avec les travailleurs en lutte et qu'un projet industriel verra le jour avec ou sans l'actionnaire actuel.

Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne appelle l'ensemble des travailleurs à s'inscrire encore plus massivement dans le processus départemental de la marche pour l'emploi et la dignité et dans toutes les actions afin d'obtenir satisfaction sur nos revendications.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT



Contacts presse :

  • Nicolas CASONI    06.26.64.63.4
  • Nadir HADJALI    06.30.86.20.95


 

vendredi 19 juin 2020
















La direction de GazelEnergie (ex Uniper, ex E.On, ex Snet) poursuit dans sa logique de démantèlement de l’entreprise initié au début des années 2000 dans le cadre de la libéralisation du marché de l’énergie. Suite à l’annonce du gouvernement de fermer les dernières centrales au charbon, la direction accélère dans sa démarche d’accompagnement de cette mesure en filialisant toutes les entités de l’entreprise qui font rentrer de l’argent dans ses caisses (Codap - CCGT - Facturation). GazelEnergie Génération ne devient plus qu’un coût pour le groupe Tchèque EPH (appartenant à D. KRETINSKY).

Aujourd’hui, une nouvelle étape vers la fermeture de l’entreprise commence. Les premiers sacrifiés sur l’autel du libéralisme sont les 5 agents de la société Onet Sécurité du poste de garde de la Centrale de Gardanne.

Les agents ont été convoqués la semaine dernière par leur direction pour leur signifier leurs mutations contraintes vers d’autres sites aux quatre coins du département et leur remplacement par des maîtres-chiens à l’entrée de la Centrale de Gardanne.

Ils se sont réunis avec leur syndicat CGT et ont décidés de partir en grève reconductible à compter du mardi 16 juin 2020 contre le choix unilatéral des directions de la Centrale et d’Onet Sécurité de supprimer les agents d’accueil à l’entrée du site au profit d’agents de surveillance.

Les agents du poste d’accueil, totalement concernés par l’avenir de la Centrale de Gardanne, se mobilisent déjà depuis des années aux côtés des salariés de la Centrale pour obtenir un avenir sur le site. Ils sont convaincus qu’un autre avenir autre que celui décidé par les directions est possible sur le site.
  • Les travailleurs, unis et déterminés, avec l’union Locale CGT de Gardanne et les syndicats CGT à leurs côtés, mettront tout en œuvres pour obtenir satisfaction à leurs justes revendications qui sont : Maintien en poste des 5 agents sur le site de la Centrale de Gardanne
  • Formation cynophile pour les 5 agents


Les travailleurs de la Centrale de Gardanne sont et seront vigilants au sort de ces 5 agents et mettront tout en œuvre pour qu’ils obtiennent satisfaction à leurs justes revendications.



jeudi 18 juin 2020

Gardes de la Centrale de Gardanne: 3ème jour de grève.



















La direction de la Centrale de Gardanne projette de remplacer les gardes en charge de l'accueil sécurité de l'établissement par des maîtres chiens.

Les salariés en place n'ont aucune certitude quant à leur avenir.

Le syndicat CGT soutient leur démarche car l'avenir de ces salariés est indissociable de celui du personnel statutaire.

Outre le fait que l'on ne sait pas comment sera assuré l'accueil des visiteurs et des fournisseurs à l'avenir, la présence de maîtres chien inquiète les salariés.
Nous pensons que la démarche de la direction vise a sortir progressivement les entreprises sous traitantes utiles du site en vu de préparer la fermeture de la Centrale de Gardanne.

La solidarité et l'action sont indispensables pour soutenir la démarche des gardes et construire un avenir pour tous.


jeudi 28 mai 2020

Centrale de Gardanne: La direction organise la casse de l’outil et donc la fermeture de la Tranche 5

Après le renvoi par la direction en chômage partiel d’une partie du personnel de la tranche 5 le 17 mars 2020, les travailleurs avec la CGT avaient contesté ce choix. Les travailleurs maintenus en poste avaient exercé leur droit de retrait évoquant un manque de sécurité du personnel, des installations et du site par manque de moyens humains.

