mercredi 20 septembre 2023

Déclaration CGT – CSE Gazel Energie Génération 20 septembre 2023


 En date du 8 septembre 2023, la CGT a déposé un préavis de grève portant sur l’ensemble des revendications identifiées depuis la signature des relevés d’engagements signés les 4 mars et 8 avril 2022, et qui restent toujours insatisfaites plus d’un an après.

Ces revendications ont été construites et sont portées par l’ensemble des travailleurs de la Centrale de Gardanne qu’ils soient licenciés ou en activité. Contrairement, aux politiques managériales et aux basses manœuvres de la direction qui vise, en permanence, à diviser, à discriminer, à opposer et à harceler les travailleurs, notre organisation CGT aura toujours l’impérieuse responsabilité de rassembler et défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs sans distinctions.

C’est pourquoi, ce préavis porte notamment sur :

  •  Le retrait des sanctions sur les rondiers Biomasse, infligées injustement et venant entraver le droit de grève, sur lesquelles la direction s’était engagée à retirer à plusieurs reprises sans jamais le faire.
  • Le paiement du CAS à 100% ainsi que l’obtention d’une lettre de réembauche pour les travailleurs licenciés contraints restent au centre des revendications.
  • L’obtention d’une prime de préjudice au titre du PSE.
  • Les travailleurs avec la CGT revendiquent aussi l’attribution d’une prime exceptionnelle liée au fonctionnement de P4B et à l’échec organisé par la direction de la négociation sur l’accord d’intéressement.
  • La CGT revendique aussi l’embauche au statut IEG des 2 travailleurs licenciés injustement qui sont issus de la sous-traitance et qui participent activement à la lutte depuis le début du conflit.


Malgré une première journée de grève suivi par une large majorité des travailleurs du site de la centrale de Gardanne atteignant même 100% des personnels postés, les seules propositions de la direction, pour sortir du conflit, consiste à respecter leurs obligations légales de revalorisation du CAS ou à donner une aumône indexée à un fonctionnement de la tranche Biomasse que vous laissez délibérément à l’arrêt. Sur le reste des revendications, il n’y aucune proposition concrète de votre part.

Par vos réponses et votre comportement, vous faites une nouvelle fois la démonstration de votre mépris envers les travailleurs de la centrale de Gardanne.

Mais avec cette direction, le mépris laisse rapidement place à la menace ! Dans un mail du 15 septembre 2023, adressé à l’ensemble des travailleurs de GazelEnergie, le premier responsable de l’entreprise, Mazalerat, Président Directeur Général, avec tout le recul et la hauteur qu’il doit conférer à sa fonction, annoncent aux salariés, tel un tweet sur les réseaux sociaux, que le groupe biomasse va fermer !

Les causes selon ses mots : « une trentaine de personnes bénéficiant du CAS ont forcé l’entrée du site »

Et ce serait cette trentaine de personnes qui seraient responsables de tous les maux de l’entreprise.

Tout d’abord, c’est bien l’ensemble des travailleurs mobilisés sans distinction, qu’ils soient grévistes ou licenciés, qui sont allés interpeler la direction locale sur leurs revendications sans aucune menace ni violence, le Directeur du site, Vincent Yannou concédant même que cette interpellation s’est déroulé dans le calme.

Ensuite, si PB4 n’a pas produit d’électricité, jeudi 14 septembre 2023, c’est bien parce que les travailleurs en postes exerçaient légitimement leur droit de grève et que l’installation a été mise en sécurité conformément à la procédure.

Si 99% des autres jours de l’année 2023, l’unité biomasse n’a pas produit d’électricité, cela revêt de la seule responsabilité de la direction.


En effet, contre l’avis de la CGT, fin 2022, la direction a fait le choix de dénoncer le contrat de vente d’électricité lié au fonctionnement de PB4. C’est par sa stratégie de vouloir jouer aux apprentis capitalistes ou opportunistes sans se soucier des contraintes de fonctionnement de l’installation, de la sécurisation du réseau électrique, ni de l’augmentation exponentielles des prix de l’électricité pour les usagers, et donc pour spéculer sur le marché de l’énergie, que la direction met en péril l’avenir de la tranche biomasse et donc le site de la centrale de Gardanne.

Depuis, la direction court derrière le gouvernement pour essayer de négocier un nouveau contrat.

Par son mail, Mazalerat veut renvoyer la responsabilité de son échec à gérer un groupe industriel sur les travailleurs qui subissent depuis plus de 5 ans, toutes les décisions néfastes prises par la direction.

Il s’agit d’un acte mensonger, menaçant et d’une violence qui alourdit une fois de plus le préjudice subi par les travailleurs qu’ils soient licenciés ou en activité.

Depuis lundi 18 septembre 2023, la majorité des élues du CSE ont fait valoir leur droit pour convoquer un CSE extraordinaire afin de traiter en urgence les propos constituant le mail de M. le PDG, et d’avoir des réponses concrètes sur la véracité de ses propos et sur la gravité de la situation.

A ce jour, la direction n’a donné aucune suite à la demande légale et légitime des élues. Faisant comme si de rien était, elle tient le CSE mensuel d’aujourd’hui dans la plus grande indifférence. C’est encore une fois, une situation supplémentaire de mépris des Travailleurs et de leurs représentants.

Si vous avez le don de rejeter en permanence votre responsabilité sur le dos des travailleurs, notre organisation CGT va continuer à prendre les siennes en lien avec eux.

Aujourd’hui, mercredi 20 septembre, avec l’ensemble des travailleurs de la centrale de Gardanne, la CGT appelle à une nouvelle journée de grève dans le cadre des revendications déjà établis dans le préavis et pour toutes les raisons que je viens d’évoquer.
 
A savoir nous exigeons des réponses immédiates de la part de Mazalerat concernant le maintien de nos outils de travail en fonctionnement ainsi que la réalisation des projets de Travailleurs.

La CGT revendique un fonctionnement de la Tranche Biomasse avec un minimum de 4500h par an afin d’assurer la pérennité de la Centrale de Gardanne, de l’activité portuaire et de l’ensemble des emplois qui y sont liés.

La CGT revendique également la mise en œuvre de projets industriels sur les sites de production, et notamment le projet de production de Méthane par Gazéification que les travailleurs avec la CGT défendent et développent, d’ailleurs seul projet en cours sur le site de la centrale de Gardanne depuis l’abandon par GazelEnergie du projet Hynnovera.

Et afin de stopper ce désastre industriel qui met perpétuellement en péril la vie des familles entières de travailleurs et d’usagers, la CGT continuera le combat pour la renationalisation de l’entreprise et de l’ensemble du secteur de l’énergie.

Nous nous rendrons disponible pour toutes rencontres permettant de répondre aux revendications des travailleurs.

Nous vous informons également que suite à l’ensemble des éléments apportés dans cette déclaration, les élues CGT au CSE de Gazel Energie Génération quitte la séance de ce jour, mercredi 20 septembre 2023.

Nous invitons également l’ensemble des élus et représentants syndicaux à en faire de même.

Pour télécharger la déclaration u format pdf cliquer ici

mardi 19 septembre 2023

Demande de réunion extraordinaire du CSE du 18 septembre 2023

 Bonjour à toutes et à tous,
Par mail du vendredi 15 septembre 2023, le PDG de l'entreprise, M. Mazalerat, nous apprend qu'iln'existe toujours pas de contrat garantissant le rachat de la production de P4b. Le PDG. indique même clairement <<sans ce contrat, la pérennisation de la centrale biomasse est compromise>>.
M. Mazalerat précise que pour obtenir un contrat garanti par l’Etat et RTE, il faut que le site de Gardanne soit reconnu comme une centrale qui sécurise le système électrique. Quelles sont les conditions de l'obtention de cette reconnaissance et de ce contrat ?

Comment la direction de l'entreprise peut avoir dénoncé le contrat de rachat d'électricité en expliquant que c'était la meilleure stratégie pour engranger un maximum de profits et moins d'un an après faire l'aveu que sans contrat de rachat, la biomasse fermera et les projets prévus sur le site de Gardanne ne se réaliseront pas ? La direction a fait preuve d'un opportunisme démesuré qui risque une nouvelle fois de mettre en péril les outils de production, les emplois et les familles des travailleurs.

