mercredi 16 septembre 2020

Un projet industriel nécessaire à La Centrale de Gardanne pour la réponse aux besoins énergétiques des populations


 

COMMUNIQUE DE PRESSE du 16 septembre 2020



Mardi 15 septembre, la direction de GazelEnergie a convoqué un CSE pour présenter leur plan de licenciements aux représentants du personnel. Cette convocation s'est faite dans le cadre d'une réunion "R0" qui n'a aucune valeur juridique mais l'objectif de la direction était de lancer la communication auprès des travailleurs et de l'Etat.

La CGT, comme cela a déjà été affirmé, ne négociera pas la régression sociale et les licenciements. La seule discussion possible porte encore et toujours sur les projets industriels permettant de sauvegarder et développer l'activité du site et les emplois afin de garantir une indépendance énergétique et de répondre aux besoins des populations. L'avenir industriel du département est directement lié à notre capacité à produire de l'électricité.

De ce fait, les élus CGT ont quitté l'instance après avoir lu une déclaration. De plus, notre démarche syndicale a permis de convaincre les autres organisations syndicales de nous suivre et la totalité des élus a donc quitté la réunion.

GazelEnergie, qui reste sourde et totalement fermée à toute possibilité de négociation quant à l'avenir des travailleurs sur le site, a déjà convoqué le prochain CSE pour commencer à entamer la procédure du plan de licenciements. Cette première réunion se tiendra le 23 septembre 2020.

Par ailleurs, la position des travailleurs avec la CGT reste inchangée. Les démarches sont toujours en cours afin d'avancer sur un projet industriel pouvant assurer un avenir au site de Gardanne et aux emplois. C'est dans ce cadre qu'une rencontre s'est tenue entre la CGT et un investisseur potentiel en présence de nos experts à Paris mardi 15 septembre.

L'industriel en question, qui opère déjà en France sur plusieurs sites et dans le domaine de l'énergie et de l'environnement, se dit intéressé par notre projet et entend participer aux études en cours mandatées par la CGT.
Même s'il reste du chemin à parcourir, l'intérêt de cet industriel nous prouve que le projet porté par les travailleurs avec la CGT n'est pas une utopie. C'est grâce à la détermination et la mobilisation des travailleurs que nous irons au bout de notre démarche afin de mener notre projet à bien.

La Centrale de Gardanne vivra et la CGT ne laissera en aucun cas des licenciements se faire. L'avenir des travailleurs passe par la réalisation d'un projet industriel et c'est ce sur quoi nous travaillons. La CGT prendra donc toutes les dispositions nécessaires afin qu'un projet se réalise avec ou sans GazelEnergie et qu'aucun emploi ne soit supprimé.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Contacts presse :    

  • Nicolas CASONI  06.26.64.63.46
  • Nadir HADJALI    06.30.86.20.95
 
 


samedi 12 septembre 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE: La Centrale de Gardanne vivra avec les travailleurs



Depuis l'annonce par GazelEnergie mardi 8 septembre 2020 de mettre en place un plan de licenciements à la Centrale de Gardanne, les travailleurs avec la CGT ont une nouvelle fois décidé de prendre leur avenir en main.

Cette nouvelle attaque contre les travailleurs orchestrée par l'Etat et l'entreprise n'a pour objectif que de casser le tissu industriel et de s'opposer à toutes possibilités de poursuite de l'activité.

Ce plan de licenciements entre totalement dans les objectifs du gouvernement, du patronat et du MEDEF de détruire le statut IEG et les garanties qu'il apporte aux usagers comme base essentielle d'un service public de l'énergie.

A aucun moment l'Etat ou l'entreprise n'ont apporté de solutions industrielles permettant de maintenir et développer l'emploi sur le site. Au contraire, leurs seules propositions depuis le début portent sur les mesures d'accompagnement des licenciements.

La CGT reste disponible pour discuter de la mise en place d'un projet industriel permettant la pérennisation et le développement des emplois.

C'est dans ce contexte que les travailleurs avec la CGT ont décidé de porter leur projet sous une forme (SCIC : Société Coopérative d'Intérêt Collectif) permettant d'y intégrer pleinement l'ensemble des travailleurs ainsi que tous les acteurs et décideurs concernés.

Cela permettra de :

  • Maintenir et développer les outils de production et les emplois qui y sont associés.
  • Maintenir les capacités de production électrique afin de développer le tissu industriel dans le département.
  • Garantir une indépendance énergétique pour répondre aux besoins des populations.


Les travailleurs avec leur syndicat CGT réaffirment que la Centrale de Gardanne vivra avec les travailleurs en lutte et qu'un projet industriel verra le jour avec ou sans l'actionnaire actuel.

Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne appelle l'ensemble des travailleurs à s'inscrire encore plus massivement dans le processus départemental de la marche pour l'emploi et la dignité et dans toutes les actions afin d'obtenir satisfaction sur nos revendications.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT



Contacts presse :

  • Nicolas CASONI    06.26.64.63.4
  • Nadir HADJALI    06.30.86.20.95


 

vendredi 19 juin 2020
















La direction de GazelEnergie (ex Uniper, ex E.On, ex Snet) poursuit dans sa logique de démantèlement de l’entreprise initié au début des années 2000 dans le cadre de la libéralisation du marché de l’énergie. Suite à l’annonce du gouvernement de fermer les dernières centrales au charbon, la direction accélère dans sa démarche d’accompagnement de cette mesure en filialisant toutes les entités de l’entreprise qui font rentrer de l’argent dans ses caisses (Codap - CCGT - Facturation). GazelEnergie Génération ne devient plus qu’un coût pour le groupe Tchèque EPH (appartenant à D. KRETINSKY).

Aujourd’hui, une nouvelle étape vers la fermeture de l’entreprise commence. Les premiers sacrifiés sur l’autel du libéralisme sont les 5 agents de la société Onet Sécurité du poste de garde de la Centrale de Gardanne.

Les agents ont été convoqués la semaine dernière par leur direction pour leur signifier leurs mutations contraintes vers d’autres sites aux quatre coins du département et leur remplacement par des maîtres-chiens à l’entrée de la Centrale de Gardanne.

Ils se sont réunis avec leur syndicat CGT et ont décidés de partir en grève reconductible à compter du mardi 16 juin 2020 contre le choix unilatéral des directions de la Centrale et d’Onet Sécurité de supprimer les agents d’accueil à l’entrée du site au profit d’agents de surveillance.

Les agents du poste d’accueil, totalement concernés par l’avenir de la Centrale de Gardanne, se mobilisent déjà depuis des années aux côtés des salariés de la Centrale pour obtenir un avenir sur le site. Ils sont convaincus qu’un autre avenir autre que celui décidé par les directions est possible sur le site.
  • Les travailleurs, unis et déterminés, avec l’union Locale CGT de Gardanne et les syndicats CGT à leurs côtés, mettront tout en œuvres pour obtenir satisfaction à leurs justes revendications qui sont : Maintien en poste des 5 agents sur le site de la Centrale de Gardanne
  • Formation cynophile pour les 5 agents


Les travailleurs de la Centrale de Gardanne sont et seront vigilants au sort de ces 5 agents et mettront tout en œuvre pour qu’ils obtiennent satisfaction à leurs justes revendications.



jeudi 18 juin 2020

Gardes de la Centrale de Gardanne: 3ème jour de grève.



















La direction de la Centrale de Gardanne projette de remplacer les gardes en charge de l'accueil sécurité de l'établissement par des maîtres chiens.

Les salariés en place n'ont aucune certitude quant à leur avenir.

Le syndicat CGT soutient leur démarche car l'avenir de ces salariés est indissociable de celui du personnel statutaire.

Outre le fait que l'on ne sait pas comment sera assuré l'accueil des visiteurs et des fournisseurs à l'avenir, la présence de maîtres chien inquiète les salariés.
Nous pensons que la démarche de la direction vise a sortir progressivement les entreprises sous traitantes utiles du site en vu de préparer la fermeture de la Centrale de Gardanne.

La solidarité et l'action sont indispensables pour soutenir la démarche des gardes et construire un avenir pour tous.


jeudi 28 mai 2020

Centrale de Gardanne: La direction organise la casse de l’outil et donc la fermeture de la Tranche 5

Après le renvoi par la direction en chômage partiel d’une partie du personnel de la tranche 5 le 17 mars 2020, les travailleurs avec la CGT avaient contesté ce choix. Les travailleurs maintenus en poste avaient exercé leur droit de retrait évoquant un manque de sécurité du personnel, des installations et du site par manque de moyens humains.

A maintes reprises, les travailleurs ont interpellé la direction avec leur Organisation CGT concernant les risques de maintenir cet effectif restreint après la période de confinement.

La direction est restée sur ses positions dogmatiques de choix d’économie de masse salariale tout en tentant d’instaurer la fatalité de la fermeture de la tranche charbon dans la tête des travailleurs et négligeant sciemment la sécurité du personnel, des installations et du site.

Les travailleurs et la CGT avaient raison.


Dans le poste d’après-midi du 27 mai, un basculement de source électrique a eu lieu et a engendré la mise à l’arrêt et en défaut de plusieurs installations de la dépollution. Ce genre de risques existe régulièrement mais grâce à la présence des effectifs nécessaires, ces incidents sont rapidement détectés et résolus.
Suite à ce basculement, les travailleurs présents ont constaté le déclenchement de l’arrosage sur l’ammoniaque ainsi que le déclenchement de tout le réseau électrique sur la dépollution, donc la mise à l’arrêt de toutes les installations et en particulier les agitateurs.

Dans un premier temps, la direction a décidé de faire condamner la sécurité incendie sur l’ammoniaque. Conscient du danger d’une telle manœuvre, le rondier ne l’a pas effectuée pour protéger les installations d’un possible incendie, en exerçant son droit de retrait.

Dans un second temps, la direction a sorti une procédure d’exploitation hasardeuse et incohérente pour le redémarrage des agitateurs mettant le personnel et les installations encore plus en danger.

La CGT et les travailleurs ont tenté d’interpeller la direction nationale sans succès, ont appelé l’ingénieur d’astreinte qui a refusé de se déplacer malgré la gravité de la situation et ont contacté le directeur de site qui a été dans l’incapacité d’apporter une solution garantissant la sécurité du personnel et des installations.

Les travailleurs avec la CGT ont pris leur responsabilité


Vu la gravité de la situation qui aurait pu nous mener à la casse de l’outil avec le colmatage des agitateurs et à la fermeture de la tranche 5, la CGT a décidé de mettre en place l’effectif nécessaire afin de garantir la sécurité du personnel qui travaille et des installations pour s’assurer un avenir.

A partir de ce jour, les travailleurs accompagnés de leur Organisation CGT ne laisseront pas la direction saboter l’outil industriel.

Les travailleurs avec la CGT mettront tout en œuvrent pour garantir la sécurité sur l’ensemble des installations et ne laisseront plus la possibilité à la direction de désorganiser les équipes et les services et d’hypothéquer notre avenir.

Sachez, messieurs dames de la direction, que vous n’êtes plus crédibles pour les travailleurs et que vous êtes, du local au national, relevés de vos fonctions.

vendredi 8 mai 2020

GAZELENERGIE Quand l’épidémie Covid19 est mise à profit !!!

La direction de GazelEnergie utilise, sans vergogne, les mesures publiées dans les ordonnances du gouvernement aux dépens des travailleurs de l’entreprise et de leurs droits.

Depuis le 16 mars dernier, l’entreprise utilise l’arme du chômage partiel d’une partie des salariés pour renflouer ses caisses.

Les conséquences sont importantes. Les agents en postes, en sous-effectif, ne peuvent assurer la sûreté et la sécurité des sites de la Centrale de Gardanne et d’Emile Huchet. Pendant ce temps, la direction continue ses petites affaires financières, cache ses intentions de restructuration au personnel ainsi qu’aux élus CGT et utilise des salariés d’entreprises sous-traitantes insuffisamment protégés pour travailler sur les installations.

De plus, la direction de l’entreprise a confirmé ce que les salariés et leur syndicat CGT craignaient:  le chômage partiel n’est pas lié uniquement à la question de l’épidémie en cours mais surtout à la perspective de fermeture de l’entreprise en application de la décision du président Macron de l’arrêt des tranches charbon avant 2022.

Parallèlement, GazelEnergie poursuit le processus de vente des tranches gaz de la Centrale d’Emile Huchet et du CODAP au groupe Total et se sert des salariés comme de pions. Quel avenir peut bien avoir une entreprise qui se coupe de ses principales sources de revenus ?

Le mode dégradé que nous subissons en ce moment ne doit pas être l’occasion d’acter des changements, d’organisation à quelque échelle que ce soit, du local au national. Les mesures prises par le gouvernement afin de contenir la propagation du virus COVID-19 doivent s’accompagner naturellement d’un arrêt total des réorganisations. Telle est la revendication de la Fédération Mine Energie CGT et de ses Syndicats formulée au gouvernement et aux employeurs en cette crise sanitaire mondiale.

La CGT, à plusieurs reprises, a affirmé qu’il ne serait pas acceptable de prendre des décisions dans cette période de crise alors que les salariés sont confinés chez eux et que les moyens d’expression sont restreints. Pourtant, il n’en est rien, la direction passe en force et sans concertation sur l’activité partielle demandée à l’Etat pour une période de 12 mois.

Que la direction ne se trompe pas, la CGT ne laissera pas un salarié dans la précarité de l’activité partielle et aura la même attention auprès de l’ensemble des travailleurs de la sous-traitance…

A ce jour, la direction contrainte et forcée met en place des groupes de travail sur la sortie du confinement. Ne nous méprenons pas, le mot « travail » n’est en fait que de l’affichage. Comment se fait-il que l’on réunisse des groupes de travail uniquement sur CEH, Provence et le CODAP mais rien au Siège, à Hornaing ni à Lucy, de plus aucunes de nos revendications majeures en terme sanitaire n’a été prises en compte, c’est une mascarade !!!

Ces réunions servent de cautions à la direction pour afficher au personnel qu’il y a un « dialogue social », il n’en est rien, de ce fait, notre organisation CGT n’assistera plus à ces réunions tant qu’iil n’y aura pas une réelle prise en compte des revendications des travailleurs portées par la CGT.

Dans ce contexte, pour permettre d’être au plus près de la réalité et cohérent sur les mesures de protection à mettre en place, notre organisation CGT a demandé à plusieurs reprises un planning échelonné de retour au travail sur les sites de la totalité des salariés. Mais il n’en est rien, la direction ne souhaite pas le dévoiler, elle se cache derrière cette fausse incompétence pour faire reprendre uniquement le personnel dont elle aurait besoin!!!

Sur la sortie du confinement, la CGT a fait des propositions concrètes : test de dépistage au volontariat pour l’ensemble des travailleurs, favoriser le télétravail pour ceux qui le souhaitent dans cette période épidémique, une reprise physique au volontariat, prise de température à l’entrée des sites et évidement les moyens sanitaires nécessaires (masque, gel désinfectant, etc.) avec des procédures d’interventions, d’exploitation, de sécurité, claires et réalistes qui sont attendus depuis le 17 mars.

A ce jour, la direction refuse la mise en place des tests de dépistage et réfute l’idée que la prise de température permet d’aider à la détection de la contamination, appuyée par la médecine du travail. Cette position est unique au niveau mondial !!!

Là encore, la direction cherche à faire des économies sur la sécurité et la santé des travailleurs et de leur famille. N’oublions pas que l’entreprise a versé plus de 1 million d’euros sous prétexte de sécuriser le site. Est-ce que notre sécurité sanitaire vaut moins que la sécurité de la direction ?

La reprise de toute activité est conditionnée par la présence des équipes d’exploitation au complet en poste pour assurer la sécurité de tous et ne doit pas se faire en fonction des besoins de la direction.

Sur l’avenir de l’entreprise, à Gardanne, les salariés et leur syndicat CGT poursuivent le travail sur le projet industriel avec l’étude de préfaisabilité menée par le cabinet BERIM et financée par l’État, obtenue après de longs mois de luttes. Des réunions se tiennent régulièrement sur la progression de notre projet, nous ferons un point d’étape à l’ensemble des travailleurs début Juin.

Mais qu'en est-il  des projets de la direction sur l’avenir industrielle du site?

Actuellement, la direction enferme les travailleurs chez eux sous excuse épidémique et occulte notre avenir sciemment. Certes, un nouvel actionnaire et une nouvelle direction générale jouent la montre et n’ont toujours pas présenté les orientations stratégiques. La feuille de route n’est pas clairement affichée sur l’avenir de l’entreprise. Si ce n’est une vente à la découpe et fermeture potentielle.                                                      

Nous ne pourrons compter que sur nous-même ainsi que notre inventivité et notre capacité à nous mobiliser pour défendre nos emplois et donner un avenir industriel à notre entreprise.

Le droit à l’énergie est déterminant pour le développement économique de l’emploi et la qualité de vie de tout un chacun. Il est temps que les intérêts privés cèdent le pas au travail pour la construction du bien commun. Cela passera par la nationalisation et la mise en gestion citoyenne et ouvrière de l’entreprise.

 Si nous laissons à la direction l’organisation du retour au travail, nous allons à la FERMETURE des sites et donc de l'entreprise.

Pour toutes ces raisons, la CGT appelle les travailleurs à être attentifs et réactifs à tout appel à la GREVE et à la mobilisation dans les jours qui arrivent pour revendiquer des conditions sanitaires, de sécurités et de sûreté au travail. Un retour planifié de l’ensemble des travailleurs sur les sites, un avenir industriel et une juste répartition des richesses.



CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mardi 14 avril 2020

Centrale de Gardanne: Nos vies valent mieux que les profits de GazelEnergie

Pour la direction de GazelEnergie la sûreté du site de Gardanne et sécurité des travailleurs n’ont aucune importance par rapport à l’appât du gain.

Le 17 mars 2020, GazelEnergie renvoyait chez eux un certain nombre de salariés en confinement face à la progression de la pandémie en cours.

Cependant, les personnels en poste de production considèrent que des postes essentiels à la sûreté des installations ne sont plus pourvus. L’absence de salariés à ces postes met en danger la sécurité des personnels présents, du site et de la population environnante. Notamment à cause de la présence de produits chimiques et de risques d’incendie. Depuis lors, ils exercent un droit de retrait sans être entendus par la direction de l’entreprise.

Parallèlement, la Direction de l’entreprise fait faire des travaux à des entreprises sous-traitantes dans le secteur de la gestion des cendres sans tenir compte de l’évolution de la situation : pandémie, absence de salariés en charge de suivre les travaux, ... Bref ces salariés sont de la chair à virus. L’important étant que l’argent rentre dans les caisses !

La direction de GazelEnergie, interpellée régulièrement par notre organisation CGT à ces sujets reste muette. Aujourd’hui, elle relance l’activité des cendres sans répondre aux inquiétudes des salariés et de la CGT.

Face à cette situation inacceptable, Les Chefs de Manutention, solidaires avec les travailleurs des entreprises sous-traitantes ont décidé de se mettre en grève ce mardi 14 avril 2020 au matin, considérant que, la sécurité de ces salariés et la leur n’est assurée par les conditions de travail qui leur sont imposées.

Les salariés et leur syndicat CGT ne seraient pas opposés à la reprise de cette activité si leur sécurité était garantie et qu’elle se révélait de l’ordre du Service Public.

Pour gérer la situation, la Direction emploie un double langage selon l’interlocuteur ou le sujet abordé.

Selon la Direction, nous sommes une entreprise comme les autres! Bien. Mais dans ce cas tous les personnels « non nécessaires » au maintien en état de sûreté du site devraient être confinés chez eux. Il ne devrait pas y avoir, non plus, de travaux hormis ceux nécessaires au maintien de cet état de sûreté.

Selon les dires de la direction, notre rôle est stratégique pour les États, ce que la CGT partage et revendique depuis toujours. Il est temps que les intérêts privés cèdent le pas au travail pour la construction du bien commun. Cela passera par la nationalisation et la mise en gestion citoyenne et ouvrière de l’entreprise.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

jeudi 26 mars 2020

Victoire de la CGT aux élections professionnelles chez GazelEnergie



Ce 17 mars 2020, les élections de représentativité ont eu lieu au sein de GazelEnergie. Ces élections se sont déroulées dans le cadre de luttes pour assurer la pérennité de notre entreprise, de nos sites et de nos emplois.

Dans des circonstances d’organisation du vote exceptionnelles avec la mise en place du confinement décidé par l’État.

Malgré une décision unanime des organisations syndicales sur un report de ces élections dans ce contexte.

Avec les difficultés d’inscription sur les listes électorales pour que les salariés des entreprises sous-traitantes puissent exercer leurs droits démocratiques.

Avec le regroupement des établissements en une seule entité nationale donc en une instance unique

Après les médisances, colportages et mensonges variés de la direction nationale et locale sur l’action de la CGT.

Les travailleurs de GazelEnergie Génération et des entreprises sous-traitantes, par leurs votes, ont réaffirmé avec encore plus de force qu’en 2018, leur confiance dans leur organisation CGT et leur capacité d’action pour appuyer leurs revendications.

Avec une participation de 89%, ils ont accordé la majorité absolue de leurs suffrages à la CGT à hauteur de 50,13% permettant ainsi l’élection de 8 représentants titulaires CGT sur 13 au sein du Comité Social et économique de GazelEnergie Génération.



Collège
Titulaire
Suppléant
Cadre
Frédéric Burtin
Philippe Hoarau



Maîtrise
Florian Soto
Bastien Andujar
Bianca Sansinena
Pamela Ponsart
Nicolas Casoni
Philippe Miroux
Arnaud Pozo
Antony Duco
Daniel Simon

Exécution
Rémy Barrier
Frédéric Saez
Grégory Luc
Laury Brassens



Ce Comité Social et Economique (CSE) devra assurer les tâches dévolues à la Délégation du Personnel sur le plan revendicatif, au Comité Établissement quant aux questions économiques et sociales, et au CHSCT pour les questions ayant trait à la santé et aux conditions de travail qui se posent aux salariés es. Le tout avec moins de moyens dévolus par la loi.

L’efficacité des élus sera d’autant plus grande qu’ils pourront s’appuyer sur l’action revendicative de l’ensemble des salariés.

Une première réunion ordinaire s’est tenue, en visioconférence ce 24 mars 2020. Compte tenu des circonstances seules les élections du Secrétaire d’instance et celle du Trésorier ont eu lieu.

Secrétaire du CSE GazelEnergie Génération: Florian Soto
 
Trésorier du CSE GazelEnergie Génération: Arnaud Pozo
 
Un CSE extraordinaire s’est aussi tenu sur les questions de sureté des sites de production suite à la réorganisation du personnel par rapport au COVID 19.
Des motions de désaccord et d’interpellation des organismes compétents de l’État ont été votées à la majorité des Organisations Syndicales. Un compte rendu détaillé vous sera adressé ultérieurement sur la tenue des réunions CSE de ce 24 mars.

Le 17 mars dernier, l’ensemble des salariés de notre entreprise et des entreprises sous-traitantes  se sont mobilisés à un très haut  niveau pour faire vivre la démocratie


Demain, leur mobilisation nous permettra de gagner tous ensemble

un projet industriel  qui assurera

le maintien voire le développement de l’emploi

ainsi que la réponse aux besoins en énergie

 des entreprises et de la population





CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


samedi 21 mars 2020

Lettre ouverte au P-D.G de GazelEnergie Génération - 20 mars 2020

M. Mazalerat,

M. le président, je vous interpelle suite aux mesures de confinements décrétées par le gouvernement et leur mise en place dans l’entreprise sans aucune concertation avec les travailleurs et leurs représentants. Le but de ce courrier n’est pas de polémiquer mais bien de remonter les inquiétudes du personnel.

En tant qu’employeur, vous vous êtes contenté du minimum en annonçant, lors d'une visioconférence le lundi 16 mars 2020, aux Organisations Syndicales de l'entreprise la décision gouvernementale et à donner mandat aux directions locales de gérer les spécificités des sites en termes d'organisation du travail. Comme lors de notre rencontre sur Gardanne, nous vous réitérons le fait de partager votre point de vue en termes de décentralisation de certaines décisions avec concertation.

Nous tenons à attirer votre attention sur les choix unilatéraux des directions nationale et locale concernant la protection des salariés de GazelEnergie.

Non seulement la direction nationale se défile de ses responsabilités et se mure dans le silence mais, également, la direction locale montre les limites de ses compétences en faisant des choix inappropriés et sans concertation, mettant en danger les salariés travaillant sur le site ainsi que leurs familles en termes de sécurité sanitaire du personnel (propagation du COVID-19), sécurité du personnel par rapport aux installations (effectifs restreint) et sécurité des installations (effectifs restreint).

Nous avons bien reçu votre courrier (note de service dispositif et organisation mis en œuvre pendant le confinement national) adressé au personnel que nous pouvons partager sur certains points. Mais sachez, M. le président, qu’elle reste insuffisante quant au risques évoqués ci-dessus.

Comme nous le savons tous, le gouvernement à mis en place depuis le mardi 17 mars à 12h des mesures de limitations de déplacements et de confinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie mondiale du COVID-19.

M. le président, nous espérons partager avec vous le même objectif : l'éradication et la non propagation du COVID-19 au niveau national, dans notre entreprise et dans nos établissements ainsi que pour ceux qui y travaillent une sécurité maximale concernant leur santé sanitaire individuelle et celle de leurs familles, leur sécurité sur le site et la sécurité des installations.

Nous pouvons partager avec vous la première partie des actions de prévention – hygiène que vous avez mises en place pour les salariés (point 1a de votre note).

Nous sommes très sceptique voire en désaccord sur les nouveaux horaires de passage des agents de nettoyage, leurs nouveaux périmètres de nettoyage ainsi que leurs activités attribuées.

Concernant les horaires, sachez que les relèves de certains salariés postés se font à partir de 4h30/4h45. Vous comprendrez aisément que si le nettoyage se fait après les prises de postes son efficacité est très limitée. Cela concerne l’ensemble des locaux y compris les douches.

Concernant les périmètres, nous ne comprenons pas l’ordre de passage et son étalement dans le temps par rapport aux prises de postes. De plus, il nous semble que vous oubliez certains locaux comme les bureaux des Chefs de Quart Tranche 4 et Tranche 5 ainsi que les vestiaires à 10m à la Tranche 5 et les véhicules de services.

Concernant la liste des activités, il nous semble nécessaire, si possible, de mettre à disposition des masques pour ceux qui le souhaitent. Il est indispensable de mettre à disposition des travailleurs des mouchoirs jetables comme spécifié dans votre note et des gants de travail à utiliser lors des manipulations et déplacements sur les installations.

Nous souhaitons également savoir, M. le président, pour les sous-traitant travaillant pour Atalian, quelles mesures sont prises pour leur protection.

Sur le point 1c (actions de prévention – psycho-sociaux), vous ne mettez aucune nouvelles action en place hormis celles déjà existantes mais liées au contexte de fermeture des tranches charbon. Nous regrettons qu’un dispositif spécifique dû à cette situation exceptionnelle ne soit pas mis en place.

Sur le point 1d (mise en sécurité du site) de votre note, vous connaissez notre position et celle des salariés qui exercent leur droit de retrait des Chefs de Quart, Chefs de Bloc et Rondiers Poste d’Eau de la Tranche 5.

Nous avons été interpelé par les Chefs de Quart Tranche 5 qui sont, pour nous, les plus à même techniquement d'aiguiller les choix de la direction en terme de sécurité des installations et donc des salariés qui y travaillent. Vous auriez dû, à minima, consulter les salariés les plus proches des installations (Chefs de Quart, Chefs de Bloc, Techniciens Dépollution et Rondiers) afin d'avoir la juste mesure de la mise en sécurité des Tranches sur un site tout de même classé SEVESO Seuil 2 et les représentants du personnel.

De par le comportement de vos collaborateurs locaux et nationaux, il nous semble qu’il y a un vrai décalage entre vos souhaits décliné lors de notre rencontre à Gardanne de dialogue social constructif (surtout dans la période) et vos agissements (vos ACTES).

Pour démontrer à quel point le directeur du site est dépassé par les événements, il se contente de noter dans le cahier du CHS-CT, le jeudi 19 mars en milieu d'après-midi, qu'un courrier sera envoyé par la directrice des Ressources Humaines aux membres du CSE (drôle de conception du dialogue social …) que les travailleurs de Gardanne ont sollicité lors de leur droit de retrait. Par ces agissements, vous mettez y compris le directeur d’établissement en grande difficulté.

De plus, notre Organisation CGT a interpellé la direction aux niveaux local et national sans réponses de leur part. Il semblerait que vos téléphones soient confinés aussi.

Enfin, à la lecture du mot inscrit dans le cahier du CHS-CT par le directeur de Gardanne, nous en déduisons qu'il n'est pas d'accord avec le droit de retrait exercé par les travailleurs. Et ce, sans même avoir mené d'enquête conjointe avec les membres de la CSSCT ou les membres du CSE … Comme vous le savez parfaitement, un droit de retrait ne peut être refusé et contesté par l’employeur.

Pour toutes les raisons évoqués plus haut, nous revendiquons le maintien d’un effectif (sous-traitant y compris, même d’astreinte) de sûreté et de sécurité suffisant sur la Centrale de Gardanne qui puisse maintenir le personnel et les installations en sécurité et qui puisse intervenir efficacement en cas de besoin.

Pour finir, nous nous accordons sur la situation plus qu’anxiogène. Vous rajoutez de l’anxiété à l’anxiété également par la non communication des modalités de paiement des salaires. Concernant la rémunération, depuis l’annonce de la mise en œuvre de cette décision, nous n’avons aucune information écrite sur le maintien des rémunérations des agents et des sous-traitants. Nous revendiquons le maintien du salaire, des ISC et des primes d’astreinte pour les personnels, y compris sous-traitant, en situation de confinement.

Concernant les congés payés, Nicolas Legay, Directeur de la Centrale de Gardanne a annoncé : « il n’y aura pas de report des congés, il faut donc solder ses congés d’ici le 30/04/2020 comme d’habitude » Nous dénonçons cette mesure. Les salariés (y compris les sous-traitants) doivent pouvoir solder leurs congés dans la période qui suivra la fin du confinement. Nous revendiquons le report du solde des congés pour l’ensemble des personnels, y compris ceux qui aurait déjà posé des congés dans cette période.

M. Mazalerat, a situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, il ne faudrait pas que la solidarité se fasse sur le dos des travailleurs.

Je vous réitère donc ici notre demande de convoquer dans les plus brefs délais un CSE Extraordinaire afin d'échanger réellement sur les besoins en effectifs nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et des biens de nos installations ainsi que sur tous les moyens nécessaires à la protections des salariés, de leurs familles. Ainsi qu’à également contacter les représentants CGT du site.

Sachez, M. le président, que l’objectif prioritaire de notre Organisation CGT est de tout mettre en œuvre pour protéger la santé des travailleurs et de leurs proches, y compris sur les aspects financiers.

Dans l'attente d'une réponse que j'espère rapide de votre part, je me tiens à votre disposition.

Cordialement

Jean-Charles PASCAL
Délégué Syndical CGT GazelEnergie Génération
06.22.73.46.81

lundi 16 mars 2020

Élections des membres du CSE: des Elus au service des salariés de Gazel Energie



Depuis l'annonce de la décision du Chef de l'Etat de fermer les Centrales à charbon,  notre entreprise a changé de propriétaire, mais ses politiques "industrielle" et "sociale" n'ont pas bougé d'un iota. Côté industriel c'est l'alternance de projets fumeux et de vide intersidéral. Côté social, elle se limite au respect des formes légales, à l'absence  de dialogue, la répression et le mépris des salariés.

Les salariés et leur syndicat CGT agissent pour construire leur avenir.

Démarches du syndicat CGT auprès des élus locaux et régionaux, ainsi que des organismes consulaires pour faire valoir l'utilité de la Centrale de Gardanne au service de la population et des entreprises et obtenir leur soutien. Démarches qui n'auraient jamais abouti sans la mobilisation active des salariés ni le travail effectué en liaison avec l’Union Départementale 13 et les syndicats des professions complémentaires des notres comme ceux de notre Fédération et ceux des Ports et Docks.


Construction d'un projet industriel en lien avec un cabinet d'expert, le BERIM. Projet aux multiples visages.

Développer le savoir faire technologique dans la récupération du CO2 pour permettre aux centrales à charbon de continuer à fonctionner en émettant moins de gaz à effet de serre.

Construction d'unités de gazéification pour alimenter les piles à combustible

Valorisation des déchets pour alimenter une économie circulaire respectueuse de l'environnement.

Le second semestre a été consacré à obtenir le financement des études de faisabilité. C'est la mobilisation permanente et forte des salariés aux côté de leur syndicat CGT qui a permis d'aboutir à ce que l'Etat mette la main à la poche après que Gazel Energie se soit dédit.

La démarche de la CGT vise à concrétiser un projet qui soit utile aux salariés, à la population et aux entreprises.

La CGT est dans son rôle de syndicat en défendant l'emploi par une démarche constructive permettant d'ouvrir un avenir pour chaque salarié de la Centrale.

Aucun salarié ne doit rester sur le bord de la route. Évolution dans les emplois, départs en retraite doivent se faire dans les conditions souhaitées par chacun.

C'est pour cela que la CGT revendique l’obtention du raccordement permettant aux salariés de garder leur emploi, leur rémunération et de se former le temps que les projets soient réalisés. Comme cela a été fait à la Centrale de Gardanne par le passé lors de la conversion de la TR4. Et comme cela sera appliqué à d'autres professions comme les dockers dans le cadre du projet gouvernemental d'arrêt des tranches charbons.

Pour gagner un projet industriel garantissant un avenir pour tous, le maintien de notre statut et l’accès à l’énergie pour les populations et les entreprises



Pour gagner le maintien voire la création d'emplois statutaires.



Pour gagner une répartition des richesses créée par les salariés pour leur permettre de vivre décemment par un taux d'avancement à 66% et le déplafonnement des reclassements.



Pour gagner le respect et l’amélioration des dispositions statutaires de rémunération des cadres.



Pour gagner un départ à la retraite décent pour ceux qui sont en âge d’en bénéficier.



Pour toutes ces raisons,

nous appelons l’ensemble des salariés

s’exprimer par le vote CGT



le 17 mars  2020 de 5h00 à 16h00



CEUX QUI VIVENT 

SONT CEUX QUI LUTTENT