A maintes reprises, les travailleurs ont interpellé la direction avec leur Organisation CGT concernant les risques de maintenir cet effectif restreint après la période de confinement.

La direction est restée sur ses positions dogmatiques de choix d’économie de masse salariale tout en tentant d’instaurer la fatalité de la fermeture de la tranche charbon dans la tête des travailleurs et négligeant sciemment la sécurité du personnel, des installations et du site.

Les travailleurs et la CGT avaient raison.


Dans le poste d’après-midi du 27 mai, un basculement de source électrique a eu lieu et a engendré la mise à l’arrêt et en défaut de plusieurs installations de la dépollution. Ce genre de risques existe régulièrement mais grâce à la présence des effectifs nécessaires, ces incidents sont rapidement détectés et résolus.
Suite à ce basculement, les travailleurs présents ont constaté le déclenchement de l’arrosage sur l’ammoniaque ainsi que le déclenchement de tout le réseau électrique sur la dépollution, donc la mise à l’arrêt de toutes les installations et en particulier les agitateurs.

Dans un premier temps, la direction a décidé de faire condamner la sécurité incendie sur l’ammoniaque. Conscient du danger d’une telle manœuvre, le rondier ne l’a pas effectuée pour protéger les installations d’un possible incendie, en exerçant son droit de retrait.

Dans un second temps, la direction a sorti une procédure d’exploitation hasardeuse et incohérente pour le redémarrage des agitateurs mettant le personnel et les installations encore plus en danger.

La CGT et les travailleurs ont tenté d’interpeller la direction nationale sans succès, ont appelé l’ingénieur d’astreinte qui a refusé de se déplacer malgré la gravité de la situation et ont contacté le directeur de site qui a été dans l’incapacité d’apporter une solution garantissant la sécurité du personnel et des installations.

Les travailleurs avec la CGT ont pris leur responsabilité


Vu la gravité de la situation qui aurait pu nous mener à la casse de l’outil avec le colmatage des agitateurs et à la fermeture de la tranche 5, la CGT a décidé de mettre en place l’effectif nécessaire afin de garantir la sécurité du personnel qui travaille et des installations pour s’assurer un avenir.

A partir de ce jour, les travailleurs accompagnés de leur Organisation CGT ne laisseront pas la direction saboter l’outil industriel.

Les travailleurs avec la CGT mettront tout en œuvrent pour garantir la sécurité sur l’ensemble des installations et ne laisseront plus la possibilité à la direction de désorganiser les équipes et les services et d’hypothéquer notre avenir.

Sachez, messieurs dames de la direction, que vous n’êtes plus crédibles pour les travailleurs et que vous êtes, du local au national, relevés de vos fonctions.

vendredi 8 mai 2020

GAZELENERGIE Quand l’épidémie Covid19 est mise à profit !!!

La direction de GazelEnergie utilise, sans vergogne, les mesures publiées dans les ordonnances du gouvernement aux dépens des travailleurs de l’entreprise et de leurs droits.

Depuis le 16 mars dernier, l’entreprise utilise l’arme du chômage partiel d’une partie des salariés pour renflouer ses caisses.

Les conséquences sont importantes. Les agents en postes, en sous-effectif, ne peuvent assurer la sûreté et la sécurité des sites de la Centrale de Gardanne et d’Emile Huchet. Pendant ce temps, la direction continue ses petites affaires financières, cache ses intentions de restructuration au personnel ainsi qu’aux élus CGT et utilise des salariés d’entreprises sous-traitantes insuffisamment protégés pour travailler sur les installations.

De plus, la direction de l’entreprise a confirmé ce que les salariés et leur syndicat CGT craignaient:  le chômage partiel n’est pas lié uniquement à la question de l’épidémie en cours mais surtout à la perspective de fermeture de l’entreprise en application de la décision du président Macron de l’arrêt des tranches charbon avant 2022.