Le PDG affirme qu'<<il est temps que chacun prenne conscience de la situation et prennent ses responsabilités>>. La direction a pris les siennes sans écouter les élus CGT du CSE et cela risque de mener très vite à la fermeture du site, entraînant <<la perte définitive des emplois directs et indirects du site de Gardanne>>.

Je tiens à vous alerter en tant que secrétaire du CSE sur le fait que ce mail a provoqué chez les travailleurs de la centrale de Gardanne des risques psychosociaux graves qui les impactent dans leur travail quotidien ainsi que dans leurs vies de familles.

Cette annonce très inquiétante confirme que la procédure d’alerte engagée par le CSE était justifiée et justifie qu’un point soit fait immédiatement sur l’état de la situation de l’entreprise et les intentions de l’employeur.

C’est pourquoi, vue la gravité de la situation, je vous transmets par ce mail une demande de la majorité des membres du CSE, conformément à l’article L.2315-31 du code du travail, d’organiser en urgence un CSE Extraordinaire sous 24h à 48h, avec comme ordre du jour :

" Mail de M. Mazalerat : annonce de la fermeture de P4b et du site de Gardanne "

Il va de soi que la présence du PDG, M. Mazalerat, est indispensable lors de cette réunion, pour apporter aux élus des explications sur l'ensemble de ses écrits, à savoir la mise en cause de la pérennisation de P4b et des autres projets du site, comme la mise en cause du droit de grève, qui est un droit constitutionnel.

Si vous êtes d'accord avec cette demande, répondez moi en faisant "répondre à tous" pour valider cette demande.

Dans l'attente,

Cordialement,

Florian SOTO
Secrétaire du CSE Gazel Energie Génération
06.14.20.44.55

mardi 7 mars 2023

Réembauche de licenciés contraints, Encore une victoire par la lutte !

 


Suite aux multiples interpellations auprès de l’entreprise et des services de l’État, la décision a été prise de rassembler à nouveau les travailleurs avec les organisations de la CGT impliquées dans notre lutte. C’est dans ce cadre que la CGT a obtenu la tenue pour le 11 janvier 2023 d’une réunion tripartie sous l’égide du Préfet de Région et en présence de GazelEnergie.

Le constat fut sans appel, près d’un an après la signature des relevés d’engagements en préfecture, rien n’avait été respecté de la part de l’État et de GazelEnergie.

Le tuilage permettant aux travailleurs licenciés de s’engager pleinement dans le projet, l’association d’un industriel pour exploiter le projet, ainsi que la réembauche de travailleurs licenciés « contraints » qui permettrait en partie de pérenniser le fonctionnement de l’unité Biomasse.

C’est sur ce dernier engagement que la CGT, avec les travailleurs en lutte, a réussi la négociation d’un accord actant la réembauche de 9 licenciés ou devant l’être.

Cette victoire appartient à tous les travailleurs qui ont lutté pour l’obtenir !!!

La stratégie mise en place par le syndicat CGT Centrale de Gardanne ainsi que de toutes les organisations de la CGT continue de payer.

L’accord négocié a donc été soumis par GazelEnergie à signature. La CGT a consulté ses syndiqués afin de définir sa position. A l’issue de cette consultation, il en ressort qu’une large majorité de syndiqués s’est prononcés en faveur de la signature.

La CGT a donc signé l’accord permettant la réembauche ou le maintien dans l’emploi de 9 Travailleurs licenciés contraints ou devant l’être.


Cet accord prévoit donc que nos 9 camarades soient réembauchés au 1er avril 2023 avec reprise de leur dernier NR et maintien de l’ancienneté depuis l’embauche initiale.

Cette victoire importante doit en amener d’autres. C’est encore une fois par la lutte que les travailleurs avec la CGT arriveront à concrétiser le reste des engagements du 4 mars et le 8 avril 2022 qui ne sont toujours pas respectés. Le tuilage de nos camarades licenciés contraints ainsi que la réalisation du projet industriel des travailleurs sont à notre portée !!!

Continuons ensemble ce combat et allons arracher notre avenir !!!


En parallèle et suite aux nombreuses interventions de la CGT, la direction a enfin repris les négociations concernant la prime de fonctionnement P4B et la NAO. La CGT continuera à œuvrer dans l’intérêt des travailleurs afin de tirer le maximum pour l’intérêt des travailleurs et ne manquera pas d’informer, de consulter et construire le rapport de force pour obtenir le meilleur pour chacune et chacun.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Gardanne, le 6 mars 2023

mercredi 15 février 2023

CENTRALE DE GARDANNE L’heure du respect des engagements a sonné !


 Une réunion tripartie s’est tenue le 8 février dernier avec nos organisations CGT, GazelEnergie et les représentants de l’État sous l’égide du préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND. Celle-ci faisait suite à la réunion du 11 janvier qui n’avait pas apporté de réponse aux travailleurs et à la CGT sur les avancés des projets et les solutions liées aux engagements signés les 4 mars et 8 avril 2022.

Malgré ce second temps, l’État et GazelEnergie n’ont, une nouvelle fois, pas répondu aux inquiétudes légitimes des travailleurs sur le tuilage, sur la réembauche des salariés licenciés et sur l’activité industrielle.

Aucune solution claire n’a été proposée ou actée !


Cela fait près d’un an que des engagements tripartites ont été pris. Pour la CGT, fini le temps de s’enfermer dans la « réunionite » où rien n’avance. Il était temps de passer aux concrets et aux actes !

Devant ce mépris de l’État et de GazelEnergie envers les travailleurs, la délégation CGT a quitté la réunion.

Le temps défile et cette situation est inacceptable tant pour les travailleurs de la centrale de Gardanne, que pour les Travailleurs Portuaires et Dockers dont l’activité ne cesse de décroitre. Il devient urgent que GazelEnergie et l’État assument leurs engagements !

Des projets industriels aux statuts des IEG sur le site de la Centrale de Gardanne doivent aboutir pour pérenniser le site et ainsi renforcer l’activité du Port de Marseille/Fos.

Fortes de ce constat, nos organisations CGT de la Centrale de Gardanne, du Grand Port Maritime de Marseille, des Dockers de Fos, de l’Union Départementale des Bouches du Rhône, de la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie et la Fédération Nationale des Ports et Docks prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre pour faire respecter l’ensemble des engagements obtenus et satisfaire les revendications des travailleurs !

Gardanne, le 13 février 2023.

mardi 17 janvier 2023

 La CGT respecte ses engagements, à l’Etat et Gazelenergie de le faire

Mercredi 11 janvier 2023 au soir, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT ont rencontré en préfecture le Préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND, la direction de Gazelenergie, le délégué interministériel et la DREETS.

Alors que des engagements avaient été signés le 4 mars et le 8 avril 2022, l’ensemble des syndicats CGT réclame leurs concrétisations dans les plus brefs délais.

A l’inverse de l’État ou encore de Gazelenergie, la CGT a tenu ses engagements : l’unité biomasse PB4 fonctionne depuis des mois et permet à l’entreprise d’engranger des profits dans un contexte de crise énergétique.

Pour autant, le sablier continue de s’écouler pour les travailleurs licenciés, mais aussi pour les travailleurs Portuaires et Dockers du port de Marseille-Fos dont l’activité ne cesse de décroître.

Pour avancer et permettre une issue favorable aux attentes des travailleurs, la délégation CGT acte la proposition d’une nouvelle rencontre, le 30 janvier 2023 à 10H00 en Préfecture, et exige que les services de l’État et Gazelenergie répondent concrètement aux engagements suivant :
- Embauche de 8 travailleurs licenciés contraints.
- Apporte les conditions et mécanismes du tuilage.
- Apporte un ou plusieurs acteurs énergétique afin de développer industriellement le projet porté et développé par les travailleurs et l’ATCG.

Une direction encore et toujours dans la manipulation !

