mardi 29 novembre 2022

GazelEnergie doit répondre aux revendications des travailleurs !

 


 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

du syndicat CGT Centrale de Gardanne 

 

 



Depuis la signature des relevés d’engagements en préfecture les 4 mars et 8 avril 2022 et la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la centrale de Gardanne, la direction semble jouer la montre. Plus de sept mois sont passés et aucun des engagements pris par GazelEnergie n’a été respecté. Que ce soit dans le cadre de la réembauche des travailleurs licenciés contraints, de la mise en œuvre des projets industriels sur notre site mais aussi de la prise en compte de l’augmentation du coût de la vie et de la reconnaissance au travail. 


Les travailleurs de la centrale de Gardanne, qu’ils soient salariés ou licenciés, sont toujours laissés pour compte.

Face à tant d’immobilisme, les travailleurs de la centrale de Gardanne avec la CGT réunis en assemblée ce matin ont voté un arrêt de travail pour 24h et la reprise en main de l’outil de travail avec un arrêt de la production de la tranche 4 biomasse.

Dans ce contexte, la CGT de la centrale de Gardanne exige que la direction de GazelEnergie réponde aux revendications des travailleurs, que ce soit en termes de réalisation des projets industriels, d’embauches au statut des IEG avec le tuilage pour les licenciés contraints, et d’augmentation de salaire et d’améliorations des conditions de travail des agents travaillant sur la biomasse.

Sans avancées concrètes, les travailleurs avec leur syndicat CGT décideront des suites et des modalités d’actions dans les jours et les semaines à venir.


Contact Presse :
Roccasalva Jean-Michel : 06.63.11.32.89
Pascal Jean-Charles : 06.22.73.46.81

dimanche 27 novembre 2022

De la fermeture, au super profit, il n’y a qu’un pas !

 

Pour l’année 2023, le gouvernement avait annoncé le maintien du bouclier tarifaire ainsi que d’autres mesures censées limiter l’impact pour la population de la crise
énergétique, créé par les différents gouvernements depuis 20 ans. Ces mécanismes ont été confirmés dans le cadre de la loi finance 2023 que le gouvernement a fait passer en force à l’Assemblée Nationale en utilisant le 49.3.

La loi finance 2023, qui est maintenant dans les mains du Sénat, prévoit de plafonner les prix de l’énergie pour les producteurs d’électricité. Cela signifie que l’Etat encaissera la différence entre le prix plafond et le prix du marché pour chaque MW produit non contractualisé. Afin de financer le fameux bouclier énergétique, un prix plafond différent est fixé pour chaque type de production.

En ce qui concerne la Biomasse, le prix plafond est à 130€/MWh. La production à base de charbon est également plafonnés, mais cette loi, prévoit le remboursement des coûts d’achat du combustible ainsi que la taxation sur les émissions de CO2.

Cela signifie pour la Centrale de Gardanne que GazelEnergie ne pourrait pas encaisser plus de 130€/MWh quel que soit le prix du marché. Alors que l’entreprise avait dénoncé le contrat avec EDF de P4B, (et avec comme conséquences immédiates la problématique de prévision de production et de fait de sécurisation de l’activité de P4B) afin de profiter de l’envolée des prix du marché (jusqu’à 3000€ du MW/h pour l’hiver dernier), cette mesure aurait pu remettre totalement en cause l’avenir industriel du site.

Dans l’urgence, le PDG de GazelEnergie a contacté la CGT pour annoncer que si cette mesure entrait en vigueur, l’entreprise envisagerait la fermeture pure et simple de la tranche Biomasse !

La CGT, prenant ses responsabilités, est intervenue immédiatement auprès de plusieurs sénateurs pour avertir et alerter des conséquences sociales catastrophiques de l’application de cette loi.


Après de nombreux contacts durant toute la journée du samedi 19 novembre pour apporter la meilleure solution, ce n’est que dans la nuit, lors du passage du projet de loi au Sénat, qu’un amendement a été proposé sur le plafonnement des prix de revente d’électricité par les producteurs.

Nous concernant, la solution adoptée à la majorité par le Sénat consiste à maintenir ce prix plafond mais en excluant le coût d’achat du combustible Biomasse qui sera répercuté sur le tarif de vente. Cela implique qu’à chaque fois que la direction décidera de produire en fonction du prix du marché, GazelEnergie encaissera les 130€/MWh avec uniquement les frais de fonctionnement classique hors achat du combustible.

Nous sommes donc passés d’une fermeture de la Biomasse à un profit considérable pour l’entreprise et cela en l’espace de 48h!

Même si la situation reprend une stabilité apparente sur les tarifs pour l’entreprise, il faut garder à l’esprit le caractère temporaire de cette mesure. En effet, la loi finance n’est valable qu’un an. De plus, lorsque l’on analyse à quel point notre avenir est incertain avec des décisions politiques qui peuvent faire passer l’entreprise de la fermeture à l’abondance en un claquement de doigt ou l’inverse, il est indispensable pour les travailleurs de rester attentifs et mobilisés à tout moment.

Rien n’est acquis, tout est conquis !

A l’heure où la répartition des richesses n’existe pas, à l’image du taux de NR dans le cadre des NAO, nous apprenons donc que l’entreprise bénéficie d’un système énergétique capitaliste et que l’État va donc profiter de cette mesure pour encaisser des milliards d’euros.

Si l’objectif affiché est de limiter l’impact de la crise énergétique pour les populations, chacun doit rester mobilisé avec la CGT afin que toutes les décisions politiques se fassent toujours dans l’intérêt des travailleurs, des usagers et non des actionnaires. C’est pour cela que la CGT de la centrale de Gardanne revendique la mise en place dans les plus brefs délais du Programme Progressiste de l’Énergie proposé par notre Fédération Mines et Énergies.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT !!!

mercredi 12 octobre 2022

SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS EN GREVE DES RAFFINERIES


Dans un contexte où l’inflation ne fait qu’augmenter et, où le patronat n’a de cesse de gaver ses actionnaires avec des dividendes (16 milliards d’euros en 2021 que pour TOTAL) et bénéfices record (18,7 milliards d’euros au 1er trimestre 2022 que pour TOTAL), les travailleurs des raffineries TOTAL et ESSO-EXXONMOBIL ont décidé depuis plusieurs semaines de mener une lutte afin d’exiger la revalorisation de leurs salaires.

Alors que les médias salissent en permanences les grévistes, et l’Etat remet en cause chaque jour le droit de grève en menaçant d’utiliser les forces de l’ordre ou de réquisitionner les travailleurs en lutte, ces derniers ont totalement raison de se battre pour une plus juste répartition des richesses.

Le Syndicat CGT de la centrale de Gardanne apporte tout son soutien aux travailleurs des raffineries qui luttent pour leurs revendications et restera vigilant quant aux menaces faites à l’encontre des travailleurs et se tient prêt à agir en conséquence.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Contact Presse : Nicolas CASONI 06.26.64.63.46

mercredi 10 août 2022

GAZELENERGIE mis en demeure !!!


 Alors que depuis des mois la CGT interpelle Gazelenergie ainsi que les services de l’état sur les manquements de la direction en termes de santé et de sécurité des travailleurs, de risque pour l’environnement et pour les riverains, Gazelenergie vient d’être mis en demeure par les services de l’État.!!!

Depuis le mois de septembre 2021, l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, ont fait plusieurs visites sur notre site et le résultat : le constat est sans appel :

RIEN NE VA !

Dans plusieurs courriers adressés à la direction, ces services de l’état indiquent :

  • Que les platines incendie du poste de conduite de la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 sont en défaut permanent ce qui empêche  la détection d’un réel problème.
  • Les délais d’intervention et de levée de doute en cas de suspicion d’incendie sont trop longs.
  • Le personnel du site n’est pas formé sur les procédures incendie.
  • Le POI prévoit des actions de personnels d’astreinte qui ne sont pas sur site en permanence et dont  délai d’intervention est aléatoire.
  • La mise en place de personnel sous-traitant qui surveille la cuve d’ammoniaque n’est ni formé ni équipé pour intervenir en cas de problèmes. De plus, cela doit être des manœuvres d’exploitation et NON pas d’un service de gardiennage.


En réponse à ces courriers, la direction de GazelEnergie n’hésite pas à renvoyer la responsabilité sur les travailleurs voire même à en cibler certains en les nommant.
Selon la direction, le personnel de la tranche 4 Biomasse est responsable de la surveillance incendie du site de façon permanente. 

Les chefs de quart ont une responsabilité qui englobe la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 depuis toujours et doivent assurer la surveillance de la détection incendie de la tranche 5 et en cas de doute, ils doivent en faire la levée sur place.

De plus, toujours selon la direction, les techniciens d’exploitation en poste au PC5 doivent également assurer cette surveillance, ce qui est incohérent dans la mesure où leur fonction  leur impose d’effectuer des manœuvres sur le site et donc de s’absenter du poste de conduite.

Malgré tous ces manquements mis en évidence par l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, à aucun moment la direction n’a pris les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs, éliminer les risques pour l’environnement et pour les riverains. Aucun moyen humain et technique n’est mis en place pour résoudre les problèmes soulevés par les services de l’état.

N’oublions pas,
c’est le plan de licenciement mis en œuvre par GazelEnergie qui nous a mené à cette situation.


Par manque de personnel, manque de formation et manque d’investissement, GazelEnergie met en péril la santé et la sécurité des travailleurs la pérennité du site, fait courir un risque pour l’environnement et les populations riveraines de la centrale.

La CGT revendique la réembauche du personnel licencié pour permettre d’assurer la surveillance des installations, faire cesser ces risques et pour que la tranche 4 puisse fonctionner de façon pérenne.

Cette situation a amené la direction à décider le report du redémarrage de P4B à fin août. Or, nous savons aussi qu’à ce jour l’approvisionnement en Biomasse n’est toujours pas garanti sur la durée et que GazelEnergie renégocie en ce moment le tarif de rachat d’électricité produite à partir de P4B car elle estime qu’elle pourrait encore plus se gaver vu les prix du marché. Les raisons du prolongement de l’arrêt de P4B sont donc multiples

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mercredi 3 août 2022

Mépris et engagements non tenus: la lutte continue

 


 

 

 

 

 

 

 

Le 20 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les effectifs entre la direction et les organisations syndicales.

Lors de celle-ci la direction a proposé la création de 9 postes dont 3 sont déjà occupés et dont seulement 2 pourraient être proposés aux travailleurs licenciés ! Un scandale !  

Pour rappel ces créations de postes ont été gagnées par la lutte. Les relevés d’engagements du 4 Mars et du 8 Avril signés en Préfecture actent clairement la priorité de réembauche des travailleurs licenciés.

De plus dans ces propositions n’apparaît aucun poste pour l’exploitation et pour le service contrôle. Comment avoir une production constante, pérenne et en toute sécurité sans renforcer les cœurs de métier ?

Une fois de plus, la direction méprise les travailleurs.

La CGT a proposé la création de 15 postes à la suite d’une analyse lors du temps de production d’Avril à Juin et en s’appuyant sur les besoins des travailleurs dans les différents services. Cette analyse permet de faire une proposition cohérente qui viendrait réembaucher des travailleurs licenciés et permettre à P4B de produire sur le réseau dans le long terme. 

Alors que la direction n’a proposé aucun renforcement d’effectif à l’exploitation, elle véhicule d’autres informations. En effet, dans les messages passés il est fait état d’un renforcement des effectifs à l’exploitation de manière très précise allant même jusqu’à citer des noms pour des possibles affectations et en évoquant une modification du roulement 3x8 sans qu’aucun échange n’ait eu lieu avec notre organisation à ce sujet.
Dans le cadre de la négociation tout peut être envisagé mais il serait largement préférable que la direction cesse ses doubles discours contradictoires entre ce qu’elle dit en négociation et les informations qu’elle fait passer aux travailleurs. 

La CGT veut voir fonctionner l’ensemble de nos outils de production mais pour pouvoir concrétiser un accord dans ce sens il est nécessaire que la direction aborde cette négociation de manière loyale.

Le 27 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les NAO. Lors de celle-ci la proposition de la direction est d’attribuer 84 NR sur un effectif total de 134 salariés.
Ne nous méprenons pas, cette proposition est la plus basse jamais faite dans notre entreprise ! Surtout que, comme à son habitude, l’encadrement se verra attribuer des promotions à coup de 4, 5 voire même 12 NR ! Que restera-t-il pour les travailleurs qui par leur engagement et investissement font que P4B fonctionne correctement en sachant que selon la direction cette unité est le poumon économique de l’entreprise.

Un mépris de plus !

Pour la CGT ce niveau d’attribution est scandaleux et n’est qu’une stratégie pour opposer les travailleurs entre eux, entre services, et créer la division. 

Nous ne devons pas tomber dans ce piège en laissant certaines personnes de l’encadrement véhiculer de fausses informations ! Nous avons tous pu constater que la direction n’a eu aucun problème pour mettre de l’argent sur la table afin de motiver les travailleurs de CEH et maintenir la production. A Gardanne aussi nous méritons de meilleurs salaires !!

Camarades, la CGT met tout en œuvre pour que les engagements pris en préfecture soient respectés, à savoir:
    • La création de la société qui exploitera les unités de pyrogazeification,
    • La réembauche au statut IEG des travailleurs licenciés contraints,
    • Le renforcement des effectifs sur P4B pour permettre son fonctionnement sur la durée et dans de bonnes conditions de travail ainsi que le même traitement salarial entre Gardanne et CEH en termes de prime et d’attribution de NR.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

Gardanne, le 3 août 2022

mercredi 20 juillet 2022

Il est urgent de redémarrer les centrales à charbon pour répondre immédiatement aux besoins des usagers.




 

 

 

 

 

En 2017, E. Macron s’était engagé à fermer en 2022 les quatre dernières centrales à charbon (Le Havre, Cordemais, Gardanne et Saint-Avold). Derrière de faux prétextes environnementaux, pour afficher une politique soucieuse de l’environnement, ces fermetures ont été inscrites dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2023 même si la loi Énergie climat de 2019 n’interdit pas l’utilisation du charbon dans la production d’électricité mais fixe seulement des seuils maximums d’émission de CO² et un plafond d’heures de fonctionnement pour ces installations.

Dès 2017, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT des Dockers de Fos, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, la Fédération CGT des Mines et de l’Energie et la Fédération CGT des Ports et Docks dénonçaient cette aberration et avaient exigé un moratoire en soulignant que les centrales à charbon restantes faisaient parties des 10 centrales les moins polluantes d’Europe et surtout qu’elles étaient toujours nécessaires au maintien de la stabilité du réseau électrique, notamment en cas de pics de consommation.

D’ailleurs le RTE, gestionnaire du réseau électrique, avait également mis en avant un ensemble de conditions nécessaires et non réunies à ce jour pour fermer les centrales à charbon : déploiement des énergies renouvelables, mise en service de Flamanville et de la centrale gaz de Landivisiau (Finistère).

En raison de la guerre en Ukraine et de la dépendance énergétique due aux importations russes, le « redémarrage ponctuel » de la centrale charbon de Saint-Avold est aujourd’hui acté pour venir en secours des politiques menées et pour faire face aux défaillances et aux échecs de la libéralisation du secteur de l’énergie.

Mais pourquoi redémarrer seulement ce site sachant que le gouvernement pourrait récupérer des moyens de production pilotables en redémarrant les centrales de Gardanne et du Havre.

Compte tenu de la situation énergétique actuelle et de nos capacités réduites à répondre aux besoins des usagers, des collectivités et des industries, le gouvernement par le biais de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie, ouvre le débat sur le thermique décarboné.

Sur la base du scénario ADEME 2050 et des scénarios RTE 2050, on aperçoit des difficultés dans tous les scénarios à passer la période de 2030/2035. Mais il est établi que dans 5 scénarios sur 6 de RTE, les besoins en moyen de production thermique de pointe sont entre 5 et 29GW installés.

Aussi, pour nos organisations, il est nécessaire de redémarrer les tranches charbon des centrales de Gardanne et du Havre et de maintenir le parc existant pour relever le défi de l’équilibre du réseau jusqu’à 2035. Cela permettra de laisser le temps aux technologies permettant de diminuer l’impact CO² de mûrir comme celle du CCS pour capter et stocker le CO².

Derrière chaque annonce de fermeture, il y a des hommes et femmes pour faire fonctionner ces installations. Il y a nécessité à reconnaître leur implication et à leur donner un avenir grâce à de véritables projets industriels.

Pour nos organisations, tous les moyens de production doivent être utilisés pour répondre aux besoins des usagers et des entreprises. Ils doivent néanmoins répondre aux enjeux environnementaux, en investissant sur des technologies réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Cela doit tendre progressivement vers un mix énergétique bas carbone incluant les centrales charbon tout en travaillant sur la mise en œuvre d’installations de captage et stockage du CO².

La production d’énergie ne doit pas s’aborder sous l’angle du rationnement ou de la décroissance mais se développer dans un cadre public d’indépendance et souveraineté énergétique prenant en compte la réponse aux besoins des usagers, la préservation de l’environnement et les enjeux sociaux et sociétaux.

Pour la FNPD CGT, la FNME-CGT, les Unions Départementales CGT 13, 44 et 76, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT des Dockers de Fos et le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l’état doit faire redémarrer les centrales à charbon de Gardanne et du Havre.

mardi 3 mai 2022

La Tranche 5 charbon de Gardanne doit redémarrer !

Les travailleurs de GazelEnergie ont appris le 26 Avril 2022 par un communiqué de presse que l’entreprise et son Président Jean-Michel Mazalerat sont en discussion avec l’Etat pour maintenir en activité l’unité charbon de la Centrale d’Emile Huchet en Lorraine pour l’hiver 2022-2023. 

 Ce communiqué vient confirmer les propos tenus par notre organisation depuis l'annonce faites par le Président de la République en 2017 de fermer les Centrales charbon.

Pour la CGT, la question du report de l’arrêt des centrales à charbon reste entière. Le maintien en activité des 4 centrales à charbon reste nécessaire dans le mix énergétique français pour un service public de l’énergie. Malgré le risque de pénurie, le gouvernement et l'entreprise font le choix de maintenir à l’arrêt la tranche charbon de Gardanne alors que la région PACA est déjà en déficit de capacité de production électrique.

Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne revendique et propose que les mêmes dispositions soient appliquées à la Centrale de Gardanne avec :

  • L’arrêt immédiat du démantèlement de l’unité charbon.
  • La réalisation rapide d'une expertise permettant d'évaluer les investissements nécessaires au redémarrage des installations permettant la production d’électricité par l’unité charbon.
  • Le financement et la réalisation des travaux en adéquation avec l’expertise pour le redémarrage.
  • Le redémarrage des installations en sécurité avec la réembauche des salariés licenciés contraints.


La remise en production de la Tranche 5 à charbon de la Centrale de Gardanne permettrait non seulement d'apporter une sécurité sur l'approvisionnement en électricité, de répondre aux besoins des usagers mais aussi de pérenniser l’emploi sur notre site et dans le département.



CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

 
Contact presse
  • Nicolas Casoni : 06 26 64 63 46
  • Nadir Hadjali : 06 20 98 81 83

jeudi 7 avril 2022

Déclaration liminaire de la délégation CGT au CSE de Gazelenergie du 5 avril 2022

A ce jour, vous nous convoquez dans le cadre d’un CSE extraordinaire portant sur l’information-consultation sur les orientations stratégiques et leur évolution au sein de Gazelénergie Génération. Or, le constat est clair, vous n’avez aucune volonté sur une pérennité de l’entreprise voire une évolution ainsi que le développement de celle-ci. Votre document transmis pour ce CSE, vide d’information, met en évidence cela.

le 4 mars 2022, la direction de GazelEnergie, l’État et la CGT ont cosigné un relevé d'engagements tripartite établi en préfecture. Qui par ailleurs, n’apparait nulle part dans vos documents transmis pour ce jour.

Comment se fait-il que de tels engagements n’apparaissent pas dans vos documents?

Alors que ce relevé doit permettre la réalisation de projets industriels induisant la réembauche et la formation des salariés licenciés au statut des IEG, avec la mise en œuvre d’une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020.

Ce relevé devait aboutir, sous un mois, à un accord détaillant ces engagements.

Cependant, les rencontres et négociations qui se sont tenues avec l'État et l'entreprise n’ont pas permis de faire avancer le dossier réellement. En effet, alors que le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne avait fait des propositions acceptées par la direction pour que le conflit des rondiers s'arrête afin de permettre la production avec la Biomasse, Gazelénergie a remis le feu aux poudres.

  • En revenant sur ses engagements
  • En harcelant certains camarades dans le cadre de leur travail

Comment peux-ton tolérer ce manque de production sur le réseau dans le contexte géopolitique actuel, nous devons produire et pour cela, la direction doit prendre les décisions qui s’imposent pour y parvenir. Le « poumon économique de l’entreprise, P4B » selon vos dires, est actuellement à l’arrêt sur votre refus de retour en arrière et à des décisions non mesurées et incohérentes.

En même temps, vous vous servez de la société Prosecure comme bras armé, en initiant une procédure de sanction pouvant conduire au licenciement contre les travailleurs qui ont accompagné la lutte sur le site de la Centrale de Gardanne depuis le début.

Vient se rajouter, l’incendie volontaire des véhicules personnels du Secrétaire Général Adjoint du Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne pendant la nuit du 30 au 31 mars 2022. Il semble que malgré les engagements pris, certains ne souhaitent pas les voir se concrétiser réellement.

En conséquence, les travailleurs avec la CGT prendront leurs responsabilités afin de gagner sur leurs revendications. A savoir, la réalisation de projets industriels, le tuilage et les moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de la Biomasse. Ils ne laisseront pas perdurer ces agissements et mettront tout en œuvre pour faire cesser les pressions et attaques.

lundi 4 avril 2022

Motion de soutien à deux jeunes militants de la CGT Énergie 93


 La direction d’ENEDIS Ile de France détruit l’emploi avec une politique de fermeture de sites et de développement de la sous-traitance. Cependant elle a été mise en échec au Tribunal Judiciaire de Nanterre qui l’a obligée à demander l’avis du CSE concernant le projet « ASGARD ». Après une expertise votée par les élus, les membres CGT, CFE-CGC et CFDT ont voté contre ce projet.

Participant à de nombreuses initiatives, les travailleurs et leurs syndicats CGT ont déposé leurs revendications.

Après une séance de CSE qui traitait, entre autres, du rendu d'expertise sur le dossier des smart grid en lien avec le déploiement du projet ASGARD, Malek BOUAKKAZ et Yoann REGIS, deux élus CGT au CSE, se sont vu remettre par l'Adjoint au Directeur en charge du service intervention et la DRH un courrier qui les convoquait en Entretien préalable première phase.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne condamne fermement cette attitude irrespectueuse et injuste mise en œuvre par une direction aux abois, qui méprise les travailleurs et leurs représentants du personnel.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne apporte tout son soutien aux travailleurs menacés de sanction et à leur syndicat CGT dans la lutte qu'ils mènent pour défendre l’emploi, les conditions de travail des agents et un service public de l’énergie efficace pour la population.

Quand on s'attaque à un représentant de la CGT on s'attaque à toute la CGT.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

jeudi 31 mars 2022

Que veut vraiment GazelEnergie ?


 

 

 

 

 

 

Le 4 mars 2022 la direction de GazelEnergie, l’État et la CGT ont cosigné un relevé d'engagements tripartite établi en préfecture. Ce relevé doit permettre la réalisation de projets industriels induisant la réembauche et la formation des salariés licenciés au statut des IEG, avec mise en œuvre d’une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020.

Ce relevé devait aboutir, sous un mois, à un accord détaillant ces engagements. Cependant, les rencontres et négociations qui  se sont tenues avec l'Etat et l'entreprise n’ont pas permis de faire avancer le dossier réellement.

En effet, alors que le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne avait fait des propositions acceptées par la direction pour que le conflit des rondiers s'arrête afin de permettre la production avec la Biomasse, GazelEnergie a remis le feu aux poudres.
    • En revenant sur ses engagements
    • En harcelant certains camarades dans le cadre de leur travail

En se servant de la société Prosecure comme bras armé, en initiant une procédure de sanction pouvant conduire au licenciement contre les travailleurs qui ont accompagné la lutte sur le site de la Centrale de Gardanne depuis le début.

Vient se rajouter, L’incendie volontaire des véhicules personnels du Secrétaire Général Adjoint pendant la nuit du 30 au 31 mars 2022.

Il semble que malgré les engagements pris, certains ne souhaitent pas les voir se concrétiser réellement.

En conséquence, les travailleurs avec la CGT prendront leurs responsabilités afin de gagner sur leurs revendications. Qui sont la réalisation des projets industriels, le tuilage et les moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de la Biomasse

Ils ne laisseront pas perdurer ces agissements et mettront tout en œuvre pour faire cesser les pressions et attaques.




CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT




RASSEMBLEMENT

LE VENDREDI 1er AVRIL 2022 à 11h30

A LA CENTRALE DE GARDANNE