Parallèlement, GazelEnergie poursuit le processus de vente des tranches gaz de la Centrale d’Emile Huchet et du CODAP au groupe Total et se sert des salariés comme de pions. Quel avenir peut bien avoir une entreprise qui se coupe de ses principales sources de revenus ?

Le mode dégradé que nous subissons en ce moment ne doit pas être l’occasion d’acter des changements, d’organisation à quelque échelle que ce soit, du local au national. Les mesures prises par le gouvernement afin de contenir la propagation du virus COVID-19 doivent s’accompagner naturellement d’un arrêt total des réorganisations. Telle est la revendication de la Fédération Mine Energie CGT et de ses Syndicats formulée au gouvernement et aux employeurs en cette crise sanitaire mondiale.

La CGT, à plusieurs reprises, a affirmé qu’il ne serait pas acceptable de prendre des décisions dans cette période de crise alors que les salariés sont confinés chez eux et que les moyens d’expression sont restreints. Pourtant, il n’en est rien, la direction passe en force et sans concertation sur l’activité partielle demandée à l’Etat pour une période de 12 mois.

Que la direction ne se trompe pas, la CGT ne laissera pas un salarié dans la précarité de l’activité partielle et aura la même attention auprès de l’ensemble des travailleurs de la sous-traitance…

A ce jour, la direction contrainte et forcée met en place des groupes de travail sur la sortie du confinement. Ne nous méprenons pas, le mot « travail » n’est en fait que de l’affichage. Comment se fait-il que l’on réunisse des groupes de travail uniquement sur CEH, Provence et le CODAP mais rien au Siège, à Hornaing ni à Lucy, de plus aucunes de nos revendications majeures en terme sanitaire n’a été prises en compte, c’est une mascarade !!!

Ces réunions servent de cautions à la direction pour afficher au personnel qu’il y a un « dialogue social », il n’en est rien, de ce fait, notre organisation CGT n’assistera plus à ces réunions tant qu’iil n’y aura pas une réelle prise en compte des revendications des travailleurs portées par la CGT.

Dans ce contexte, pour permettre d’être au plus près de la réalité et cohérent sur les mesures de protection à mettre en place, notre organisation CGT a demandé à plusieurs reprises un planning échelonné de retour au travail sur les sites de la totalité des salariés. Mais il n’en est rien, la direction ne souhaite pas le dévoiler, elle se cache derrière cette fausse incompétence pour faire reprendre uniquement le personnel dont elle aurait besoin!!!

Sur la sortie du confinement, la CGT a fait des propositions concrètes : test de dépistage au volontariat pour l’ensemble des travailleurs, favoriser le télétravail pour ceux qui le souhaitent dans cette période épidémique, une reprise physique au volontariat, prise de température à l’entrée des sites et évidement les moyens sanitaires nécessaires (masque, gel désinfectant, etc.) avec des procédures d’interventions, d’exploitation, de sécurité, claires et réalistes qui sont attendus depuis le 17 mars.

A ce jour, la direction refuse la mise en place des tests de dépistage et réfute l’idée que la prise de température permet d’aider à la détection de la contamination, appuyée par la médecine du travail. Cette position est unique au niveau mondial !!!

Là encore, la direction cherche à faire des économies sur la sécurité et la santé des travailleurs et de leur famille. N’oublions pas que l’entreprise a versé plus de 1 million d’euros sous prétexte de sécuriser le site. Est-ce que notre sécurité sanitaire vaut moins que la sécurité de la direction ?

La reprise de toute activité est conditionnée par la présence des équipes d’exploitation au complet en poste pour assurer la sécurité de tous et ne doit pas se faire en fonction des besoins de la direction.

Sur l’avenir de l’entreprise, à Gardanne, les salariés et leur syndicat CGT poursuivent le travail sur le projet industriel avec l’étude de préfaisabilité menée par le cabinet BERIM et financée par l’État, obtenue après de longs mois de luttes. Des réunions se tiennent régulièrement sur la progression de notre projet, nous ferons un point d’étape à l’ensemble des travailleurs début Juin.