Devant l’empressement du Directeur de la Centrale de Gardanne de communiquer au lendemain de la réunion, la CGT se doit d’apporter des éclaircissements et une clarification sur les engagements et les attentes.

Le Président de Gazelenergie a annoncé clairement en préfecture, entendu par tous y compris les représentants de l’État, « la réembauche de 8 salariés licenciés contraints » et non pas une marge comprise entre 6 et 8.

Ensuite sur la condition de signature d’un « accord majoritaire » par la CGT, évoqué toujours par le Directeur du site, à ce jour, aucun accord n’a été présenté à la CGT et si un accord était proposé, le syndicat CGT consultera ses syndiqués avant de signer. Sous réserve que celui ne fasse pas référence à la procédure en cours au Conseil d’État par les travailleurs licenciés, n’intègre pas d’élargissements de périmètre sur l’organisation actuelle, et réponde à une réorganisation cohérente et efficace attendu de longue date par tous les travailleurs de la Centrale garantissant la sécurité et permettant un fonctionnement de l’unité P4B pérenne

La CGT exige que Gazelenergie et l’Etat prennent leurs responsabilités et respectent enfin leurs engagements.

Sans avancées concrètes le 30 janvier en Préfecture, les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec leur syndicat CGT prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre afin de faire respecter l’ensemble des engagements déjà pris.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

vendredi 13 janvier 2023

 CENTRALE DE GARDANNE: LE TEMPS PRESSE !!!


Mercredi 11 janvier 2023 au soir, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT ont rencontré en préfecture le Préfet des Bouches du Rhône, Christophe MIRMAND, la direction de Gazelenergie, le délégué interministériel et la DREETS.

Alors que des engagements avaient été pris le 4 mars et le 8 avril 2022, l’ensemble des syndicats CGT réclame leurs concrétisations dans les plus brefs délais.

Au contraire de l’État ou encore du groupe Gazelenergie, la CGT avait tenu ses engagements et l’exploitation de la Tranche biomasse fonctionne depuis des mois permettant à l’entreprise d’engranger des profits dans un contexte de crise énergétique.

Le sablier continue de s’écouler pour les travailleurs licenciés, mais aussi pour les Travailleurs Portuaires dont l’activité ne cesse de décroître. Il devient urgent que les parties assument leurs engagements et que des projets d’avenir sur le site de la Centrale de Gardanne émergent pour pérenniser le site et ainsi renforcer une partie des activités des Ouvriers Dockers et Portuaires du port de Fos/Marseille.

Pour avancer et permettre une issue favorable sur les attentes des travailleurs, la délégation CGT acte la proposition d’une nouvelle rencontre, le 30 janvier 2023 à 10H00 en Préfecture pour que les services de l’état et Gazelenergie, puissent répondre à minima sur :

  • L’embauche de salariés licenciés avant le 30 janvier 2023.
  • L’identification du mécanisme du tuilage.
  • L’identification d’un ou plusieurs industriels pour le projet porté par les travailleurs avec l’ATCG.

Cette future rencontre doit acter des décisions et des échéances claires.

Sans avancées concrètes, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat CGT des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT prendront leurs responsabilités et mettront tout en œuvre afin de faire respecter l’ensemble des engagements déjà pris.

Gardanne, le 12 janvier 2023.

lundi 2 janvier 2023

Avenir industriel de la Centrale de Gardanne: remise en cause des engagements ?



Le 4 mars et 8 avril 2022, des engagements tripartites ont été signés par GazelEnergie, l’État et la CGT. Ils entérinent de :

  • Pérenniser l’activité industrielle sur le site de la centrale de Gardanne, notamment de Provence 4 Biomasse et de l’activité portuaire liée, permettant par la réembauche de salariés licenciés contraints.
  • Gagner un avenir industriel en permettant la réalisation de projets, tel que celui porté par la CGT et les travailleurs de la centrale de Gardanne constitués en association (ATCG).
  • Ré-embaucher et former les salariés licenciés contraints par GazelEnergie, au statut des IEG, sur un ou des projets sur le site de la centrale.
  • Mettre en œuvre une solution d’accompagnements des salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE, au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020, par un mécanisme dit de « tuilage ».


Tous ces engagements ont été obtenus après plus de 4 années de lutte des Travailleurs de la centrale de Gardanne en convergence avec les Travailleurs Portuaires et Dockers du port de Marseille/Fos et plus largement de nombreux ports et sites de production électrique en France.

Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, le syndicat des Dockers de Fos, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT et la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT constatent, à aujourd’hui, qu’aucun de ces engagements ne sont respectés, ni par GazelEnergie, ni par l’État.
Suite à l’interpellation des mêmes organisations CGT, par courrier daté du 27 octobre 2022, une réunion se tiendra le 11 janvier 2023 en Préfecture des Bouches du Rhône sous l’égide du Préfet, Christophe MIRMAND.

Cette réunion doit apporter des réponses concrètes, claires et précises, à court, moyen et long terme sur les conditions de mise en œuvre de ces engagements en tenant compte des contraintes de délais. L’inverse serait de nature à mettre les organisations de la CGT dans des dispositions beaucoup plus offensives, afin de faire respecter tous ces engagements et ce, dans l’unique intérêt des travailleurs.


L’ensemble des travailleurs avec leurs organisations CGT restent vigilants et déterminés à faire aboutir leurs projets et leurs revendications.
 

Gardanne, le 02 janvier 2023

mardi 6 décembre 2022

La lutte paye !


 Une journée de grève et de mobilisation a eu lieu le mardi 29 novembre 2022, à l’appel de la CGT suite au ras-le-bol des travailleurs et travailleuses de la centrale de Gardanne.

Faisant suite au préavis de grève déposé par la CGT le 25 Novembre 2022 et à l’absence totale de réponses de la part de la direction sur celui-ci.

Les revendications de ce préavis découlent des différentes tournées de service effectuées par la CGT en septembre.

Devant la forte mobilisation des travailleurs réunis sur le piquet de grève et la décision prise par les grévistes d’agir sur la production de MW de P4B avec arrêt de l’unité, la direction a contacté le même jour dans la soirée la CGT pour organiser une réunion en bilatérale qui s’est tenue mercredi 30 novembre en fin d’après-midi.

Lors de cette réunion, la CGT a exigé de la direction d’apporter des réponses aux attentes et aux besoins des travailleurs. La CGT, et donc les travailleurs n’ont plus de temps à perdre dans des discussions stériles, car 8 mois se sont écoulés depuis la signature de l’engagement du 8 avril dernier, et rien n’a été respecté par GazelEnergie.

Une fois de plus, la direction est venue à cette bilatérale avec aucunes réponses aux revendications des travailleurs.

Sur chaque point identifié dans le préavis de grève, elle a fait mine de ne pas pouvoir répondre favorablement ou pire encore, elle a prétendu avoir déjà répondu.

Suite à ce comportement irresponsable, le syndicat CGT a lancé un ultimatum de 24h à la direction afin qu’elle apporte des réponses sérieuses et concrètes.

Le lendemain matin à l’aube, une nouvelle bilatérale s’est tenue en urgence entre la CGT et la direction, à la demande de celle-ci, sans aucune autre organisation syndicale.

Et c’est donc en prémices de la négociation sur les effectifs, que la rencontre a eu lieu avec les propositions suivantes sur chaque revendication inscrite dans le préavis.

Voici les réponses et engagements de la direction auprès du syndicat CGT :

  • Le retrait immédiat des avertissements et rappel à l’ordre adressés aux rondiers Biomasse.
    • La direction répond que ce n’est pas un problème et que les sanctions seront retirées.
    • Toutefois cet engagement a déjà été pris sans que jamais il soit concrétisé.
  • Des embauches qui permettent une réelle organisation opérationnelle afin de pérenniser l’activité de P4B et n’incluant aucun élargissement de périmètres.
    • A discuter dans le cadre de la négociation sur les effectifs.
  • L’attribution de NR suffisant pour répondre à de véritables courbes de carrières et des augmentations de salaires qui permettent de vivre dignement.
    • La CGT a revendiqué 2NR pour tous, la direction annonce 1NR pour tous les travailleurs de la centrale de Gardanne hors quota et dès le 1er janvier 2023 avec ouverture de la négociation NAO 2023 le jeudi 15 décembre 2022.
  • L’attribution d’une Prime de fonctionnement P4B avec des modalités d’attributions identiques à ce qui est déjà mis en place sur d’autres sites, comme CEH.
    • La CGT a revendiqué 6400€, soit le double du restant dû avec un versement sans conditions et immédiatement.
La direction annonce :
      • Le paiement de la prime exceptionnelle de 900€ sur le mois de décembre 2022.
      • Sur le palier des 660h, celui devrait être atteint le 12 décembre, paiement des 835€.
      • Le palier final des 3200h ne sera pas atteint au 31 décembre, mais seulement 3100h, elle ne garantit pas le paiement des 1400€.
      • Ouvrir des négociations pour un nouvel accord 2023 sur le fonctionnement de P4B, le vendredi 16 décembre 2022, avec d’ores et déjà acté une partie fixe et une partie variable, dans le même mécanisme que sur CEH .
  • Le paiement à hauteur de 100% du salaire de référence pour les périodes de Congé de Reclassement et du Congé d’Accompagnement Spécifique pour les travailleurs licenciés.
    • La direction indique que cette contribution incombe à l’État.
  • La prise en charge de la période de tuilage jusqu’à la réembauche des travailleurs licenciés contraints sur P4B, sur les projets portés par la CGT ou tout autre projet sur le site de la centrale de Gardanne et au statut des IEG.
    • Pour la direction, ce point est lié avec la rencontre prévue en préfecture le 11 janvier 2023.
  • L’application de la RPCC et PO pour une équité entre les salariés avec une application commune en toute transparence.
    • La direction annonce accordée la PO (prime objectif) à tous les travailleurs cadres et sur la RPCC (rémunération de performance contractualisé des cadres) en attente du mécanisme à mettre en place.
  • Revalorisation de l’indemnité de déplacement.
    • La direction annonce revaloriser considérablement l’indemnité kilométrique et fera une proposition chiffrée à la CGT avant la fin d’année.
  • Des conditions de travail digne pour l’ensemble des travailleurs.
    • Prise en compte par la direction du comportement inadapté de certain(e) manager et accélération des travaux de réaménagement des différents locaux.


Ces propositions faites par la direction prouvent bien que la seule façon d’obtenir des réponses et de gagner sur des revendications passent par la lutte et la mobilisation.


Nous pouvons, nous devons être fiers et conscients

 que la lutte permet de gagner !


Le panier n’est pas encore plein, et bon nombres de revendications sont encore sans réponse, mais certains éléments, gagnés par la lutte, tendent à améliorer les conditions de vie des travailleurs et travailleuses !

La prochaine bilatérale se tiendra le mardi 13 décembre 2022. La CGT ne manquera pas de vous informer de la suite de ces négociations, basées sur le préavis de grève déposé le 25 Novembre 2022.

Nous devons rester mobilisés 

pour faire aboutir la totalité de nos revendications.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mardi 29 novembre 2022

GazelEnergie doit répondre aux revendications des travailleurs !

 


 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

du syndicat CGT Centrale de Gardanne 

 

 



Depuis la signature des relevés d’engagements en préfecture les 4 mars et 8 avril 2022 et la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la centrale de Gardanne, la direction semble jouer la montre. Plus de sept mois sont passés et aucun des engagements pris par GazelEnergie n’a été respecté. Que ce soit dans le cadre de la réembauche des travailleurs licenciés contraints, de la mise en œuvre des projets industriels sur notre site mais aussi de la prise en compte de l’augmentation du coût de la vie et de la reconnaissance au travail. 


Les travailleurs de la centrale de Gardanne, qu’ils soient salariés ou licenciés, sont toujours laissés pour compte.

Face à tant d’immobilisme, les travailleurs de la centrale de Gardanne avec la CGT réunis en assemblée ce matin ont voté un arrêt de travail pour 24h et la reprise en main de l’outil de travail avec un arrêt de la production de la tranche 4 biomasse.

Dans ce contexte, la CGT de la centrale de Gardanne exige que la direction de GazelEnergie réponde aux revendications des travailleurs, que ce soit en termes de réalisation des projets industriels, d’embauches au statut des IEG avec le tuilage pour les licenciés contraints, et d’augmentation de salaire et d’améliorations des conditions de travail des agents travaillant sur la biomasse.

Sans avancées concrètes, les travailleurs avec leur syndicat CGT décideront des suites et des modalités d’actions dans les jours et les semaines à venir.


Contact Presse :
Roccasalva Jean-Michel : 06.63.11.32.89
Pascal Jean-Charles : 06.22.73.46.81

dimanche 27 novembre 2022

De la fermeture, au super profit, il n’y a qu’un pas !

 

Pour l’année 2023, le gouvernement avait annoncé le maintien du bouclier tarifaire ainsi que d’autres mesures censées limiter l’impact pour la population de la crise
énergétique, créé par les différents gouvernements depuis 20 ans. Ces mécanismes ont été confirmés dans le cadre de la loi finance 2023 que le gouvernement a fait passer en force à l’Assemblée Nationale en utilisant le 49.3.

La loi finance 2023, qui est maintenant dans les mains du Sénat, prévoit de plafonner les prix de l’énergie pour les producteurs d’électricité. Cela signifie que l’Etat encaissera la différence entre le prix plafond et le prix du marché pour chaque MW produit non contractualisé. Afin de financer le fameux bouclier énergétique, un prix plafond différent est fixé pour chaque type de production.

En ce qui concerne la Biomasse, le prix plafond est à 130€/MWh. La production à base de charbon est également plafonnés, mais cette loi, prévoit le remboursement des coûts d’achat du combustible ainsi que la taxation sur les émissions de CO2.

Cela signifie pour la Centrale de Gardanne que GazelEnergie ne pourrait pas encaisser plus de 130€/MWh quel que soit le prix du marché. Alors que l’entreprise avait dénoncé le contrat avec EDF de P4B, (et avec comme conséquences immédiates la problématique de prévision de production et de fait de sécurisation de l’activité de P4B) afin de profiter de l’envolée des prix du marché (jusqu’à 3000€ du MW/h pour l’hiver dernier), cette mesure aurait pu remettre totalement en cause l’avenir industriel du site.

Dans l’urgence, le PDG de GazelEnergie a contacté la CGT pour annoncer que si cette mesure entrait en vigueur, l’entreprise envisagerait la fermeture pure et simple de la tranche Biomasse !

La CGT, prenant ses responsabilités, est intervenue immédiatement auprès de plusieurs sénateurs pour avertir et alerter des conséquences sociales catastrophiques de l’application de cette loi.


Après de nombreux contacts durant toute la journée du samedi 19 novembre pour apporter la meilleure solution, ce n’est que dans la nuit, lors du passage du projet de loi au Sénat, qu’un amendement a été proposé sur le plafonnement des prix de revente d’électricité par les producteurs.

Nous concernant, la solution adoptée à la majorité par le Sénat consiste à maintenir ce prix plafond mais en excluant le coût d’achat du combustible Biomasse qui sera répercuté sur le tarif de vente. Cela implique qu’à chaque fois que la direction décidera de produire en fonction du prix du marché, GazelEnergie encaissera les 130€/MWh avec uniquement les frais de fonctionnement classique hors achat du combustible.

Nous sommes donc passés d’une fermeture de la Biomasse à un profit considérable pour l’entreprise et cela en l’espace de 48h!

Même si la situation reprend une stabilité apparente sur les tarifs pour l’entreprise, il faut garder à l’esprit le caractère temporaire de cette mesure. En effet, la loi finance n’est valable qu’un an. De plus, lorsque l’on analyse à quel point notre avenir est incertain avec des décisions politiques qui peuvent faire passer l’entreprise de la fermeture à l’abondance en un claquement de doigt ou l’inverse, il est indispensable pour les travailleurs de rester attentifs et mobilisés à tout moment.

Rien n’est acquis, tout est conquis !

A l’heure où la répartition des richesses n’existe pas, à l’image du taux de NR dans le cadre des NAO, nous apprenons donc que l’entreprise bénéficie d’un système énergétique capitaliste et que l’État va donc profiter de cette mesure pour encaisser des milliards d’euros.

Si l’objectif affiché est de limiter l’impact de la crise énergétique pour les populations, chacun doit rester mobilisé avec la CGT afin que toutes les décisions politiques se fassent toujours dans l’intérêt des travailleurs, des usagers et non des actionnaires. C’est pour cela que la CGT de la centrale de Gardanne revendique la mise en place dans les plus brefs délais du Programme Progressiste de l’Énergie proposé par notre Fédération Mines et Énergies.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT !!!

mercredi 12 octobre 2022

SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS EN GREVE DES RAFFINERIES


Dans un contexte où l’inflation ne fait qu’augmenter et, où le patronat n’a de cesse de gaver ses actionnaires avec des dividendes (16 milliards d’euros en 2021 que pour TOTAL) et bénéfices record (18,7 milliards d’euros au 1er trimestre 2022 que pour TOTAL), les travailleurs des raffineries TOTAL et ESSO-EXXONMOBIL ont décidé depuis plusieurs semaines de mener une lutte afin d’exiger la revalorisation de leurs salaires.

Alors que les médias salissent en permanences les grévistes, et l’Etat remet en cause chaque jour le droit de grève en menaçant d’utiliser les forces de l’ordre ou de réquisitionner les travailleurs en lutte, ces derniers ont totalement raison de se battre pour une plus juste répartition des richesses.

Le Syndicat CGT de la centrale de Gardanne apporte tout son soutien aux travailleurs des raffineries qui luttent pour leurs revendications et restera vigilant quant aux menaces faites à l’encontre des travailleurs et se tient prêt à agir en conséquence.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Contact Presse : Nicolas CASONI 06.26.64.63.46

mercredi 10 août 2022

GAZELENERGIE mis en demeure !!!


 Alors que depuis des mois la CGT interpelle Gazelenergie ainsi que les services de l’état sur les manquements de la direction en termes de santé et de sécurité des travailleurs, de risque pour l’environnement et pour les riverains, Gazelenergie vient d’être mis en demeure par les services de l’État.!!!

Depuis le mois de septembre 2021, l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, ont fait plusieurs visites sur notre site et le résultat : le constat est sans appel :

RIEN NE VA !

Dans plusieurs courriers adressés à la direction, ces services de l’état indiquent :

  • Que les platines incendie du poste de conduite de la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 sont en défaut permanent ce qui empêche  la détection d’un réel problème.
  • Les délais d’intervention et de levée de doute en cas de suspicion d’incendie sont trop longs.
  • Le personnel du site n’est pas formé sur les procédures incendie.
  • Le POI prévoit des actions de personnels d’astreinte qui ne sont pas sur site en permanence et dont  délai d’intervention est aléatoire.
  • La mise en place de personnel sous-traitant qui surveille la cuve d’ammoniaque n’est ni formé ni équipé pour intervenir en cas de problèmes. De plus, cela doit être des manœuvres d’exploitation et NON pas d’un service de gardiennage.


En réponse à ces courriers, la direction de GazelEnergie n’hésite pas à renvoyer la responsabilité sur les travailleurs voire même à en cibler certains en les nommant.
Selon la direction, le personnel de la tranche 4 Biomasse est responsable de la surveillance incendie du site de façon permanente. 

Les chefs de quart ont une responsabilité qui englobe la tranche 4 Biomasse ainsi que celle de la tranche 5 depuis toujours et doivent assurer la surveillance de la détection incendie de la tranche 5 et en cas de doute, ils doivent en faire la levée sur place.

De plus, toujours selon la direction, les techniciens d’exploitation en poste au PC5 doivent également assurer cette surveillance, ce qui est incohérent dans la mesure où leur fonction  leur impose d’effectuer des manœuvres sur le site et donc de s’absenter du poste de conduite.

Malgré tous ces manquements mis en évidence par l’inspection du travail, la DREAL et le SDIS, à aucun moment la direction n’a pris les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs, éliminer les risques pour l’environnement et pour les riverains. Aucun moyen humain et technique n’est mis en place pour résoudre les problèmes soulevés par les services de l’état.

N’oublions pas,
c’est le plan de licenciement mis en œuvre par GazelEnergie qui nous a mené à cette situation.


Par manque de personnel, manque de formation et manque d’investissement, GazelEnergie met en péril la santé et la sécurité des travailleurs la pérennité du site, fait courir un risque pour l’environnement et les populations riveraines de la centrale.

La CGT revendique la réembauche du personnel licencié pour permettre d’assurer la surveillance des installations, faire cesser ces risques et pour que la tranche 4 puisse fonctionner de façon pérenne.

Cette situation a amené la direction à décider le report du redémarrage de P4B à fin août. Or, nous savons aussi qu’à ce jour l’approvisionnement en Biomasse n’est toujours pas garanti sur la durée et que GazelEnergie renégocie en ce moment le tarif de rachat d’électricité produite à partir de P4B car elle estime qu’elle pourrait encore plus se gaver vu les prix du marché. Les raisons du prolongement de l’arrêt de P4B sont donc multiples

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mercredi 3 août 2022

Mépris et engagements non tenus: la lutte continue

 


 

 

 

 

 

 

 

Le 20 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les effectifs entre la direction et les organisations syndicales.

Lors de celle-ci la direction a proposé la création de 9 postes dont 3 sont déjà occupés et dont seulement 2 pourraient être proposés aux travailleurs licenciés ! Un scandale !  

Pour rappel ces créations de postes ont été gagnées par la lutte. Les relevés d’engagements du 4 Mars et du 8 Avril signés en Préfecture actent clairement la priorité de réembauche des travailleurs licenciés.

De plus dans ces propositions n’apparaît aucun poste pour l’exploitation et pour le service contrôle. Comment avoir une production constante, pérenne et en toute sécurité sans renforcer les cœurs de métier ?

Une fois de plus, la direction méprise les travailleurs.

La CGT a proposé la création de 15 postes à la suite d’une analyse lors du temps de production d’Avril à Juin et en s’appuyant sur les besoins des travailleurs dans les différents services. Cette analyse permet de faire une proposition cohérente qui viendrait réembaucher des travailleurs licenciés et permettre à P4B de produire sur le réseau dans le long terme. 

Alors que la direction n’a proposé aucun renforcement d’effectif à l’exploitation, elle véhicule d’autres informations. En effet, dans les messages passés il est fait état d’un renforcement des effectifs à l’exploitation de manière très précise allant même jusqu’à citer des noms pour des possibles affectations et en évoquant une modification du roulement 3x8 sans qu’aucun échange n’ait eu lieu avec notre organisation à ce sujet.
Dans le cadre de la négociation tout peut être envisagé mais il serait largement préférable que la direction cesse ses doubles discours contradictoires entre ce qu’elle dit en négociation et les informations qu’elle fait passer aux travailleurs. 

La CGT veut voir fonctionner l’ensemble de nos outils de production mais pour pouvoir concrétiser un accord dans ce sens il est nécessaire que la direction aborde cette négociation de manière loyale.

Le 27 Juillet s’est tenue une réunion de négociation sur les NAO. Lors de celle-ci la proposition de la direction est d’attribuer 84 NR sur un effectif total de 134 salariés.
Ne nous méprenons pas, cette proposition est la plus basse jamais faite dans notre entreprise ! Surtout que, comme à son habitude, l’encadrement se verra attribuer des promotions à coup de 4, 5 voire même 12 NR ! Que restera-t-il pour les travailleurs qui par leur engagement et investissement font que P4B fonctionne correctement en sachant que selon la direction cette unité est le poumon économique de l’entreprise.

Un mépris de plus !

Pour la CGT ce niveau d’attribution est scandaleux et n’est qu’une stratégie pour opposer les travailleurs entre eux, entre services, et créer la division. 

Nous ne devons pas tomber dans ce piège en laissant certaines personnes de l’encadrement véhiculer de fausses informations ! Nous avons tous pu constater que la direction n’a eu aucun problème pour mettre de l’argent sur la table afin de motiver les travailleurs de CEH et maintenir la production. A Gardanne aussi nous méritons de meilleurs salaires !!

Camarades, la CGT met tout en œuvre pour que les engagements pris en préfecture soient respectés, à savoir:
    • La création de la société qui exploitera les unités de pyrogazeification,
    • La réembauche au statut IEG des travailleurs licenciés contraints,
    • Le renforcement des effectifs sur P4B pour permettre son fonctionnement sur la durée et dans de bonnes conditions de travail ainsi que le même traitement salarial entre Gardanne et CEH en termes de prime et d’attribution de NR.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

Gardanne, le 3 août 2022

mercredi 20 juillet 2022

Il est urgent de redémarrer les centrales à charbon pour répondre immédiatement aux besoins des usagers.




 

 

 

 

 

En 2017, E. Macron s’était engagé à fermer en 2022 les quatre dernières centrales à charbon (Le Havre, Cordemais, Gardanne et Saint-Avold). Derrière de faux prétextes environnementaux, pour afficher une politique soucieuse de l’environnement, ces fermetures ont été inscrites dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2023 même si la loi Énergie climat de 2019 n’interdit pas l’utilisation du charbon dans la production d’électricité mais fixe seulement des seuils maximums d’émission de CO² et un plafond d’heures de fonctionnement pour ces installations.

Dès 2017, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT des Dockers de Fos, le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, la Fédération CGT des Mines et de l’Energie et la Fédération CGT des Ports et Docks dénonçaient cette aberration et avaient exigé un moratoire en soulignant que les centrales à charbon restantes faisaient parties des 10 centrales les moins polluantes d’Europe et surtout qu’elles étaient toujours nécessaires au maintien de la stabilité du réseau électrique, notamment en cas de pics de consommation.

D’ailleurs le RTE, gestionnaire du réseau électrique, avait également mis en avant un ensemble de conditions nécessaires et non réunies à ce jour pour fermer les centrales à charbon : déploiement des énergies renouvelables, mise en service de Flamanville et de la centrale gaz de Landivisiau (Finistère).

En raison de la guerre en Ukraine et de la dépendance énergétique due aux importations russes, le « redémarrage ponctuel » de la centrale charbon de Saint-Avold est aujourd’hui acté pour venir en secours des politiques menées et pour faire face aux défaillances et aux échecs de la libéralisation du secteur de l’énergie.

Mais pourquoi redémarrer seulement ce site sachant que le gouvernement pourrait récupérer des moyens de production pilotables en redémarrant les centrales de Gardanne et du Havre.

Compte tenu de la situation énergétique actuelle et de nos capacités réduites à répondre aux besoins des usagers, des collectivités et des industries, le gouvernement par le biais de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie, ouvre le débat sur le thermique décarboné.

Sur la base du scénario ADEME 2050 et des scénarios RTE 2050, on aperçoit des difficultés dans tous les scénarios à passer la période de 2030/2035. Mais il est établi que dans 5 scénarios sur 6 de RTE, les besoins en moyen de production thermique de pointe sont entre 5 et 29GW installés.

Aussi, pour nos organisations, il est nécessaire de redémarrer les tranches charbon des centrales de Gardanne et du Havre et de maintenir le parc existant pour relever le défi de l’équilibre du réseau jusqu’à 2035. Cela permettra de laisser le temps aux technologies permettant de diminuer l’impact CO² de mûrir comme celle du CCS pour capter et stocker le CO².

Derrière chaque annonce de fermeture, il y a des hommes et femmes pour faire fonctionner ces installations. Il y a nécessité à reconnaître leur implication et à leur donner un avenir grâce à de véritables projets industriels.

Pour nos organisations, tous les moyens de production doivent être utilisés pour répondre aux besoins des usagers et des entreprises. Ils doivent néanmoins répondre aux enjeux environnementaux, en investissant sur des technologies réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Cela doit tendre progressivement vers un mix énergétique bas carbone incluant les centrales charbon tout en travaillant sur la mise en œuvre d’installations de captage et stockage du CO².

La production d’énergie ne doit pas s’aborder sous l’angle du rationnement ou de la décroissance mais se développer dans un cadre public d’indépendance et souveraineté énergétique prenant en compte la réponse aux besoins des usagers, la préservation de l’environnement et les enjeux sociaux et sociétaux.

Pour la FNPD CGT, la FNME-CGT, les Unions Départementales CGT 13, 44 et 76, le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne, le syndicat CGT des Dockers de Fos et le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille, l’état doit faire redémarrer les centrales à charbon de Gardanne et du Havre.

mardi 3 mai 2022

La Tranche 5 charbon de Gardanne doit redémarrer !

Les travailleurs de GazelEnergie ont appris le 26 Avril 2022 par un communiqué de presse que l’entreprise et son Président Jean-Michel Mazalerat sont en discussion avec l’Etat pour maintenir en activité l’unité charbon de la Centrale d’Emile Huchet en Lorraine pour l’hiver 2022-2023. 

 Ce communiqué vient confirmer les propos tenus par notre organisation depuis l'annonce faites par le Président de la République en 2017 de fermer les Centrales charbon.

Pour la CGT, la question du report de l’arrêt des centrales à charbon reste entière. Le maintien en activité des 4 centrales à charbon reste nécessaire dans le mix énergétique français pour un service public de l’énergie. Malgré le risque de pénurie, le gouvernement et l'entreprise font le choix de maintenir à l’arrêt la tranche charbon de Gardanne alors que la région PACA est déjà en déficit de capacité de production électrique.

Le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne revendique et propose que les mêmes dispositions soient appliquées à la Centrale de Gardanne avec :

  • L’arrêt immédiat du démantèlement de l’unité charbon.
  • La réalisation rapide d'une expertise permettant d'évaluer les investissements nécessaires au redémarrage des installations permettant la production d’électricité par l’unité charbon.
  • Le financement et la réalisation des travaux en adéquation avec l’expertise pour le redémarrage.
  • Le redémarrage des installations en sécurité avec la réembauche des salariés licenciés contraints.


La remise en production de la Tranche 5 à charbon de la Centrale de Gardanne permettrait non seulement d'apporter une sécurité sur l'approvisionnement en électricité, de répondre aux besoins des usagers mais aussi de pérenniser l’emploi sur notre site et dans le département.



CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

 
Contact presse
  • Nicolas Casoni : 06 26 64 63 46
  • Nadir Hadjali : 06 20 98 81 83

jeudi 7 avril 2022

Déclaration liminaire de la délégation CGT au CSE de Gazelenergie du 5 avril 2022

A ce jour, vous nous convoquez dans le cadre d’un CSE extraordinaire portant sur l’information-consultation sur les orientations stratégiques et leur évolution au sein de Gazelénergie Génération. Or, le constat est clair, vous n’avez aucune volonté sur une pérennité de l’entreprise voire une évolution ainsi que le développement de celle-ci. Votre document transmis pour ce CSE, vide d’information, met en évidence cela.

le 4 mars 2022, la direction de GazelEnergie, l’État et la CGT ont cosigné un relevé d'engagements tripartite établi en préfecture. Qui par ailleurs, n’apparait nulle part dans vos documents transmis pour ce jour.

Comment se fait-il que de tels engagements n’apparaissent pas dans vos documents?

Alors que ce relevé doit permettre la réalisation de projets industriels induisant la réembauche et la formation des salariés licenciés au statut des IEG, avec la mise en œuvre d’une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020.

Ce relevé devait aboutir, sous un mois, à un accord détaillant ces engagements.

Cependant, les rencontres et négociations qui se sont tenues avec l'État et l'entreprise n’ont pas permis de faire avancer le dossier réellement. En effet, alors que le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne avait fait des propositions acceptées par la direction pour que le conflit des rondiers s'arrête afin de permettre la production avec la Biomasse, Gazelénergie a remis le feu aux poudres.

  • En revenant sur ses engagements
  • En harcelant certains camarades dans le cadre de leur travail

Comment peux-ton tolérer ce manque de production sur le réseau dans le contexte géopolitique actuel, nous devons produire et pour cela, la direction doit prendre les décisions qui s’imposent pour y parvenir. Le « poumon économique de l’entreprise, P4B » selon vos dires, est actuellement à l’arrêt sur votre refus de retour en arrière et à des décisions non mesurées et incohérentes.

En même temps, vous vous servez de la société Prosecure comme bras armé, en initiant une procédure de sanction pouvant conduire au licenciement contre les travailleurs qui ont accompagné la lutte sur le site de la Centrale de Gardanne depuis le début.

Vient se rajouter, l’incendie volontaire des véhicules personnels du Secrétaire Général Adjoint du Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne pendant la nuit du 30 au 31 mars 2022. Il semble que malgré les engagements pris, certains ne souhaitent pas les voir se concrétiser réellement.

En conséquence, les travailleurs avec la CGT prendront leurs responsabilités afin de gagner sur leurs revendications. A savoir, la réalisation de projets industriels, le tuilage et les moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de la Biomasse. Ils ne laisseront pas perdurer ces agissements et mettront tout en œuvre pour faire cesser les pressions et attaques.

lundi 4 avril 2022

Motion de soutien à deux jeunes militants de la CGT Énergie 93


 La direction d’ENEDIS Ile de France détruit l’emploi avec une politique de fermeture de sites et de développement de la sous-traitance. Cependant elle a été mise en échec au Tribunal Judiciaire de Nanterre qui l’a obligée à demander l’avis du CSE concernant le projet « ASGARD ». Après une expertise votée par les élus, les membres CGT, CFE-CGC et CFDT ont voté contre ce projet.

Participant à de nombreuses initiatives, les travailleurs et leurs syndicats CGT ont déposé leurs revendications.

Après une séance de CSE qui traitait, entre autres, du rendu d'expertise sur le dossier des smart grid en lien avec le déploiement du projet ASGARD, Malek BOUAKKAZ et Yoann REGIS, deux élus CGT au CSE, se sont vu remettre par l'Adjoint au Directeur en charge du service intervention et la DRH un courrier qui les convoquait en Entretien préalable première phase.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne condamne fermement cette attitude irrespectueuse et injuste mise en œuvre par une direction aux abois, qui méprise les travailleurs et leurs représentants du personnel.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne apporte tout son soutien aux travailleurs menacés de sanction et à leur syndicat CGT dans la lutte qu'ils mènent pour défendre l’emploi, les conditions de travail des agents et un service public de l’énergie efficace pour la population.

Quand on s'attaque à un représentant de la CGT on s'attaque à toute la CGT.


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

jeudi 31 mars 2022

Que veut vraiment GazelEnergie ?


 

 

 

 

 

 

Le 4 mars 2022 la direction de GazelEnergie, l’État et la CGT ont cosigné un relevé d'engagements tripartite établi en préfecture. Ce relevé doit permettre la réalisation de projets industriels induisant la réembauche et la formation des salariés licenciés au statut des IEG, avec mise en œuvre d’une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020.

Ce relevé devait aboutir, sous un mois, à un accord détaillant ces engagements. Cependant, les rencontres et négociations qui  se sont tenues avec l'Etat et l'entreprise n’ont pas permis de faire avancer le dossier réellement.

En effet, alors que le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne avait fait des propositions acceptées par la direction pour que le conflit des rondiers s'arrête afin de permettre la production avec la Biomasse, GazelEnergie a remis le feu aux poudres.
    • En revenant sur ses engagements
    • En harcelant certains camarades dans le cadre de leur travail

En se servant de la société Prosecure comme bras armé, en initiant une procédure de sanction pouvant conduire au licenciement contre les travailleurs qui ont accompagné la lutte sur le site de la Centrale de Gardanne depuis le début.

Vient se rajouter, L’incendie volontaire des véhicules personnels du Secrétaire Général Adjoint pendant la nuit du 30 au 31 mars 2022.

Il semble que malgré les engagements pris, certains ne souhaitent pas les voir se concrétiser réellement.

En conséquence, les travailleurs avec la CGT prendront leurs responsabilités afin de gagner sur leurs revendications. Qui sont la réalisation des projets industriels, le tuilage et les moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de la Biomasse

Ils ne laisseront pas perdurer ces agissements et mettront tout en œuvre pour faire cesser les pressions et attaques.




CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT




RASSEMBLEMENT

LE VENDREDI 1er AVRIL 2022 à 11h30

A LA CENTRALE DE GARDANNE

mercredi 30 mars 2022

Il est temps que l'intelligence reprenne le dessus

Depuis le mois de janvier 2022, les rondiers avec la CGT sont en lutte pour s'opposer aux conséquences de l'application du PSE et demande la réembauche des travailleurs licenciés ainsi que des garanties d'avenir qui passent par la réalisation d'un projet industriel.

En effet, la direction a d'abord tenté d'imposer aux rondiers un élargissement de périmètre qui ne faisait pas partie de l'organisation qu'elle a mise en place dans le cadre du PSE. Le périmètre qu'elle veut imposer aux rondiers est clairement inscrit dans la fiche de poste du technicien d'exploitation. De ce fait, l'élargissement de périmètre n'a pas lieu d'être.

Malgré cela, de début janvier jusqu'à début mars, la direction a tenté un passage en force afin de former les rondiers sur un travail qui n'est pas le leur. Déterminés, les travailleurs ont décidé d'un mouvement de grève sur la base de leurs revendications.

Étant dans la provocation et le harcèlement permanent, la direction de GazelEnergie a voulu faire pression en adressant des lettres de "rappel à l'ordre" à certains rondiers suivies de lettres d'avertissement.

La CGT dénonce ces méthodes d'intimidations patronales et accompagnera les travailleurs dans toutes les actions à mettre en œuvre afin de faire cesser ces agissements et obtenir satisfactions sur les revendications.

La situation est d'autant plus absurde que les lettres d'avertissements ont été envoyées au moment de la table ronde du 4 mars 2022 qui s'est soldée par un relevé d'engagements tripartite garantissant la réalisation de projets industriel et la réembauche des travailleurs licenciés contraints.

Malgré les attaques subies par les travailleurs, la CGT est entrée en négociations avec la direction sur l'avenir du site, le tuilage des travailleurs licenciés et les effectifs nécessaires pour le fonctionnement de la Biomasse. Au cours de ces discussions, une solution d'apaisement à été proposée par la CGT et acceptée par la direction. Cette solution consiste à suspendre les formations d'élargissement de périmètre des rondiers et à simplement appliquer la fiche de poste du technicien d'exploitation telle qu'elle a été définie par la direction en parallèle de la négociation entamée sur les effectifs pour un fonctionnement pérenne de la Biomasse.

Le lendemain de cette entente par un mail revanchard de l'ingénieur d'exploitation, la direction veut imposer aux rondiers de venir en journée lorsqu’ils sont de "disponible" malgré la suspension des formations et plusieurs interpellations de la CGT.

Le fait de cumuler 2 rythmes de travail différents en même temps entraîne pour les travailleurs de réelles répercussions sur leur santé (modification du rythme de travail : 3x8 - journée - 3x8) ainsi que l’impossibilité pour les salariés en postes de poser congés car le "disponible" n'est plus disponible pour remplacer.

De plus, le calendrier de travail présenté en CSE concernant les roulements des travailleurs de la tranche biomasse prévoit un roulement 3x8 en feu continu, sans période de journée.

La Direction doit en signe d’intelligence et de la réelle prise en compte du risque psycho social que peuvent subir les travailleurs, arrêter toute forme de pression et de menace.

La CGT exige le retour à un roulement 3x8 normal et le retrait de toutes les sanctions !!


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

jeudi 17 mars 2022

Intervention Centrale de Gardanne au Congrès FNME CGT mars 2022


Chers camarades, avant de commencer, permettait moi au nom du syndicat de la centrale de Gardanne et de ses syndiqués de vous apporter notre salut fraternel.

Tout en étant non exhaustif, malgré tout, je vais essayer de vous faire un historique de notre lutte.

En 2017, Le Président de la République annonçait la fermeture des 4 dernières Centrales charbon en France dont celle de Gardanne.

Dès cette annonce, les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec la CGT se sont mobilisés contre cette décision incohérente.

Le 7 décembre 2018 les travailleurs de la Centrale de Gardanne avec la CGT décident d'une grève reconductible pour obtenir un moratoire.

Ce rapport de force mis en place intègre une démarche convergente avec la Fédération Nationale Mines Énergie, la Fédération Nationale des Ports et Docks, l’Union Départementale des Bouches du Rhône, le syndicat des dockers de Fos et le syndicat du Grand Port Maritime de Marseille, afin de maintenir les centrales à charbon en production :


  • Sachant que 46% d’électricité produite dans le monde est à base d’énergie fossile,
  • Sachant que les centrales à charbon en France représente moins de 1% des émissions de CO2,
  • Sachant que les moyens de dépollution de ces installations existent,
  • Sachant que le charbon fait partie du mix énergétique pour la réponse aux besoins dans le cadre d’un service public de l’énergie.


En parallèle notre organisation travaille à l’élaboration d’un projet industriel permettant le maintien des capacités de production et le développement de l’emploi sur le site de la centrale de Gardanne.

Par la lutte et la solidarité de nombreuses organisation de la CGT, nous avons obtenu les financements aux études nécessaires à l’élaboration des projets industriels.

Alors que le conflit se durcit, suite à l'annonce de la fermeture, l'entreprise est rachetée par le milliardaire Kretinsky, l’unique actionnaire du groupe EPH.

Il n'était pas difficile de comprendre que des arrangements avaient été conclus entre l'État et ce dernier, au détriment des travailleurs.

EPH étant connu pour reprendre des Centrales charbon en Europe et les faire fonctionner à moindre coût jusqu'à la casse industrielle et sociale.

Dès cette prise de contrôle, nous avons dénoncé et combattu la stratégie de morceler l’entreprise et de fermer les outils de production. Ce n’est pas en rebaptisant l’entreprise GazelEnergie que les orientations ont changé pour autant.

Les travailleurs organisés avec la CGT ne sont pas dupes et restent déterminés à lutter. GazelEnergie n’a pas tarder à mettre en place son plan de licenciements, avec l’arrêt de la tranche charbon et la suppression de 98 emplois sur le site.

Malgré l’annonce de l’arrêt du charbon par le gouvernement, des licenciements par l’entreprise, nous avons continué l’élaboration de projets industriels permettant la réembauche des licenciés, le maintien de l’unité Biomasse et le développement industriels du site.

Le décret du 21 janvier 2022 modifiant les taux d’émissions de CO2 démontre l’absurdité de la décision prise en 2018 par Macron.

Il est clair que les positions prises par le gouvernement sur les centrales à charbon n'étaient que dogmatiques, ne prenant pas en compte la réponse aux besoins.

Loin d’être isolés dans cette lutte de nombreuses organisations de la CGT nous soutiennent et y participent :
- soit par solidarité
- soit par convergence revendicative et cela dépassant les frontières de notre département.

Notre démarche, nous amène à réfléchir collectivement et toujours dans l'intérêt des travailleurs à la stratégie à mettre en place dont l'objectif est la victoire.

Cette victoire passera nécessairement par :

  • une tranche Biomasse qui fonctionne garantissant l'emploi aux travailleurs non licenciés ainsi que l’ensemble des activités connexes y compris celles de nos camarades Dockers et Portuaires.
  • La réalisation de projets industriels permettant le réembauche au statut IEG des travailleurs licenciés et le développement de l’emploi sur le site.
  • La mise en place d'un tuilage permettant de maintenir l'ensemble des conditions salariales et sociales liées au statut IEG.


Les positions des organisations CGT qui ont portées ce dossier et l’ensemble des évènements survenus pendant la période nous donne raison.

Il y a une nécessité au maintien des centrales à charbon dans le mix énergétique français pour un service public de l’énergie.

Certains portent, y compris dans notre organisation, que la transition énergétiques ou écologiques passerait par la casse de nos outils de production.

Les politiques capitalistes misent en place depuis des décennies par les différents gouvernements ont pour conséquences, l’affaiblissement de notre indépendances énergétique, augmenterait la précarité, mènerais une désindustrialisation et de fait à la fermeture de nos services publics.

Ce qui polluent, sont ceux qui possèdent. N’oublions pas que les travailleurs et la population sont les premières victimes de la non volonté des entreprises à ne pas investir dans la dépollution de nos outils de production afin de rendre compatible les questions environnementales et le développement industriels de notre pays.

La CGT doit porter un réel projet de société alliant industrie et environnement et ne pas céder aux dictât écologiques.

La situation de la centrale de Gardanne en est un exemple, de faire du sud de la France le bronze cul de l’Europe.

Pour la CGT des Bouches du Rhône, pour la Fédération Nationale Mines Energie et le syndicat CGT de la Centrale de Gardanne nous revendiquons le droit de travailler et vivre dignement dans les Bouches du Rhône.

Pour nous la régression sociale et industrielles ne se négocie pas, elle se combat. Les tribunes signées, les collectifs tels que « plus jamais ça », ne sont pas portées par notre fédération, notre union départementale et notre syndicat, et sont à l’encontre de nos orientations.

Le 4 Mars, grâce à la démarche de l’ensemble des organisations de la CGT engagées dans la lutte pour un avenir à la centrale de Gardanne, et à travers la solidarité de chacun d’entre vous , nous avons obtenu un relevé d'engagements lors de la table ronde .

Ce relevé d’engagements tripartite (entre l’Etat, GazelEnergie et la CGT) indique les points suivants :

  • Les salariés licenciés contraints dans le cadre du PSE seront embauchés
  • (au statut IEG) et formés au titre des nouveaux projets ;
  • La réalisation de projets, en particulier :
    • HYNOVERA
    • GREEN GAZ GARDANNE (le projet des travailleurs)
  • Les projets devront permettre les réembauches à compter de 2025 ;
  • Dans l’intervalle sera mise en œuvre une solution d’accompagnement des salariés licenciés contraints au-delà des dispositions prévues par l’ordonnance du 29 juillet 2020 “Tuilage”.


La lutte des travailleurs avec la CGT, a permis d’obtenir ces engagements. Une nouvelle étape vient donc d'être franchie mais la victoire n'est pas encore atteinte pour autant. La lutte continue et nos organisations resteront vigilantes et prêtes à agir afin de concrétiser cette série d'engagements par la signature d’un accord.

Encore une fois, cette nouvelle avancée n'aurait pas pu se faire sans la participation de nombreuses organisations de la CGT. Les travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT tiennent à saluer particulièrement la FNME et ses syndicats qui ont tout mis en œuvre pour faire vivre la convergence et la solidarité autour de notre lutte et ainsi nous permettre d'élever notre rapport de force.

A tous nous vous disons merci pour cet engagement et cette détermination à nos cotés. Tous ces moments passés autant dans les moments difficiles comme pendant la mise sous protection de notre site par les travailleurs en octobre dernier ou pendant les moments fraternels. Tous ces moments ont participé à nous faire avancer.

Nous pensons très humblement que chaque lutte des travailleurs peut amener à une victoire, nous avons tous besoin d'une CGT qui met en place une stratégie de lutte claire et à tous les niveaux.

C'est ce que nous avons essayé de faire à la Centrale de Gardanne, en élargissant notre combat, créant des convergences qui peuvent exister avec toutes les professions. Tous les combats sont interprofessionnels et c'est bien le rôle de la CGT, de la confédération, d'inter professionnaliser les luttes pour que chaque travailleur, peu importe sa profession, puisse gagner sur ses revendications. Les luttes et les victoires des uns, amènent aux luttes et aux victoires des autres.

Pour cela, nous avons besoin d'une stratégie de lutte partagée et efficace.

Je conclurais mon intervention par une citation de Thomas Sankara : L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur, s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir.

Seule la lutte libère.

VIVE LE 7ÈME CONGRÈS DE LA FNME !!

VIVE LA CGT !! VIVE LES TRAVAILLEURS EN LUTTE !!

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT