mercredi 15 février 2023
CENTRALE DE GARDANNE L’heure du respect des engagements a sonné !
Une réunion tripartie s’est tenue le 8 février dernier avec nos organisations CGT, GazelEnergie et les représentants de l’État sous l’égide du préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND. Celle-ci faisait suite à la réunion du 11 janvier qui n’avait pas apporté de réponse aux travailleurs et à la CGT sur les avancés des projets et les solutions liées aux engagements signés les 4 mars et 8 avril 2022.
Malgré ce second temps, l’État et GazelEnergie n’ont, une nouvelle fois, pas répondu aux inquiétudes légitimes des travailleurs sur le tuilage, sur la réembauche des salariés licenciés et sur l’activité industrielle.
Aucune solution claire n’a été proposée ou actée !
Cela fait près d’un an que des engagements tripartites ont été pris. Pour la CGT, fini le temps de s’enfermer dans la « réunionite » où rien n’avance. Il était temps de passer aux concrets et aux actes !
Devant ce mépris de l’État et de GazelEnergie envers les travailleurs, la délégation CGT a quitté la réunion.
Le temps défile et cette situation est inacceptable tant pour les travailleurs de la centrale de Gardanne, que pour les Travailleurs Portuaires et Dockers dont l’activité ne cesse de décroitre. Il devient urgent que GazelEnergie et l’État assument leurs engagements !
Des projets industriels aux statuts des IEG sur le site de la Centrale de Gardanne doivent aboutir pour pérenniser le site et ainsi renforcer l’activité du Port de Marseille/Fos.
Fortes de ce constat, nos organisations CGT de la Centrale de Gardanne, du Grand Port Maritime de Marseille, des Dockers de Fos, de l’Union Départementale des Bouches du Rhône, de la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie et la Fédération Nationale des Ports et Docks prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre pour faire respecter l’ensemble des engagements obtenus et satisfaire les revendications des travailleurs !
Gardanne, le 13 février 2023.
mardi 17 janvier 2023
La CGT respecte ses engagements, à l’Etat et Gazelenergie de le faire
Mercredi 11 janvier 2023 au soir, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT ont rencontré en préfecture le Préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND, la direction de Gazelenergie, le délégué interministériel et la DREETS.
Alors que des engagements avaient été signés le 4 mars et le 8 avril 2022, l’ensemble des syndicats CGT réclame leurs concrétisations dans les plus brefs délais.
A l’inverse de l’État ou encore de Gazelenergie, la CGT a tenu ses engagements : l’unité biomasse PB4 fonctionne depuis des mois et permet à l’entreprise d’engranger des profits dans un contexte de crise énergétique.
Pour autant, le sablier continue de s’écouler pour les travailleurs licenciés, mais aussi pour les travailleurs Portuaires et Dockers du port de Marseille-Fos dont l’activité ne cesse de décroître.
Pour avancer et permettre une issue favorable aux attentes des travailleurs, la délégation CGT acte la proposition d’une nouvelle rencontre, le 30 janvier 2023 à 10H00 en Préfecture, et exige que les services de l’État et Gazelenergie répondent concrètement aux engagements suivant :
- Embauche de 8 travailleurs licenciés contraints.
- Apporte les conditions et mécanismes du tuilage.
- Apporte un ou plusieurs acteurs énergétique afin de développer industriellement le projet porté et développé par les travailleurs et l’ATCG.
Une direction encore et toujours dans la manipulation !
Devant l’empressement du Directeur de la Centrale de Gardanne de communiquer au lendemain de la réunion, la CGT se doit d’apporter des éclaircissements et une clarification sur les engagements et les attentes.
Le Président de Gazelenergie a annoncé clairement en préfecture, entendu par tous y compris les représentants de l’État, « la réembauche de 8 salariés licenciés contraints » et non pas une marge comprise entre 6 et 8.
Ensuite sur la condition de signature d’un « accord majoritaire » par la CGT, évoqué toujours par le Directeur du site, à ce jour, aucun accord n’a été présenté à la CGT et si un accord était proposé, le syndicat CGT consultera ses syndiqués avant de signer. Sous réserve que celui ne fasse pas référence à la procédure en cours au Conseil d’État par les travailleurs licenciés, n’intègre pas d’élargissements de périmètre sur l’organisation actuelle, et réponde à une réorganisation cohérente et efficace attendu de longue date par tous les travailleurs de la Centrale garantissant la sécurité et permettant un fonctionnement de l’unité P4B pérenne
La CGT exige que Gazelenergie et l’Etat prennent leurs responsabilités et respectent enfin leurs engagements.
Sans avancées concrètes le 30 janvier en Préfecture, les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec leur syndicat CGT prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre afin de faire respecter l’ensemble des engagements déjà pris.
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
vendredi 13 janvier 2023
CENTRALE DE GARDANNE: LE TEMPS PRESSE !!!
Mercredi 11 janvier 2023 au soir, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT ont rencontré en préfecture le Préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND, la direction de Gazelenergie, le délégué interministériel et la DREETS.
Alors que des engagements avaient été pris le 4 mars et le 8 avril 2022, l’ensemble des syndicats CGT réclame leurs concrétisations dans les plus brefs délais.
Au contraire de l’État ou encore du groupe Gazelenergie, la CGT avait tenu ses engagements et l’exploitation de la Tranche biomasse fonctionne depuis des mois permettant à l’entreprise d’engranger des profits dans un contexte de crise énergétique.
Le sablier continue de s’écouler pour les travailleurs licenciés, mais aussi pour les Travailleurs Portuaires dont l’activité ne cesse de décroître. Il devient urgent que les parties assument leurs engagements et que des projets d’avenir sur le site de la Centrale de Gardanne émergent pour pérenniser le site et ainsi renforcer une partie des activités des Ouvriers Dockers et Portuaires du port de Fos/Marseille.
Pour avancer et permettre une issue favorable sur les attentes des travailleurs, la délégation CGT acte la proposition d’une nouvelle rencontre, le 30 janvier 2023 à 10H00 en Préfecture pour que les services de l’état et Gazelenergie, puissent répondre à minima sur :
- L’embauche de salariés licenciés avant le 30 janvier 2023.
- L’identification du mécanisme du tuilage.
- L’identification d’un ou plusieurs industriels pour le projet porté par les travailleurs avec l’ATCG.
Cette future rencontre doit acter des décisions et des échéances claires.
Sans avancées concrètes, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre afin de faire respecter l’ensemble des engagements déjà pris.
Gardanne, le 12 janvier 2023.
lundi 2 janvier 2023
Avenir industriel de la Centrale de Gardanne: remise en cause des engagements ?
Le 4 mars et 8 avril 2022, des engagements tripartites ont été signés par GazelEnergie, l’État et la CGT. Ils entérinent de :
- Pérenniser l’activité industrielle sur le site de la centrale de Gardanne, notamment de Provence 4 Biomasse et de l’activité portuaire liée, permettant par la réembauche de salariés licenciés contraints.
- Gagner un avenir industriel en permettant la réalisation de projets, tel que celui porté par la CGT et les travailleurs de la centrale de Gardanne constitués en association (ATCG).
- Ré-embaucher et former les salariés licenciés contraints par GazelEnergie, au statut des IEG, sur un ou des projets sur le site de la centrale.
- Mettre en œuvre une solution d’accompagnements des salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE, au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020, par un mécanisme dit de « tuilage ».
Tous ces engagements ont été obtenus après plus de 4 années de lutte des Travailleurs de la centrale de Gardanne en convergence avec les Travailleurs Portuaires et Dockers du port de Marseille/Fos et plus largement de nombreux ports et sites de production électrique en France.
Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT constatent, à aujourd’hui, qu’aucun de ces engagements ne sont respectés, ni par GazelEnergie, ni par l’État.
Suite à l’interpellation des mêmes organisations CGT, par courrier daté du 27 octobre 2022, une réunion se tiendra le 11 janvier 2023 en Préfecture des Bouches du Rhône sous l’égide du Préfet, Christophe MIRMAND.
Cette réunion doit apporter des réponses concrètes, claires et précises, à court, moyen et long terme sur les conditions de mise en œuvre de ces engagements en tenant compte des contraintes de délais. L’inverse serait de nature à mettre les organisations de la CGT dans des dispositions beaucoup plus offensives, afin de faire respecter tous ces engagements et ce, dans l’unique intérêt des travailleurs.
L’ensemble des travailleurs avec leurs organisations CGT restent vigilants et déterminés à faire aboutir leurs projets et leurs revendications.
Gardanne, le 02 janvier 2023
mardi 6 décembre 2022
La lutte paye !
Une journée de grève et de mobilisation a eu lieu le mardi 29 novembre 2022, à l’appel de la CGT suite au ras-le-bol des travailleurs et travailleuses de la centrale de Gardanne.
Faisant suite au préavis de grève déposé par la CGT le 25 Novembre 2022 et à l’absence totale de réponses de la part de la direction sur celui-ci.
Les revendications de ce préavis découlent des différentes tournées de service effectuées par la CGT en septembre.
Devant la forte mobilisation des travailleurs réunis sur le piquet de grève et la décision prise par les grévistes d’agir sur la production de MW de P4B avec arrêt de l’unité, la direction a contacté le même jour dans la soirée la CGT pour organiser une réunion en bilatérale qui s’est tenue mercredi 30 novembre en fin d’après-midi.
Lors de cette réunion, la CGT a exigé de la direction d’apporter des réponses aux attentes et aux besoins des travailleurs. La CGT, et donc les travailleurs n’ont plus de temps à perdre dans des discussions stériles, car 8 mois se sont écoulés depuis la signature de l’engagement du 8 avril dernier, et rien n’a été respecté par GazelEnergie.
Une fois de plus, la direction est venue à cette bilatérale avec aucunes réponses aux revendications des travailleurs.
Sur chaque point identifié dans le préavis de grève, elle a fait mine de ne pas pouvoir répondre favorablement ou pire encore, elle a prétendu avoir déjà répondu.
Suite à ce comportement irresponsable, le syndicat CGT a lancé un ultimatum de 24h à la direction afin qu’elle apporte des réponses sérieuses et concrètes.
Le lendemain matin à l’aube, une nouvelle bilatérale s’est tenue en urgence entre la CGT et la direction, à la demande de celle-ci, sans aucune autre organisation syndicale.
Et c’est donc en prémices de la négociation sur les effectifs, que la rencontre a eu lieu avec les propositions suivantes sur chaque revendication inscrite dans le préavis.
Voici les réponses et engagements de la direction auprès du syndicat CGT :
- Le retrait immédiat des avertissements et rappel à l’ordre adressés aux rondiers Biomasse.
- La direction répond que ce n’est pas un problème et que les sanctions seront retirées.
- Toutefois cet engagement a déjà été pris sans que jamais il soit concrétisé.
- Des embauches qui permettent une réelle organisation opérationnelle afin de pérenniser l’activité de P4B et n’incluant aucun élargissement de périmètres.
- A discuter dans le cadre de la négociation sur les effectifs.
- L’attribution de NR suffisant pour répondre à de véritables courbes de carrières et des augmentations de salaires qui permettent de vivre dignement.
- La CGT a revendiqué 2NR pour tous, la direction annonce 1NR pour tous les travailleurs de la centrale de Gardanne hors quota et dès le 1er janvier 2023 avec ouverture de la négociation NAO 2023 le jeudi 15 décembre 2022.
- L’attribution d’une Prime de fonctionnement P4B avec des modalités d’attributions identiques à ce qui est déjà mis en place sur d’autres sites, comme CEH.
- La CGT a revendiqué 6400€, soit le double du restant dû avec un versement sans conditions et immédiatement.
- Le paiement de la prime exceptionnelle de 900€ sur le mois de décembre 2022.
- Sur le palier des 660h, celui devrait être atteint le 12 décembre, paiement des 835€.
- Le palier final des 3200h ne sera pas atteint au 31 décembre, mais seulement 3100h, elle ne garantit pas le paiement des 1400€.
- Ouvrir des négociations pour un nouvel accord 2023 sur le fonctionnement de P4B, le vendredi 16 décembre 2022, avec d’ores et déjà acté une partie fixe et une partie variable, dans le même mécanisme que sur CEH .
- Le paiement à hauteur de 100% du salaire de référence pour les périodes de Congé de Reclassement et du Congé d’Accompagnement Spécifique pour les travailleurs licenciés.
- La direction indique que cette contribution incombe à l’État.
- La prise en charge de la période de tuilage jusqu’à la réembauche des travailleurs licenciés contraints sur P4B, sur les projets portés par la CGT ou tout autre projet sur le site de la centrale de Gardanne et au statut des IEG.
- Pour la direction, ce point est lié avec la rencontre prévue en préfecture le 11 janvier 2023.
- L’application de la RPCC et PO pour une équité entre les salariés avec une application commune en toute transparence.
- La direction annonce accordée la PO (prime objectif) à tous les travailleurs cadres et sur la RPCC (rémunération de performance contractualisé des cadres) en attente du mécanisme à mettre en place.
- Revalorisation de l’indemnité de déplacement.
- La direction annonce revaloriser considérablement l’indemnité kilométrique et fera une proposition chiffrée à la CGT avant la fin d’année.
- Des conditions de travail digne pour l’ensemble des travailleurs.
- Prise en compte par la direction du comportement inadapté de certain(e) manager et accélération des travaux de réaménagement des différents locaux.
Ces propositions faites par la direction prouvent bien que la seule façon d’obtenir des réponses et de gagner sur des revendications passent par la lutte et la mobilisation.
Nous pouvons, nous devons être fiers et conscients
que la lutte permet de gagner !
Le panier n’est pas encore plein, et bon nombres de revendications sont encore sans réponse, mais certains éléments, gagnés par la lutte, tendent à améliorer les conditions de vie des travailleurs et travailleuses !
La prochaine bilatérale se tiendra le mardi 13 décembre 2022. La CGT ne manquera pas de vous informer de la suite de ces négociations, basées sur le préavis de grève déposé le 25 Novembre 2022.
Nous devons rester mobilisés
pour faire aboutir la totalité de nos revendications.
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
mardi 29 novembre 2022
GazelEnergie doit répondre aux revendications des travailleurs !
COMMUNIQUE DE PRESSE
du syndicat CGT Centrale de Gardanne
Depuis la signature des relevés d’engagements en préfecture les 4 mars et 8 avril 2022 et la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la centrale de Gardanne, la direction semble jouer la montre. Plus de sept mois sont passés et aucun des engagements pris par GazelEnergie n’a été respecté. Que ce soit dans le cadre de la réembauche des travailleurs licenciés contraints, de la mise en œuvre des projets industriels sur notre site mais aussi de la prise en compte de l’augmentation du coût de la vie et de la reconnaissance au travail.
Les travailleurs de la centrale de Gardanne, qu’ils soient salariés ou licenciés, sont toujours laissés pour compte.
Face à tant d’immobilisme, les travailleurs de la centrale de Gardanne avec la CGT réunis en assemblée ce matin ont voté un arrêt de travail pour 24h et la reprise en main de l’outil de travail avec un arrêt de la production de la tranche 4 biomasse.
Dans ce contexte, la CGT de la centrale de Gardanne exige que la direction de GazelEnergie réponde aux revendications des travailleurs, que ce soit en termes de réalisation des projets industriels, d’embauches au statut des IEG avec le tuilage pour les licenciés contraints, et d’augmentation de salaire et d’améliorations des conditions de travail des agents travaillant sur la biomasse.
Sans avancées concrètes, les travailleurs avec leur syndicat CGT décideront des suites et des modalités d’actions dans les jours et les semaines à venir.
Contact Presse :
Roccasalva Jean-Michel : 06.63.11.32.89
Pascal Jean-Charles : 06.22.73.46.81
dimanche 27 novembre 2022
De la fermeture, au super profit, il n’y a qu’un pas !
Pour l’année 2023, le gouvernement avait annoncé le maintien du bouclier tarifaire ainsi que d’autres mesures censées limiter l’impact pour la population de la crise
énergétique, créé par les différents gouvernements depuis 20 ans. Ces mécanismes ont été confirmés dans le cadre de la loi finance 2023 que le gouvernement a fait passer en force à l’Assemblée Nationale en utilisant le 49.3.
La loi finance 2023, qui est maintenant dans les mains du Sénat, prévoit de plafonner les prix de l’énergie pour les producteurs d’électricité. Cela signifie que l’Etat encaissera la différence entre le prix plafond et le prix du marché pour chaque MW produit non contractualisé. Afin de financer le fameux bouclier énergétique, un prix plafond différent est fixé pour chaque type de production.
En ce qui concerne la Biomasse, le prix plafond est à 130€/MWh. La production à base de charbon est également plafonnés, mais cette loi, prévoit le remboursement des coûts d’achat du combustible ainsi que la taxation sur les émissions de CO2.
Cela signifie pour la Centrale de Gardanne que GazelEnergie ne pourrait pas encaisser plus de 130€/MWh quel que soit le prix du marché. Alors que l’entreprise avait dénoncé le contrat avec EDF de P4B, (et avec comme conséquences immédiates la problématique de prévision de production et de fait de sécurisation de l’activité de P4B) afin de profiter de l’envolée des prix du marché (jusqu’à 3000€ du MW/h pour l’hiver dernier), cette mesure aurait pu remettre totalement en cause l’avenir industriel du site.
Dans l’urgence, le PDG de GazelEnergie a contacté la CGT pour annoncer que si cette mesure entrait en vigueur, l’entreprise envisagerait la fermeture pure et simple de la tranche Biomasse !
La CGT, prenant ses responsabilités, est intervenue immédiatement auprès de plusieurs sénateurs pour avertir et alerter des conséquences sociales catastrophiques de l’application de cette loi.
Après de nombreux contacts durant toute la journée du samedi 19 novembre pour apporter la meilleure solution, ce n’est que dans la nuit, lors du passage du projet de loi au Sénat, qu’un amendement a été proposé sur le plafonnement des prix de revente d’électricité par les producteurs.
Nous concernant, la solution adoptée à la majorité par le Sénat consiste à maintenir ce prix plafond mais en excluant le coût d’achat du combustible Biomasse qui sera répercuté sur le tarif de vente. Cela implique qu’à chaque fois que la direction décidera de produire en fonction du prix du marché, GazelEnergie encaissera les 130€/MWh avec uniquement les frais de fonctionnement classique hors achat du combustible.
Nous sommes donc passés d’une fermeture de la Biomasse à un profit considérable pour l’entreprise et cela en l’espace de 48h!
Même si la situation reprend une stabilité apparente sur les tarifs pour l’entreprise, il faut garder à l’esprit le caractère temporaire de cette mesure. En effet, la loi finance n’est valable qu’un an. De plus, lorsque l’on analyse à quel point notre avenir est incertain avec des décisions politiques qui peuvent faire passer l’entreprise de la fermeture à l’abondance en un claquement de doigt ou l’inverse, il est indispensable pour les travailleurs de rester attentifs et mobilisés à tout moment.
Rien n’est acquis, tout est conquis !
A l’heure où la répartition des richesses n’existe pas, à l’image du taux de NR dans le cadre des NAO, nous apprenons donc que l’entreprise bénéficie d’un système énergétique capitaliste et que l’État va donc profiter de cette mesure pour encaisser des milliards d’euros.
Si l’objectif affiché est de limiter l’impact de la crise énergétique pour les populations, chacun doit rester mobilisé avec la CGT afin que toutes les décisions politiques se fassent toujours dans l’intérêt des travailleurs, des usagers et non des actionnaires. C’est pour cela que la CGT de la centrale de Gardanne revendique la mise en place dans les plus brefs délais du Programme Progressiste de l’Énergie proposé par notre Fédération Mines et Énergies.
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT !!!
mercredi 12 octobre 2022
SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS EN GREVE DES RAFFINERIES
Dans un contexte où l’inflation ne fait qu’augmenter et, où le patronat n’a de cesse de gaver ses actionnaires avec des dividendes (16 milliards d’euros en 2021 que pour TOTAL) et bénéfices record (18,7 milliards d’euros au 1er trimestre 2022 que pour TOTAL), les travailleurs des raffineries TOTAL et ESSO-EXXONMOBIL ont décidé depuis plusieurs semaines de mener une lutte afin d’exiger la revalorisation de leurs salaires.
Alors que les médias salissent en permanences les grévistes, et l’Etat remet en cause chaque jour le droit de grève en menaçant d’utiliser les forces de l’ordre ou de réquisitionner les travailleurs en lutte, ces derniers ont totalement raison de se battre pour une plus juste répartition des richesses.
Le Syndicat CGT de la centrale de Gardanne apporte tout son soutien aux travailleurs des raffineries qui luttent pour leurs revendications et restera vigilant quant aux menaces faites à l’encontre des travailleurs et se tient prêt à agir en conséquence.
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
Contact Presse : Nicolas CASONI 06.26.64.63.46
mercredi 10 août 2022
GAZELENERGIE mis en demeure !!!
Alors que depuis des mois la CGT interpelle Gazelenergie ainsi que les services de l’état sur les manquements de la direction en termes de santé et de sécurité des travailleurs, de risque pour l’environnement et pour les riverains, Gazelenergie vient d’être mis en demeure par les services de l’État.!!!
Depuis le mois de septembre 2021, l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, ont fait plusieurs visites sur notre site et le résultat : le constat est sans appel :
RIEN NE VA !
Dans plusieurs courriers adressés à la direction, ces services de l’état indiquent :
- Que les platines incendie du poste de conduite de la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 sont en défaut permanent ce qui empêche la détection d’un réel problème.
- Les délais d’intervention et de levée de doute en cas de suspicion d’incendie sont trop longs.
- Le personnel du site n’est pas formé sur les procédures incendie.
- Le POI prévoit des actions de personnels d’astreinte qui ne sont pas sur site en permanence et dont délai d’intervention est aléatoire.
- La mise en place de personnel sous-traitant qui surveille la cuve d’ammoniaque n’est ni formé ni équipé pour intervenir en cas de problèmes. De plus, cela doit être des manœuvres d’exploitation et NON pas d’un service de gardiennage.
En réponse à ces courriers, la direction de GazelEnergie n’hésite pas à renvoyer la responsabilité sur les travailleurs voire même à en cibler certains en les nommant.
Selon la direction, le personnel de la tranche 4 Biomasse est responsable de la surveillance incendie du site de façon permanente.
Les chefs de quart ont une responsabilité qui englobe la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 depuis toujours et doivent assurer la surveillance de la détection incendie de la tranche 5 et en cas de doute, ils doivent en faire la levée sur place.
De plus, toujours selon la direction, les techniciens d’exploitation en poste au PC5 doivent également assurer cette surveillance, ce qui est incohérent dans la mesure où leur fonction leur impose d’effectuer des manœuvres sur le site et donc de s’absenter du poste de conduite.
Malgré tous ces manquements mis en évidence par l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, à aucun moment la direction n’a pris les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs, éliminer les risques pour l’environnement et pour les riverains. Aucun moyen humain et technique n’est mis en place pour résoudre les problèmes soulevés par les services de l’état.
N’oublions pas,
c’est le plan de licenciement mis en œuvre par GazelEnergie qui nous a mené à cette situation.
Par manque de personnel, manque de formation et manque d’investissement, GazelEnergie met en péril la santé et la sécurité des travailleurs la pérennité du site, fait courir un risque pour l’environnement et les populations riveraines de la centrale.
La CGT revendique la réembauche du personnel licencié pour permettre d’assurer la surveillance des installations, faire cesser ces risques et pour que la tranche 4 puisse fonctionner de façon pérenne.