Mais qu'en est-il  des projets de la direction sur l’avenir industrielle du site?

Actuellement, la direction enferme les travailleurs chez eux sous excuse épidémique et occulte notre avenir sciemment. Certes, un nouvel actionnaire et une nouvelle direction générale jouent la montre et n’ont toujours pas présenté les orientations stratégiques. La feuille de route n’est pas clairement affichée sur l’avenir de l’entreprise. Si ce n’est une vente à la découpe et fermeture potentielle.                                                      

Nous ne pourrons compter que sur nous-même ainsi que notre inventivité et notre capacité à nous mobiliser pour défendre nos emplois et donner un avenir industriel à notre entreprise.

Le droit à l’énergie est déterminant pour le développement économique de l’emploi et la qualité de vie de tout un chacun. Il est temps que les intérêts privés cèdent le pas au travail pour la construction du bien commun. Cela passera par la nationalisation et la mise en gestion citoyenne et ouvrière de l’entreprise.

 Si nous laissons à la direction l’organisation du retour au travail, nous allons à la FERMETURE des sites et donc de l'entreprise.

Pour toutes ces raisons, la CGT appelle les travailleurs à être attentifs et réactifs à tout appel à la GREVE et à la mobilisation dans les jours qui arrivent pour revendiquer des conditions sanitaires, de sécurités et de sûreté au travail. Un retour planifié de l’ensemble des travailleurs sur les sites, un avenir industriel et une juste répartition des richesses.



CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mardi 14 avril 2020

Centrale de Gardanne: Nos vies valent mieux que les profits de GazelEnergie

Pour la direction de GazelEnergie la sûreté du site de Gardanne et sécurité des travailleurs n’ont aucune importance par rapport à l’appât du gain.

Le 17 mars 2020, GazelEnergie renvoyait chez eux un certain nombre de salariés en confinement face à la progression de la pandémie en cours.

Cependant, les personnels en poste de production considèrent que des postes essentiels à la sûreté des installations ne sont plus pourvus. L’absence de salariés à ces postes met en danger la sécurité des personnels présents, du site et de la population environnante. Notamment à cause de la présence de produits chimiques et de risques d’incendie. Depuis lors, ils exercent un droit de retrait sans être entendus par la direction de l’entreprise.

Parallèlement, la Direction de l’entreprise fait faire des travaux à des entreprises sous-traitantes dans le secteur de la gestion des cendres sans tenir compte de l’évolution de la situation : pandémie, absence de salariés en charge de suivre les travaux, ... Bref ces salariés sont de la chair à virus. L’important étant que l’argent rentre dans les caisses !

La direction de GazelEnergie, interpellée régulièrement par notre organisation CGT à ces sujets reste muette. Aujourd’hui, elle relance l’activité des cendres sans répondre aux inquiétudes des salariés et de la CGT.

Face à cette situation inacceptable, Les Chefs de Manutention, solidaires avec les travailleurs des entreprises sous-traitantes ont décidé de se mettre en grève ce mardi 14 avril 2020 au matin, considérant que, la sécurité de ces salariés et la leur n’est assurée par les conditions de travail qui leur sont imposées.

Les salariés et leur syndicat CGT ne seraient pas opposés à la reprise de cette activité si leur sécurité était garantie et qu’elle se révélait de l’ordre du Service Public.

Pour gérer la situation, la Direction emploie un double langage selon l’interlocuteur ou le sujet abordé.

Selon la Direction, nous sommes une entreprise comme les autres! Bien. Mais dans ce cas tous les personnels « non nécessaires » au maintien en état de sûreté du site devraient être confinés chez eux. Il ne devrait pas y avoir, non plus, de travaux hormis ceux nécessaires au maintien de cet état de sûreté.

Selon les dires de la direction, notre rôle est stratégique pour les États, ce que la CGT partage et revendique depuis toujours. Il est temps que les intérêts privés cèdent le pas au travail pour la construction du bien commun. Cela passera par la nationalisation et la mise en gestion citoyenne et ouvrière de l’entreprise.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT