Depuis le mois de janvier 2022, les rondiers avec la CGT sont en lutte pour s'opposer aux conséquences de l'application du PSE et demande la réembauche des travailleurs licenciés ainsi que des garanties d'avenir qui passent par la réalisation d'un projet industriel.
En effet, la direction a d'abord tenté d'imposer aux rondiers un élargissement de périmètre qui ne faisait pas partie de l'organisation qu'elle a mise en place dans le cadre du PSE. Le périmètre qu'elle veut imposer aux rondiers est clairement inscrit dans la fiche de poste du technicien d'exploitation. De ce fait, l'élargissement de périmètre n'a pas lieu d'être.
Malgré cela, de début janvier jusqu'à début mars, la direction a tenté un passage en force afin de former les rondiers sur un travail qui n'est pas le leur. Déterminés, les travailleurs ont décidé d'un mouvement de grève sur la base de leurs revendications.
Étant dans la provocation et le harcèlement permanent, la direction de GazelEnergie a voulu faire pression en adressant des lettres de "rappel à l'ordre" à certains rondiers suivies de lettres d'avertissement.
La CGT dénonce ces méthodes d'intimidations patronales et accompagnera les travailleurs dans toutes les actions à mettre en œuvre afin de faire cesser ces agissements et obtenir satisfactions sur les revendications.
La situation est d'autant plus absurde que les lettres d'avertissements ont été envoyées au moment de la table ronde du 4 mars 2022 qui s'est soldée par un relevé d'engagements tripartite garantissant la réalisation de projets industriel et la réembauche des travailleurs licenciés contraints.
Malgré les attaques subies par les travailleurs, la CGT est entrée en négociations avec la direction sur l'avenir du site, le tuilage des travailleurs licenciés et les effectifs nécessaires pour le fonctionnement de la Biomasse. Au cours de ces discussions, une solution d'apaisement à été proposée par la CGT et acceptée par la direction. Cette solution consiste à suspendre les formations d'élargissement de périmètre des rondiers et à simplement appliquer la fiche de poste du technicien d'exploitation telle qu'elle a été définie par la direction en parallèle de la négociation entamée sur les effectifs pour un fonctionnement pérenne de la Biomasse.
Le lendemain de cette entente par un mail revanchard de l'ingénieur d'exploitation, la direction veut imposer aux rondiers de venir en journée lorsqu’ils sont de "disponible" malgré la suspension des formations et plusieurs interpellations de la CGT.
Le fait de cumuler 2 rythmes de travail différents en même temps entraîne pour les travailleurs de réelles répercussions sur leur santé (modification du rythme de travail : 3x8 - journée - 3x8) ainsi que l’impossibilité pour les salariés en postes de poser congés car le "disponible" n'est plus disponible pour remplacer.
De plus, le calendrier de travail présenté en CSE concernant les roulements des travailleurs de la tranche biomasse prévoit un roulement 3x8 en feu continu, sans période de journée.
La Direction doit en signe d’intelligence et de la réelle prise en compte du risque psycho social que peuvent subir les travailleurs, arrêter toute forme de pression et de menace.
La CGT exige le retour à un roulement 3x8 normal et le retrait de toutes les sanctions !!
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
mercredi 30 mars 2022
Il est temps que l'intelligence reprenne le dessus
jeudi 17 mars 2022
Intervention Centrale de Gardanne au Congrès FNME CGT mars 2022
Chers camarades, avant de commencer, permettait moi au nom du syndicat de la centrale de Gardanne et de ses syndiqués de vous apporter notre salut fraternel.
Tout en étant non exhaustif, malgré tout, je vais essayer de vous faire un historique de notre lutte.
En 2017, Le Président de la République annonçait la fermeture des 4 dernières Centrales charbon en France dont celle de Gardanne.
Dès cette annonce, les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec la CGT se sont mobilisés contre cette décision incohérente.
Le 7 décembre 2018 les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec la CGT décident d'une grève reconductible pour obtenir un moratoire.
Ce rapport de force mis en place intègre une démarche convergente avec la Fédération Nationale Mines Énergie, la Fédération Nationale des Ports et Docks, l’Union Départementale des Bouches du Rhône, le syndicat des dockers de Fos et le syndicat du Grand Port Maritime de Marseille, afin de maintenir les centrales à charbon en production :
- Sachant que 46% d’électricité produite dans le monde est à base d’énergie fossile,
- Sachant que les centrales à charbon en France représente moins de 1% des émissions de CO2,
- Sachant que les moyens de dépollution de ces installations existent,
- Sachant que le charbon fait partie du mix énergétique pour la réponse aux besoins dans le cadre d’un service public de l’énergie.
En parallèle notre organisation travaille à l’élaboration d’un projet industriel permettant le maintien des capacités de production et le développement de l’emploi sur le site de la centrale de Gardanne.
Par la lutte et la solidarité de nombreuses organisation de la CGT, nous avons obtenu les financements aux études nécessaires à l’élaboration des projets industriels.
Alors que le conflit se durcit, suite à l'annonce de la fermeture, l'entreprise est rachetée par le milliardaire Kretinsky, l’unique actionnaire du groupe EPH.
Il n'était pas difficile de comprendre que des arrangements avaient été conclus entre l'État et ce dernier, au détriment des travailleurs.
EPH étant connu pour reprendre des Centrales charbon en Europe et les faire fonctionner à moindre coût jusqu'à la casse industrielle et sociale.
Dès cette prise de contrôle, nous avons dénoncé et combattu la stratégie de morceler l’entreprise et de fermer les outils de production. Ce n’est pas en rebaptisant l’entreprise GazelEnergie que les orientations ont changé pour autant.
Les travailleurs organisés avec la CGT ne sont pas dupes et restent déterminés à lutter. GazelEnergie n’a pas tarder à mettre en place son plan de licenciements, avec l’arrêt de la tranche charbon et la suppression de 98 emplois sur le site.
Malgré l’annonce de l’arrêt du charbon par le gouvernement, des licenciements par l’entreprise, nous avons continué l’élaboration de projets industriels permettant la réembauche des licenciés, le maintien de l’unité Biomasse et le développement industriels du site.
Le décret du 21 janvier 2022 modifiant les taux d’émissions de CO2 démontre l’absurdité de la décision prise en 2018 par Macron.
Il est clair que les positions prises par le gouvernement sur les centrales à charbon n'étaient que dogmatiques, ne prenant pas en compte la réponse aux besoins.
Loin d’être isolés dans cette lutte de nombreuses organisations de la CGT nous soutiennent et y participent :
- soit par solidarité
- soit par convergence revendicative et cela dépassant les frontières de notre département.
Notre démarche, nous amène à réfléchir collectivement et toujours dans l'intérêt des travailleurs à la stratégie à mettre en place dont l'objectif est la victoire.
Cette victoire passera nécessairement par :
- une tranche Biomasse qui fonctionne garantissant l'emploi aux travailleurs non licenciés ainsi que l’ensemble des activités connexes y compris celles de nos camarades Dockers et Portuaires.
- La réalisation de projets industriels permettant le réembauche au statut IEG des travailleurs licenciés et le développement de l’emploi sur le site.
- La mise en place d'un tuilage permettant de maintenir l'ensemble des conditions salariales et sociales liées au statut IEG.
Les positions des organisations CGT qui ont portées ce dossier et l’ensemble des évènements survenus pendant la période nous donne raison.
Il y a une nécessité au maintien des centrales à charbon dans le mix énergétique français pour un service public de l’énergie.
Certains portent, y compris dans notre organisation, que la transition énergétiques ou écologiques passerait par la casse de nos outils de production.
Les politiques capitalistes misent en place depuis des décennies par les différents gouvernements ont pour conséquences, l’affaiblissement de notre indépendances énergétique, augmenterait la précarité, mènerais une désindustrialisation et de fait à la fermeture de nos services publics.
Ce qui polluent, sont ceux qui possèdent. N’oublions pas que les travailleurs et la population sont les premières victimes de la non volonté des entreprises à ne pas investir dans la dépollution de nos outils de production afin de rendre compatible les questions environnementales et le développement industriels de notre pays.
La CGT doit porter un réel projet de société alliant industrie et environnement et ne pas céder aux dictât écologiques.
La situation de la centrale de Gardanne en est un exemple, de faire du sud de la France le bronze cul de l’Europe.
Pour la CGT des Bouches du Rhône, pour la Fédération Nationale Mines Energie et le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne nous revendiquons le droit de travailler et vivre dignement dans les Bouches du Rhône.
Pour nous la régression sociale et industrielles ne se négocie pas, elle se combat. Les tribunes signées, les collectifs tels que « plus jamais ça », ne sont pas portées par notre fédération, notre union départementale et notre syndicat, et sont à l’encontre de nos orientations.
Le 4 Mars, grâce à la démarche de l’ensemble des organisations de la CGT engagées dans la lutte pour un avenir à la centrale de Gardanne, et à travers la solidarité de chacun d’entre vous , nous avons obtenu un relevé d'engagements lors de la table ronde .
Ce relevé d’engagements tripartite (entre l’Etat, GazelEnergie et la CGT) indique les points suivants :
- Les salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE seront embauchés
- (au statut IEG) et formés au titre des nouveaux projets ;
- La réalisation de projets, en particulier :
- HYNOVERA
- GREEN GAZ GARDANNE (le projet des travailleurs)
- Les projets devront permettre les réembauches à compter de 2025 ;
- Dans l’intervalle sera mise en œuvre une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020 “Tuilage”.
La lutte des travailleurs avec la CGT, a permis d’obtenir ces engagements. Une nouvelle étape vient donc d'être franchie mais la victoire n'est pas encore atteinte pour autant. La lutte continue et nos organisations resteront vigilantes et prêtes à agir afin de concrétiser cette série d'engagements par la signature d’un accord.
Encore une fois, cette nouvelle avancée n'aurait pas pu se faire sans la participation de nombreuses organisations de la CGT. Les travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT tiennent à saluer particulièrement la FNME et ses syndicats qui ont tout mis en œuvre pour faire vivre la convergence et la solidarité autour de notre lutte et ainsi nous permettre d'élever notre rapport de force.
A tous nous vous disons merci pour cet engagement et cette détermination à nos cotés. Tous ces moments passés autant dans les moments difficiles comme pendant la mise sous protection de notre site par les travailleurs en octobre dernier ou pendant les moments fraternels. Tous ces moments ont participé à nous faire avancer.
Nous pensons très humblement que chaque lutte des travailleurs peut amener à une victoire, nous avons tous besoin d'une CGT qui met en place une stratégie de lutte claire et à tous les niveaux.
C'est ce que nous avons essayé de faire à la Centrale de Gardanne, en élargissant notre combat, créant des convergences qui peuvent exister avec toutes les professions. Tous les combats sont interprofessionnels et c'est bien le rôle de la CGT, de la confédération, d'inter professionnaliser les luttes pour que chaque travailleur, peu importe sa profession, puisse gagner sur ses revendications. Les luttes et les victoires des uns, amènent aux luttes et aux victoires des autres.
Pour cela, nous avons besoin d'une stratégie de lutte partagée et efficace.
Je conclurais mon intervention par une citation de Thomas Sankara : L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur, s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir.
Seule la lutte libère.
VIVE LE 7ÈME CONGRÈS DE LA FNME !!
VIVE LA CGT !! VIVE LES TRAVAILLEURS EN LUTTE !!
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
jeudi 10 mars 2022
Communiqué de presse du 10 mars 2022
Depuis des années, les travailleurs de la centrale de Gardanne avec la CGT mènent une lutte pour gagner un avenir industriel sur le site de la centrale de Gardanne afin de maintenir les emplois directs et induits, en particulier les emplois Dockers et Portuaires mais aussi de répondre aux enjeux énergétiques du pays.
Le vendredi 4 mars 2022, s’est tenu une table ronde en Préfecture de Région à Marseille. De celle-ci est sorti un relevé d’engagements tripartite (entre l’État, GazelEnergie et la CGT) :
- Les salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE seront embauchés (au statut IEG) et formés au titre des nouveaux projets ;
- La réalisation de projets, en particulier :
- HYNOVERA
- GREEN GAZ GARDANNE
- Les projets devront permettre les réembauches à compter de 2025 ;
- Dans l’intervalle sera mise en œuvre une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020 “Tuilage”. La lutte des travailleurs avec la CGT, a permis d’obtenir ces engagements.
Un grand pas a été fait pour l'avenir industriel de la Centrale de Gardanne et des travailleurs. Nos organisations, la Fédération Nationale Mines Énergie CGT, la Fédération Nationale CGT des Ports et Docks, le syndicat CGT des Dockers de Fos, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l'Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône et le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne prennent acte de cette avancée significative. Elles restent toutefois vigilantes et mobilisées, tout comme les travailleurs, afin que l'ensemble des engagements soient concrétisés.
Ceux qui vivent sont ceux qui luttent !
lundi 7 mars 2022
Déclaration liminaire CGT - CSE de GazelEnergie Génération du 7 mars 2022
Vendredi 4 mars 2022 s’est tenu une table ronde en Préfecture de Région à Marseille. De cette table ronde est sorti un relevé d’engagements tripartite (entre l’Etat, Gazel Energie et la CGT) on ne peut plus clair :
- Les salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE seront embauchés (au statut IEG) et formés au titre des nouveaux projets ;
- La réalisation de projets, en particulier :
- HYNOVERA
- GREEN GAZ GARDANNE
- Les projets devront permettre les réembauches à compter de 2025 ;
- Dans l’intervalle sera mise en œuvre une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020.
La mobilisation des travailleurs, avec la CGT à leurs côtés, à permis d’obtenir ces engagements.
Un grand pas a été fait pour l'avenir industriel de la Centrale de Gardanne et des travailleurs. Nos organisations, la Fédération Nationale Mines Énergie CGT, la Fédération Nationale CGT des Ports et Docks, le syndicat CGT des Dockers de Fos, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l'Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône et le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne prennent acte de cette avancée significative mais restent toutefois vigilantes et mobilisées, tout comme les travailleurs, afin que l'ensemble des engagements soient concrétisés.
Pour que les réunions de travail qui se tiendront sous un mois entre les parties pour préciser les dispositions du relevé d’engagements et aboutir à un accord, il faut retrouver un climat social serein et apaisé y compris en interne de l’entreprise.
Pour retrouver le climat social constructif et nécessaire à la réussite de la transition de l’entreprise, la direction se doit de retirer les avertissements reçus par les rondiers de la Tranche 4, suspendre les formations des rondiers au moins le temps des négociations, et que cesse immédiatement toute forme d’intimidation de la part des managers envers les travailleurs de la Centrale de Gardanne.
Ceux qui vivent sont ceux qui luttent !
vendredi 4 mars 2022
Relevé d'engagements triparties
vendredi 11 février 2022
Communiqué: Les travailleurs avec la CGT ne veulent pas des promesses de campagne, ils attendent du concret et vite !
Face à l’absence d’engagement du gouvernement et au jeu de renvoi de responsabilité sur la validation de projets, dont certains ont été à maintes reprises présentés et étudiés à la préfecture et devant les différents services de l’État, les travailleurs avec la CGT ont décidé d’élever le rapport de force par la lutte.
Pour la CGT, rencontrer les Ministères sans même que les interlocuteurs soient porteurs de propositions concrètes ni de mandat ,est un manque de respect vis-à-vis de notre organisation et des travailleurs qu’elle représente et qui portent depuis des mois des projets pour donner un avenir industriel au site de Gardanne.
Le 10 février, les Ministères ont adressé un courrier aux organisations de la CGT.
Ce courrier, à l’image de la réunion du 07 février, manque cruellement d’engagements sur les choix politiques et les échéances des projets retenus pour maintenir l’emploi sur le site et le développement industriel.
Toutes les organisations de la CGT appellent à des journées d’action à compter du 15 février, avec l’organisation d’une conférence de presse à 11 heures le 17 février sur le port de Fos, pour exiger du concret et pas uniquement des promesses dans une campagne présidentielle.
Les organisations de la CGT exigent une nouvelle rencontre au plus vite pour acter des décisions et des échéances claires sur les projets retenus pour un avenir au site de Gardanne.
Montreuil, le 11 février 2022
mardi 8 février 2022
Communiqué de presse Centrale de Gardanne
Lors de la réunion interministérielle qui s’est tenue le lundi 07 février 2022, le gouvernement n’a pris aucun engagement sur la réalisation de projets industriels sur le site de Gardanne. Dans le même temps, GazelEnergie fait appel à la sous-traitance pour pallier au manque d’effectif à l’exploitation et à la maintenance nécessaire au fonctionnement l’unité biomasse.
Le syndicat CGT de la centrale de Gardanne revendique :
- La réalisation de projets industriels sur le site de Gardanne permettant la réembauche des travailleurs licenciés et la relance de l’activité portuaire impactée par la fermeture de la tranche charbon..
- La réintégration du personnel licencié nécessaire au fonctionnement de l’unité P4B
- L’arrêt immédiat du recours à la sous-traitance pour pallier au manque d’effectif.
Face au comportement de l’État et de l’entreprise, les travailleurs de la Centrale de Gardanne réunis ce jour en assemblée générale ont décidé de 48 heures de grève à compter du mardi 08 février 2022.
Ceux qui vivent sont ceux qui luttent
Contact presse
- Nadir Hadjali : 06 20 98 81 83
- Nicolas Casoni : 06 26 64 63 46
mercredi 2 février 2022
Fermeture des centrales à charbon : une gestion calamiteuse de l’Etat
Communiqué de Presse
Union Départementale des Syndicats CGT des Bouches-du-Rhône
Syndicat CGT Centrale de Gardanne
En 2017, le gouvernement a décidé, de manière unilatérale, de fermer les 5 dernières unités de production électrique au charbon, sans prendre sérieusement en considération les risques et les conséquences néfastes pour les usagers d’une telle décision. Pire, ces dernières années, il a ignoré de manière condescendante, la demande de moratoire de la CGT. Un moratoire qui aurait permis de travailler sur des projets industriels permettant de préserver l’approvisionnement et la sécurité du réseau électrique qui se retrouve aujourd’hui dégradé.
A ce jour, avec des conditions climatiques restant largement dans les normes saisonnières, le gouvernement instruit un nouveau décret pour permettre aux centrales à charbon françaises de redémarrer leur production d’électricité en urgence pour passer le pic de consommation hivernal en 2022.
Pourtant au mois de décembre, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, affirmait sans sourciller qu’il n’y avait aucun risque de pénurie malgré la mise à l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires.
La gestion gouvernementale de la politique énergétique qui amène à cette situation est proprement scandaleuse. Elle est, soit la résultante de l’incompétence, soit de l’irresponsabilité de nos gouvernants, soit d’une idéologie affirmée depuis des décennies ! La CGT rappelle que les décisions de fermeture des centrales à charbon ont déjà entraîné de nombreux licenciements directs, indirects et induits.
La CGT rappelle que c’est bien la réduction des moyens de production pilotable (12GW électrique en 10 ans), qui créé des défaillances sur la sécurité d’approvisionnement du réseau électrique français. Elle est l’une des origines des hausses des prix qui mettent de plus en plus de familles en précarité énergétique (au moins 12 millions). En octobre, le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, feignait l’étonnement en découvrant que le prix de l’électricité en France était indexé sur le gaz . Pourtant il a toujours été favorable à la libéralisation de secteur énergétique qui est la principale cause de l’inflation dans le secteur énergétique.
En région PACA, la situation devient explosive.
La CGT rappelle que la région est en déficit capacitaire aussi bien en moyens de production électrique qu’en approvisionnement gaz. L’hiver dernier, de nombreuses familles marseillaises ont connu les conséquences des délestages consentis par madame Pompili.
De plus, ces choix gouvernementaux entraînent une nouvelle vague de fermetures d’industries de la région, avec notamment l’arrêt complet d’activités et filières portuaires et de manutentions/transport.
La politique énergétique catastrophique des gouvernements successifs a des conséquences dramatiques sur des milliers d’emplois ainsi que sur la désindustrialisation et l’abandon du service public de l’énergie sur la région PACA. Les Travailleurs de la Centrale de Gardanne, des Dockers de Fos et du Grand port maritime de Marseille, condamnent fermement l’irresponsabilité gouvernementale, et continueront, demain, leur engagement dans la lutte pour obtenir satisfaction à leurs revendications.
Au vu de l’application du nouveau décret sur le déplafonnement des émissions de CO2 et de la situation énergétique du pays et de la région PACA, la CGT revendique la requalification et le redémarrage de la tranche 600MW charbon et de la 150MW biomasse de la centrale de Gardanne. Cela nécessite l’arrêt immédiat du démantèlement de Provence 5 et de l’évacuation du charbon du site de Gardanne. Le redémarrage et l’exploitation du 600MW de Provence, économiquement viable, au même titre que la 600MW de la Centrale d’Emile Huchet permettra de faire cesser le PSE en réembauchant l’ensemble des travailleurs licenciés, et instaurer un véritable moratoire qui permette de construire l’avenir.
Pour un avenir qui prenne réellement en considération le développement de l’emploi, de l’industrie et du service public de l’énergie répondant aux besoins des populations, la CGT exige que le gouvernement prenne réellement en compte les projets industriels portés depuis des mois par les Travailleurs et leur association (ATCG), et qu’il s’engage concrètement dans leur réalisation et leur mise en œuvre.
Les projets de production de Méthane et d’Hydrogène doivent être actés dès aujourd’hui par le gouvernement qui nous a montré sa capacité à sortir des décrets dans des temps record.
Les projets y compris d’unité de production électrique avec captage, transport et stockage de CO2 doivent être pris en compte et les études de faisabilité doivent être financées par l’Etat. Ces projets répondent aux enjeux essentiels que sont l’emploi, l’industrie, l’énergie et l’environnement dans un service public de l’énergie répondant aux besoins.
Contacts
UD CGT13
• Olivier Mateu 06 70 20 42 81
Syndicat CGT Centrale de Gardanne
• Nicolas Casoni : 06 26 64 63 46
• Nadir Hadjali : 06 30 86 20 95
communiqué au format pdf ici https://drive.google.com/file/d/1pF5GZ9cG0O22LNBDaX3VwqksXO8iQbmR/view?usp=sharing
mardi 11 janvier 2022
Voeux 2022 du syndicat CGT de la Centrale de Gardanne
Chers camarades,
Tout d'abord permettez-moi, au nom du syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, saluer la présence de plusieurs organisations qui ont toujours apporté leur soutien à la lutte des travailleurs de la Centrale de Gardanne. C'est aussi grâce à cette solidarité et ces soutiens que nous pourrons obtenir un avenir industriel à la Centrale. Je tiens particulièrement à saluer pour leur présence les camarades de L'union Départementale CGT des Bouches du Rhône, de l'Union Locale CGT de Gardanne, de l'Union Locale CGT de Port de Bouc, de l'Union locale CGT de Martigues, du Syndicat CGT des territoriaux de Gardanne, du Syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, du syndicat CGT des dockers de FOS, du syndicat CGT Energie Marseille, du syndicat CGT Energie Provence, de la coordination régionale FNME CGT, du syndicat CGT de la SAD, du Parti Communiste Français, de l'ANC et de Progexa. C'est notamment grâce à la participation des camarades de ces organisations que notre lutte ne s'essouffle pas et que la victoire est toujours possible.
L'année 2021 a été marquée par des situations inédites à la Centrale de Gardanne comme dans le reste du pays.
Je commencerai par faire un point sur la situation sanitaire du pays. Même si tout est fait pour nous démontrer que le Covid est la cause de toutes les difficultés que rencontrent les populations et les travailleurs aujourd'hui, il reste évident pour la CGT que les vrais problèmes viennent des politiques menées par les gouvernements successifs depuis des décennies.
Même si l'épidémie est réelle, elle n'a fait que démontrer que par la privatisation, la casse et le morcellement du système de santé, les politiques capitalistes nous ont mené dans cette situation de tension hospitalière.
Depuis des années la CGT dénonce et combat ces politiques mises en place qui consistent à déverser des milliards aux actionnaires à travers des exonérations d'impôts, de cotisations sociales et à coups de plans de relance au détriment d'un vrai service public de la santé permettant de répondre aux besoins des populations.
La gestion de la situation sanitaire par le gouvernement est voulue en tant que telle. Ce n'est ni de l'incompétence ni de l'improvisation mais bien de l'idéologie, ce qui lui permet de profiter d'une question de santé publique pour s'attaquer encore aux conquis des travailleurs ainsi qu'aux libertés individuelles de la population.
Je tiens à rappeler que notre syndicat CGT de la Centrale de Gardanne s'oppose fermement à la mise en place d'un pass sanitaire ou vaccinal ou à toute autre forme de privation de liberté.
Evidemment, pendant que certains médiats complices du gouvernement saturent les ondes avec des questions de vaccination ou pas, le Président de la république continue d'arroser ses copains milliardaires sur le dos des travailleurs qui produisent les richesses. Ainsi les questions sociales (salaire, emploi, industrie, protection sociale… pour ne citer que celle là) se trouvent effacées volontairement du débat public.
A la Centrale de Gardanne aussi nous connaissons un milliardaire, notamment l'actionnaire Kretinsky. Lui aussi capte de l'argent public sur le dos des travailleurs en particulier par le contrat Biomasse. Mais cela ne suffisant pas, un accord qui n'est plus un secret a été passé entre lui et l'Etat français. Tout le monde sait aujourd'hui que cet accord prévoit une rétribution d'une centaine de million d'euros à l'entreprise par le biais de subventions liées à leur projet industriel. La contrepartie attendue par l'Etat était la mise en place du premier plan de licenciements contraints dans les IEG avec en particulier la casse des travailleurs de la Centrale de Gardanne et de leur syndicat CGT.
Nos convictions, notre détermination et notre démarche nous permettent encore d'être dans la lutte à ce jour. Car s'il est vrai que des licenciements ont déjà eu lieu depuis le mois d'aout, les camarades concernés sont toujours présents à la Centrale et déterminés à gagner un avenir.
La direction, non satisfaite d'avoir licencié des travailleurs, elle s'attaque maintenant aux salariés restant sur le site à travers des menaces, des intimidations ou des sanctions. Soyons persuadés que la CGT ne restera pas immobile face à ces agissements.
Malgré toutes les attaques de la direction, les travailleurs avec la CGT continuent d'œuvrer pour obtenir un avenir pour la Centrale.
Nous avons donc terminé l'élaboration de la première partie de nos projets, la production de méthane et d'hydrogène par pyrogazéification, ainsi que la cogénération qui sera présentée aux travailleurs de la Centrale et aux organisations de la CGT dans les jours à venir.
Tous les obstacles qui nous ont été opposés par l'Etat et l'entreprise, nous avons su y répondre et les surmonter que ce soit sur les aspects techniques, environnementaux ou sur le foncier. Cela a été possible grâce à notre intelligence collective et à la mise en œuvre d'un rapport de force des travailleurs de la centrale de Gardanne et des organisations de la CGT.
Il ne reste donc que la décision politique. Nous comprenons tous que ceux d'en face ne veulent pas d'une victoire éclatante des travailleurs avec la CGT. Mais peu importe la forme qu'ils choisiront, il faudra bien qu'ils se dévoilent pour que notre avenir à tous soit assuré à la Centrale de Gardanne et avec le statut IEG.
Quoi qu'il leur en coûte, vu que c'est leur phrase fétiche, nous sommes déterminés et nous ne lâcherons pas pour maintenir la Biomasse en état de marche et avoir un réel projet industriel permettant la réintégration des travailleurs licenciés.
Comme je le disais en introduction, nous ne sommes pas isolés dans ce combat. De nombreuses organisations de la CGT nous soutiennent et participent significativement à notre lutte, soit par solidarité soit par convergence et cela dépasse largement les frontière de notre département.
Une démarche commune, avec les syndicats CGT des dockers de Fos, du Grand Port Maritime de Marseille, nos fédérations respectives et l'Union Départementale des Bouches du Rhône, nous amène à réfléchir collectivement et toujours dans l'intérêt des travailleurs à la stratégie à mettre en place dont l'objectif commun est la victoire.
Cette victoire passe nécessairement par :
- Une tranche Biomasse qui fonctionne pour garantir l'emploi des camarades qui ne sont pas licenciés et pour assurer sa part dans l'activité de vrac solides sur le port,
- La réalisation de projets industriels permettant le réemploi au statut IEG des camarades licenciés,
- La mise en place d'un tuilage permettant de maintenir l'ensemble des conditions salariales et sociales liées au statut IEG pour les camarades licenciés jusqu'à leur réembauche dans le cadre des projets à venir.
Une Biomasse qui fonctionne, cela ne peut se faire qu'avec des moyens humains et financiers à la hauteur. C'est d'ailleurs pour ces raisons que la Biomasse ne fonctionne toujours pas. La direction ayant viré le personnel nécessaire à son fonctionnement elle tente par tous les moyens de répercuter cette charge de travail sur le personnel restant. C'est pour cela aussi que la semaine dernière et aujourd'hui, nos camarades rondiers sont en grève. Ils refusent à juste titre l'élargissement de périmètre voulu par la direction et revendiquent comme nous tous qu'un projet industriel concret voit le jour ici à la Centrale de Gardanne.
Comme quoi il est toujours possible de résister contrairement à certains qui par opportunisme et par lâcheté sont prêts à ramper devant la direction.
Dans notre contexte local et en lien direct avec notre démarche commune avec les camarades dockers, portuaires, la CGT appelle à la grève ce jeudi 13 janvier. Un meeting de lutte est organisé le 25 janvier prochain sur notre site sachant que la FNME CGT appelle à la grève reconductible partout où cela est possible à partir de cette date. Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne appelle aussi à une journée de grève et de manifestation le jeudi 27 janvier.
Encore une fois, ces dates ne sont que des étapes dans notre combat qui ne s'arrêtera que lorsque l'avenir de la Centrale, de nos emplois, et celui de nos camarades dockers et portuaires sera assuré.
Cher camarades je conclurai naturellement en souhaitant, au nom du syndicat CGT de la Centrale de Gardanne une bonne année, la santé à vous et vos proches et des victoires pour tous les travailleurs en luttes.
VIVE LA CGT !! VIVE LES TRAVAILLEURS EN LUTTE !!
CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT
lundi 20 décembre 2021
LA CGT REVENDIQUE DES ENGAGEMENTS CONCRETS
La 2ème table ronde s’est réunie le 3 décembre 2021 en Préfecture des Bouches du Rhône sous l’égide du Préfet de Région PACA en présence de Gazelenergie ainsi que de nombreux acteurs institutionnels et économiques.
Cette réunion était organisée afin de créer les conditions de réalisation de projets industriels permettant le développement du site de la Centrale de Gardanne et ses activités connexes.
Après plusieurs jours d’attente, un « Relevé de conclusions » nous est parvenu, loin des engagements pris en réunion.
L’ensemble des organisations CGT représentées à cette réunion revendique maintenant de vrais engagements.
L’État doit prendre ses responsabilités tout comme GazelEnergie qui doit tenir ses engagements.
La biomasse doit redémarrer et produire avant la fin de l’année comme s’y est engagé Gazelenergie lors de cette table ronde. Des projets doivent maintenant être actés et lancés officiellement.
Les promesses et annonces doivent laisser place à un véritable projet industriel permettant de conserver et de créer des emplois sur le site de la Centrale de Gardanne, mais également maintenir les activités indirectes comme le trafic portuaire et les journées de travail de Dockers et Portuaires.
Les syndicats CGT de la Centrale de Gardanne, des Dockers et Personnels de la Manutention Portuaire du Golfe de Fos, du GPM de Marseille, l’Union Départementale des Bouches-du-Rhône, les Fédérations Nationales de Mines et Énergie et des Ports et Docks exigent
- un véritable projet industriel qui pérennise et qui développent l’emploi et les moyens de production répondant aux services publics de l’énergie sur le site de la Centrale de Gardanne ;
- le respect des engagements pris sur le redémarrage de la biomasse ;
- des solutions claires permettant la réembauche au statut des IEG pour l’ensemble des travailleurs de la Centrale de Gardanne ayant subi un licenciement injuste;
- la tenue d’une table ronde avant le 15 Janvier.
Sans réponse concrète et rapide, la CGT prendra ses responsabilités pour commencer l’année 2022 par un combat de haut niveau si l’État et l’entreprise continuent leurs jeux de dupes.
Gardanne, le 20 décembre 2021
le document est accessible au format pdf ici: https://drive.google.com/file/d/1rqfMiNzZwBvwpZeDOEWNI_p9FRdcIjzU/view?usp=sharing