Cette situation a amené la direction à décider le report du redémarrage de P4B à fin août. Or, nous savons aussi qu’à ce jour l’approvisionnement en Biomasse n’est toujours pas garanti sur la durée et que GazelEnergie renégocie en ce moment le tarif de rachat d’électricité produite à partir de P4B car elle estime qu’elle pourrait encore plus se gaver vu les prix du marché. Les raisons du prolongement de l’arrêt de P4B sont donc multiples
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
mercredi 3 août 2022
Mépris et engagements non tenus: la lutte continue
Le 20 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les effectifs entre la direction et les organisations syndicales.
Lors de celle-ci la direction a proposé la création de 9 postes dont 3 sont déjà occupés et dont seulement 2 pourraient être proposés aux travailleurs licenciés ! Un scandale !
Pour rappel ces créations de postes ont été gagnées par la lutte. Les relevés d’engagements du 4 Mars et du 8 Avril signés en Préfecture actent clairement la priorité de réembauche des travailleurs licenciés.
De plus dans ces propositions n’apparaît aucun poste pour l’exploitation et pour le service contrôle. Comment avoir une production constante, pérenne et en toute sécurité sans renforcer les cœurs de métier ?
Une fois de plus, la direction méprise les travailleurs.
La CGT a proposé la création de 15 postes à la suite d’une analyse lors du temps de production d’Avril à Juin et en s’appuyant sur les besoins des travailleurs dans les différents services. Cette analyse permet de faire une proposition cohérente qui viendrait réembaucher des travailleurs licenciés et permettre à P4B de produire sur le réseau dans le long terme.
Alors que la direction n’a proposé aucun renforcement d’effectif à l’exploitation, elle véhicule d’autres informations. En effet, dans les messages passés il est fait état d’un renforcement des effectifs à l’exploitation de manière très précise allant même jusqu’à citer des noms pour des possibles affectations et en évoquant une modification du roulement 3x8 sans qu’aucun échange n’ait eu lieu avec notre organisation à ce sujet.
Dans le cadre de la négociation tout peut être envisagé mais il serait largement préférable que la direction cesse ses doubles discours contradictoires entre ce qu’elle dit en négociation et les informations qu’elle fait passer aux travailleurs.
La CGT veut voir fonctionner l’ensemble de nos outils de production mais pour pouvoir concrétiser un accord dans ce sens il est nécessaire que la direction aborde cette négociation de manière loyale.
Le 27 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les NAO. Lors de celle-ci la proposition de la direction est d’attribuer 84 NR sur un effectif total de 134 salariés.
Ne nous méprenons pas, cette proposition est la plus basse jamais faite dans notre entreprise ! Surtout que, comme à son habitude, l’encadrement se verra attribuer des promotions à coup de 4, 5 voire même 12 NR ! Que restera-t-il pour les travailleurs qui par leur engagement et investissement font que P4B fonctionne correctement en sachant que selon la direction cette unité est le poumon économique de l’entreprise.
Un mépris de plus !
Pour la CGT ce niveau d’attribution est scandaleux et n’est qu’une stratégie pour opposer les travailleurs entre eux, entre services, et créer la division.
Nous ne devons pas tomber dans ce piège en laissant certaines personnes de l’encadrement véhiculer de fausses informations ! Nous avons tous pu constater que la direction n’a eu aucun problème pour mettre de l’argent sur la table afin de motiver les travailleurs de CEH et maintenir la production. A Gardanne aussi nous méritons de meilleurs salaires !!
Camarades, la CGT met tout en œuvre pour que les engagements pris en préfecture soient respectés, à savoir:
• La création de la société qui exploitera les unités de pyrogazeification,
• La réembauche au statut IEG des travailleurs licenciés contraints,
• Le renforcement des effectifs sur P4B pour permettre son fonctionnement sur la durée et dans de bonnes conditions de travail ainsi que le même traitement salarial entre Gardanne et CEH en termes de prime et d’attribution de NR.









