samedi 21 mars 2020

Lettre ouverte au P-D.G de GazelEnergie Génération - 20 mars 2020

M. Mazalerat,

M. le président, je vous interpelle suite aux mesures de confinements décrétées par le gouvernement et leur mise en place dans l’entreprise sans aucune concertation avec les travailleurs et leurs représentants. Le but de ce courrier n’est pas de polémiquer mais bien de remonter les inquiétudes du personnel.

En tant qu’employeur, vous vous êtes contenté du minimum en annonçant, lors d'une visioconférence le lundi 16 mars 2020, aux Organisations Syndicales de l'entreprise la décision gouvernementale et à donner mandat aux directions locales de gérer les spécificités des sites en termes d'organisation du travail. Comme lors de notre rencontre sur Gardanne, nous vous réitérons le fait de partager votre point de vue en termes de décentralisation de certaines décisions avec concertation.

Nous tenons à attirer votre attention sur les choix unilatéraux des directions nationale et locale concernant la protection des salariés de GazelEnergie.

Non seulement la direction nationale se défile de ses responsabilités et se mure dans le silence mais, également, la direction locale montre les limites de ses compétences en faisant des choix inappropriés et sans concertation, mettant en danger les salariés travaillant sur le site ainsi que leurs familles en termes de sécurité sanitaire du personnel (propagation du COVID-19), sécurité du personnel par rapport aux installations (effectifs restreint) et sécurité des installations (effectifs restreint).

Nous avons bien reçu votre courrier (note de service dispositif et organisation mis en œuvre pendant le confinement national) adressé au personnel que nous pouvons partager sur certains points. Mais sachez, M. le président, qu’elle reste insuffisante quant au risques évoqués ci-dessus.

Comme nous le savons tous, le gouvernement à mis en place depuis le mardi 17 mars à 12h des mesures de limitations de déplacements et de confinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie mondiale du COVID-19.

M. le président, nous espérons partager avec vous le même objectif : l'éradication et la non propagation du COVID-19 au niveau national, dans notre entreprise et dans nos établissements ainsi que pour ceux qui y travaillent une sécurité maximale concernant leur santé sanitaire individuelle et celle de leurs familles, leur sécurité sur le site et la sécurité des installations.

Nous pouvons partager avec vous la première partie des actions de prévention – hygiène que vous avez mises en place pour les salariés (point 1a de votre note).

Nous sommes très sceptique voire en désaccord sur les nouveaux horaires de passage des agents de nettoyage, leurs nouveaux périmètres de nettoyage ainsi que leurs activités attribuées.

Concernant les horaires, sachez que les relèves de certains salariés postés se font à partir de 4h30/4h45. Vous comprendrez aisément que si le nettoyage se fait après les prises de postes son efficacité est très limitée. Cela concerne l’ensemble des locaux y compris les douches.

Concernant les périmètres, nous ne comprenons pas l’ordre de passage et son étalement dans le temps par rapport aux prises de postes. De plus, il nous semble que vous oubliez certains locaux comme les bureaux des Chefs de Quart Tranche 4 et Tranche 5 ainsi que les vestiaires à 10m à la Tranche 5 et les véhicules de services.

Concernant la liste des activités, il nous semble nécessaire, si possible, de mettre à disposition des masques pour ceux qui le souhaitent. Il est indispensable de mettre à disposition des travailleurs des mouchoirs jetables comme spécifié dans votre note et des gants de travail à utiliser lors des manipulations et déplacements sur les installations.

Nous souhaitons également savoir, M. le président, pour les sous-traitant travaillant pour Atalian, quelles mesures sont prises pour leur protection.

Sur le point 1c (actions de prévention – psycho-sociaux), vous ne mettez aucune nouvelles action en place hormis celles déjà existantes mais liées au contexte de fermeture des tranches charbon. Nous regrettons qu’un dispositif spécifique dû à cette situation exceptionnelle ne soit pas mis en place.

Sur le point 1d (mise en sécurité du site) de votre note, vous connaissez notre position et celle des salariés qui exercent leur droit de retrait des Chefs de Quart, Chefs de Bloc et Rondiers Poste d’Eau de la Tranche 5.

Nous avons été interpelé par les Chefs de Quart Tranche 5 qui sont, pour nous, les plus à même techniquement d'aiguiller les choix de la direction en terme de sécurité des installations et donc des salariés qui y travaillent. Vous auriez dû, à minima, consulter les salariés les plus proches des installations (Chefs de Quart, Chefs de Bloc, Techniciens Dépollution et Rondiers) afin d'avoir la juste mesure de la mise en sécurité des Tranches sur un site tout de même classé SEVESO Seuil 2 et les représentants du personnel.

De par le comportement de vos collaborateurs locaux et nationaux, il nous semble qu’il y a un vrai décalage entre vos souhaits décliné lors de notre rencontre à Gardanne de dialogue social constructif (surtout dans la période) et vos agissements (vos ACTES).

Pour démontrer à quel point le directeur du site est dépassé par les événements, il se contente de noter dans le cahier du CHS-CT, le jeudi 19 mars en milieu d'après-midi, qu'un courrier sera envoyé par la directrice des Ressources Humaines aux membres du CSE (drôle de conception du dialogue social …) que les travailleurs de Gardanne ont sollicité lors de leur droit de retrait. Par ces agissements, vous mettez y compris le directeur d’établissement en grande difficulté.

De plus, notre Organisation CGT a interpellé la direction aux niveaux local et national sans réponses de leur part. Il semblerait que vos téléphones soient confinés aussi.

Enfin, à la lecture du mot inscrit dans le cahier du CHS-CT par le directeur de Gardanne, nous en déduisons qu'il n'est pas d'accord avec le droit de retrait exercé par les travailleurs. Et ce, sans même avoir mené d'enquête conjointe avec les membres de la CSSCT ou les membres du CSE … Comme vous le savez parfaitement, un droit de retrait ne peut être refusé et contesté par l’employeur.

Pour toutes les raisons évoqués plus haut, nous revendiquons le maintien d’un effectif (sous-traitant y compris, même d’astreinte) de sûreté et de sécurité suffisant sur la Centrale de Gardanne qui puisse maintenir le personnel et les installations en sécurité et qui puisse intervenir efficacement en cas de besoin.

Pour finir, nous nous accordons sur la situation plus qu’anxiogène. Vous rajoutez de l’anxiété à l’anxiété également par la non communication des modalités de paiement des salaires. Concernant la rémunération, depuis l’annonce de la mise en œuvre de cette décision, nous n’avons aucune information écrite sur le maintien des rémunérations des agents et des sous-traitants. Nous revendiquons le maintien du salaire, des ISC et des primes d’astreinte pour les personnels, y compris sous-traitant, en situation de confinement.

Concernant les congés payés, Nicolas Legay, Directeur de la Centrale de Gardanne a annoncé : « il n’y aura pas de report des congés, il faut donc solder ses congés d’ici le 30/04/2020 comme d’habitude » Nous dénonçons cette mesure. Les salariés (y compris les sous-traitants) doivent pouvoir solder leurs congés dans la période qui suivra la fin du confinement. Nous revendiquons le report du solde des congés pour l’ensemble des personnels, y compris ceux qui aurait déjà posé des congés dans cette période.

M. Mazalerat, a situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, il ne faudrait pas que la solidarité se fasse sur le dos des travailleurs.

Je vous réitère donc ici notre demande de convoquer dans les plus brefs délais un CSE Extraordinaire afin d'échanger réellement sur les besoins en effectifs nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et des biens de nos installations ainsi que sur tous les moyens nécessaires à la protections des salariés, de leurs familles. Ainsi qu’à également contacter les représentants CGT du site.

Sachez, M. le président, que l’objectif prioritaire de notre Organisation CGT est de tout mettre en œuvre pour protéger la santé des travailleurs et de leurs proches, y compris sur les aspects financiers.

Dans l'attente d'une réponse que j'espère rapide de votre part, je me tiens à votre disposition.

Cordialement

Jean-Charles PASCAL
Délégué Syndical CGT GazelEnergie Génération
06.22.73.46.81

lundi 16 mars 2020

Élections des membres du CSE: des Elus au service des salariés de Gazel Energie



Depuis l'annonce de la décision du Chef de l'Etat de fermer les Centrales à charbon,  notre entreprise a changé de propriétaire, mais ses politiques "industrielle" et "sociale" n'ont pas bougé d'un iota. Côté industriel c'est l'alternance de projets fumeux et de vide intersidéral. Côté social, elle se limite au respect des formes légales, à l'absence  de dialogue, la répression et le mépris des salariés.

Les salariés et leur syndicat CGT agissent pour construire leur avenir.

Démarches du syndicat CGT auprès des élus locaux et régionaux, ainsi que des organismes consulaires pour faire valoir l'utilité de la Centrale de Gardanne au service de la population et des entreprises et obtenir leur soutien. Démarches qui n'auraient jamais abouti sans la mobilisation active des salariés ni le travail effectué en liaison avec l’Union Départementale 13 et les syndicats des professions complémentaires des notres comme ceux de notre Fédération et ceux des Ports et Docks.


Construction d'un projet industriel en lien avec un cabinet d'expert, le BERIM. Projet aux multiples visages.

Développer le savoir faire technologique dans la récupération du CO2 pour permettre aux centrales à charbon de continuer à fonctionner en émettant moins de gaz à effet de serre.

Construction d'unités de gazéification pour alimenter les piles à combustible

Valorisation des déchets pour alimenter une économie circulaire respectueuse de l'environnement.

Le second semestre a été consacré à obtenir le financement des études de faisabilité. C'est la mobilisation permanente et forte des salariés aux côté de leur syndicat CGT qui a permis d'aboutir à ce que l'Etat mette la main à la poche après que Gazel Energie se soit dédit.

La démarche de la CGT vise à concrétiser un projet qui soit utile aux salariés, à la population et aux entreprises.

La CGT est dans son rôle de syndicat en défendant l'emploi par une démarche constructive permettant d'ouvrir un avenir pour chaque salarié de la Centrale.

Aucun salarié ne doit rester sur le bord de la route. Évolution dans les emplois, départs en retraite doivent se faire dans les conditions souhaitées par chacun.

C'est pour cela que la CGT revendique l’obtention du raccordement permettant aux salariés de garder leur emploi, leur rémunération et de se former le temps que les projets soient réalisés. Comme cela a été fait à la Centrale de Gardanne par le passé lors de la conversion de la TR4. Et comme cela sera appliqué à d'autres professions comme les dockers dans le cadre du projet gouvernemental d'arrêt des tranches charbons.

Pour gagner un projet industriel garantissant un avenir pour tous, le maintien de notre statut et l’accès à l’énergie pour les populations et les entreprises



Pour gagner le maintien voire la création d'emplois statutaires.



Pour gagner une répartition des richesses créée par les salariés pour leur permettre de vivre décemment par un taux d'avancement à 66% et le déplafonnement des reclassements.



Pour gagner le respect et l’amélioration des dispositions statutaires de rémunération des cadres.



Pour gagner un départ à la retraite décent pour ceux qui sont en âge d’en bénéficier.



Pour toutes ces raisons,

nous appelons l’ensemble des salariés

s’exprimer par le vote CGT



le 17 mars  2020 de 5h00 à 16h00



CEUX QUI VIVENT 

SONT CEUX QUI LUTTENT

 

lundi 17 février 2020

Face à la répression : Mobilisations, actions et unité des travailleurs avec la CGT



A la Centrale de Gardanne, la Direction perd pied et se ridiculise face à la mobilisation et la détermination des salariés avec leur syndicat CGT. Il y a deux semaines, nous sommes allés arracher auprès de la Ministre Wargon l’engagement du financement du projet de pré-étude de faisabilité du projet industriel de la CGT. A ce jour,  La ministre n’a toujours pas respecté son engagement.

La direction prétend prôner le dialogue et être disponible mais il n’en est rien !!! Aucune réponse aux salariés ainsi qu’à notre organisation pour sortir de cette situation de pourrissement. La CGT a toujours été et sera toujours disponible pour discuter de l’avenir du site.

N’ayant plus rien à dealer et rien à proposer pour maintenir nos emplois, la stratégie de la direction de Gazel Energie est l’intimidationla répression et le mensonge. Prise en faute, sur un non-respect des procédures de sécurité, elle cherche à sanctionner un salarié et ainsi justifiée ces dérives et manquements..
Interpellée par le piquet de grève pour se justifier, elle porte plainte contre un délégué qui se retrouve placé en garde à vue à la gendarmerie.

Le lendemain, lors de l’entretien préalable du chef de manutention, la direction n’arrive avec aucune preuve et est incapable de démontrer quoi que ce soit de ses allégations. Suite  au stress subit depuis plus d’une semaine dû au harcèlement mis en place par la direction (requièrement non valide, abandon de ces salariés dans leur bureau, entretien fait sans les 11h de repos, le salarié étant de nuit la veille de la convocation), le chef de manutention a fait un malaise pendant son entretien et à dû être pris en charge par les pompiers.

Depuis des mois, la CGT et les travailleurs alertent la direction, les pouvoirs publics, la médecine du travail sur les tensions liées à l’incertitude de l’avenir du site. En réponse à cela, direction et gouvernement nous envoient gendarmes et « casqués » cherchant à investir et perquisitionner les locaux syndicaux le même jour que l’entretien préalable.

La réactivité et la mobilisation des travailleurs avec leur syndicat CGT, ont permis de faire sortir le délégué de la garde à vue ce mercredi. Ce sont elles aussi qui ont permis à la manifestation marseillaise de se rendre massivement et rapidement sur le site de la Centrale de Gardanne enfin d’empêcher la perquisition et faire reculer et partir les forces de l’ordre qui entourait le site.
Dans la même logique de répression, le Responsable CGT Départemental des Territoriaux a été interpellé dans l’après-midi. Il a été libéré suite à la réactivité et la forte mobilisation qui s’est tenue dans la soirée.

Intimidations et répression sont les méthodes des directions d’entreprises et du gouvernement qui voient leurs projets proches de l’échec. Toutes attaques contre des camarades aura une réaction immédiate de notre Organisation CGT. Nous ne laisserons ni notre direction ni le gouvernement s’attaquer aux individus qui la compose. Ils ne nous détournerons pas notre objectif qui est la sauvegarde des emplois et le maintien des capacités de production sur notre site.

Nous appelons à une forte mobilisation le 20 février 2020 à 6h devant le portail pour la tenue d’une assemblée générale.


Soyons attentifs et prêts à nous mobiliser en fonction des évènements dans les jours à venir.

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

mercredi 5 février 2020

GazelEnergie : nouvelle DRH mêmes méthodes




Depuis la mi novembre 2019, période de la suspension du mouvement de grève reconductible mené par les salariés de la Centrale de Gardanne et leur syndicat CGT, les groupes de production n’ont pas tourné.
  • La Tranche 5 est incapable de démarrer techniquement car les travaux de fond sur la chaudière nécessaires et revendiqués par les travailleurs n’ont pas été effectués par la Direction.
  • La Tranche 4 ne démarre pas car Gazel Energie est en négociations avec l’État sur les termes du contrat qui les lie.
Les Salariés et la CGT ont obtenu, par leur combat, que l’État finance, sans condition, l’étude de pré-faisabilité pour un projet industriel CGT sur la Centrale de Gardanne. Pendant ce temps la Direction affiche son désengagement de tout avenir sur notre site.

Battue dans sa démarche, la Direction de Gazel Energie retombe dans ses vieux démons répressifs et se lance dans des attaques individuelles contre les salariés.

Faute de convaincre, cette Direction cherche à faire peur.

Nous, salariés de la Centrale de Gardanne, avec notre syndicat CGT,
nous ne laisserons pas la Direction sanctionner un seul d’entre nous.

Pour toutes ces raisons,

nous sommes en grève aujourd’hui


Nous ne nous détournerons, pas  non plus, de notre objectif :

Gagner un projet industriel garantissant un avenir pour tous

Le maintien de l’ensemble des emplois statutaires et sous-traitants

Ainsi que l’accès à l’énergie pour les populations et les entreprises


Nous appelons également l’ensemble des salariés

 à s’inscrire dans l’appel à l’action prévue
 

le jeudi 6 février 2020 à 6h au piquet de grève
ainsi que dans toutes les initiatives à venir



CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT



Contact presse :
• Nadir Hadjali 06 30 86 20 95

mercredi 29 janvier 2020

Communiqué de presse du 29 janvier 2020













Depuis le 7 décembre 2018 les travailleurs de la Centrale de Gardanne sont en grève reconductible contre le projet gouvernemental de fermeture des centrales de production d’électricité à partir du charbon sans se soucier des besoins énergétiques du pays et de son indépendance.

Depuis plus d’un an, gouvernement et employeurs travaillent en connivence à la réussite de ce projet de casse industrielle sur le dos des travailleurs et des usagers pour mettre un tampon vert sur la politique du gouvernement et casser le statut des Industries Electriques et Gazières.

Le 30 janvier 2020, une réunion présidée par E. Wargon, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, dont l’objectif est de louer les bienfaits du projet de territoire supposé apporter une réponse à cette fermeture annoncée. Il n’en est rien.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne et l’UD13 CGT ne participeront pas à cette grande messe de la casse de l’outil industriel.

A ce jour, ni l’Etat ni l’entreprise n’apportent de solutions industrielles pour pérenniser le site.

Seule la CGT est porteuse d’un projet industriel sur le site permettant de maintenir et de créer de l’emploi et de répondre aux besoins des populations et des industries.

Pour toutes ces raisons, le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne et l’UD13 CGT dénoncent cette mascarade et ne participeront plus à aucune de ces réunions tant que les conditions ne seront pas réunies pour l’élaboration d’un projet industriel sur le site permettant de maintenir l’ensemble des emplois liés à l’activité de la centrale et les capacités de production.

Les travailleurs de la Centrale de Gardanne et leur Syndicat CGT mettront tout en œuvre pour gagner sur leur revendication d’avenir à la Centrale de Gardanne.

Le Syndicat CGT de la Centrale de Gardanne et l’UD13 CGT appellent à un large rassemblement jeudi 30 janvier 2020 à 11h devant la Préfecture de Marseille


CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT


Contact presse :
Nadir HADJALI : 06.30.86.20.95

mardi 28 janvier 2020

GazelEnergie une entreprise où tout se fait en douce, dans le dos des salariés

Jeudi 23 janvier, en fin de journée, la Directrice Générale de GazelEnergie, Mme. Levasseur, est venue en catimini sur le site de la Centrale de Gardanne accompagnée par le directeur de site, M. Legay, et par le DTRH adjoint intérimaire, M. Thomas. Pas le moindre rendez-vous avec l’organisation CGT, pas la moindre communication auprès du personnel. Il est vrai que, au vu de la « paix sociale » qui règne sur le site, de la sérénité de l’ensemble des travailleurs de la centrale quant à leur avenir, du « bon fonctionnement » de nos tranches et de l’excellent dialogue social dans l’entreprise, il n’y a pas besoin que la Direction Générale discute avec les travailleurs et leurs représentants d’emploi et d’avenir. Tout va de soi !

Ce sont les grévistes présents sur le piquet de grève qui ont interpellé Madame Levasseur. Face aux attentes et aux revendications exprimées, Mme Levasseur a répondu départs individuels, départs vers d’autres entreprises, licenciements et a précisé pour ceux qui souhaitent garder le statut «partez à Enedis».

Les salariés et leur syndicat CGT n’ont pas la même vision de l’avenir que la direction de notre entreprise. Quand nous parlons emplois, moratoire, projets industriel et réponse aux besoins de la population, notre direction nous répond FERMETURE.

Nous savons où sont leurs priorités. La direction fait le choix de dépenser plus de 1 010 484€ dans une « garde rapprochée » pour six mois, sous prétexte de « mise en sécurité » de l’outil de travail. En parallèle, elle refuse de financer les investissements nécessaires à une remise en état de la Tranche 5 et elle refuse de payer l’étude de préfaisabilité (environ 400 000€) des projets que nous portons afin de maintenir et développer l’emploi sur le site. Pour mémoire les bricolages choisis par la direction sur la Tranche 5 sont budgétés à 35.000 euros.

Tout au long de l’année 2019 la Direction et l’État ont évoqué, à tour de rôle, comme un frein aux investissements sur les tranches et au redémarrage de la Tranche 4 Biomasse le mouvement de grève reconductible. Mais la grève reconductible est suspendue depuis la mi-novembre, aucun projet d’accord de « sécurisation » de P4B n’a été présenté et/ou transmis à la CGT et la Tranche 4 est toujours à l’arrêt !

Pour les derniers incrédules et septiques, ces éléments aident à bien comprendre pourquoi l’État et la Direction se refusent à cofinancer l’étude de pré-faisabilité des projets portés par les salariés et leur syndicat CGT.

L’avenir industriel de notre site et nos emplois ne sont pas leur priorité. Leur seule priorité est de mettre en place le plan social et de nous virer.
A nous, tous ensemble, de faire en sorte que la direction et le gouvernement tiennent leurs engagements pour que notre projet commun aboutisse.

UN PROJET INDUSTRIEL GARANTISSANT UN AVENIR POUR TOUS, LE MAINTIEN DE NOTRE STATUT ET L’ACCÈS À L’ÉNERGIE POUR LES POPULATIONS ET LES ENTREPRISES


Pour toutes ces raisons, nous appelons l’ensemble des salariés à 48h de grève mercredi 29 et jeudi 30 janvier 2020.

Rendez-vous à 6h30 au portail.

 

CEUX QUI VIVENT SONT CEUX QUI LUTTENT

jeudi 21 novembre 2019

Les salariés de la Centrale de Gardanne parient sur l’avenir !

La situation sociale à la Centrale de Gardanne pose questions.

Quel avenir pour l’outil de travail et les travailleurs ?

A ce jour on ne peut que constater le manque d’engagement des principaux interlocuteurs et leur volonté de laisser pourrir la situation afin de nous amener à une fermeture brutale.
  • L’entreprise GazelEnergie et l'Etat refusent de mener à bien les travaux nécessaires au bon fonctionnement de la tranche 5 au charbon et de se projeter au-delà du printemps 2020.
  • L’Etat et GazelEnergie, après s'être engagés à financer une étude de « préfaisabilité » du projet présenté par la CGT, font machine arrière.
  • La médiatrice nommée par le juge d’instruction au mois d‘octobre dernier met fin à sa mission de médiation avant même la première réunion plénière qui devait se tenir jeudi 21 novembre 2019. Les engagements nécessaires ne permettent pas de trouver une solution.

samedi 9 novembre 2019

Destruction de l’emploi : Etat et Gazelénergie complices !


Depuis que le Président Macron met en œuvre son projet de fermeture des Centrales à charbon, l’actionnaire de la Centrale de Gardanne, anciennement UNIPER puis GAZELENERGIE, est figé. Incapable de proposer quoi que soit pour maintenir la production d'électricité et l'emploi sur le site. Les salariés de la Centrale de Gardanne avec leur syndicat CGT ont rencontré les élus politiques et représentants de l’état. Ils leurs ont réaffirmé l’utilité des sites comme celui de Gardanne pour répondre aux besoins énergétiques de la population et des entreprises en rappelant que mille emplois sont en jeux dans le département des Bouches du Rhône.

Faute de réponse satisfaisante, les salariés avec leur syndicat CGT, ont décidé de se mettre en grève le 7 décembre 2018. Parallèlement, le syndicat CGT, en s’appuyant sur le bureau d’étude BERIM, a travaillé sur un projet alternatif pour construire une plateforme énergétique sur le site de Gardanne. Ce projet permettrait de faire vivre l’économie circulaire, de récupérer le gaz carbonique, de construire des unités de gazéification et de mettre en place une plateforme de tri et de valorisation des déchets multiples.

lundi 7 octobre 2019

Pour Gazelénergie, dialogue social égale assignations au tribunal

Le 7 décembre 2018, à l'appel de son syndicat CGT, le personnel de la Centrale de Gardanne s'est mis en grève pour défendre l'ensemble des emplois sur le site menacés par:
  • la décision de l’État de stopper la production d'électricité issue de la combustion de charbon avant 2022 ; 
  • l'immobilisme de l'entreprise incapable de proposer quoi que soit pour maintenir la production d'électricité et l'emploi sur le site. 

Pendant 8 mois de luttes, faisant face aux menaces, recours judiciaires et chantages, les salariés et leur syndicat CGT ont porté leurs revendications devant les élus, les organismes consulaires et l’État. Le syndicat CGT a travaillé à proposer des projets industriels permettant de développer l'emploi et les capacités de production.
Les mobilisations successives, y compris en période estivale, ont obligé l’État à intervenir.
L'entreprise s'était engagée à financer les investissements immédiats permettant un fonctionnement fiable de la tranche 4 Biomasse et la remise en état de la Tranche 5 au charbon.
Une réunion tripartite, Etat, Entreprise et CGT sur la présentation de projets industriels et des moyens pour les concrétiser a eu lieu le 11 septembre 2019  à la Préfecture de Région à Marseille
Cependant, l’entreprise est arrivée les mains vides à la réunion sans rien à présenter.

jeudi 5 septembre 2019

Le 11 Septembre 2019: Le combat continue pour gagner notre avenir


Le 7 décembre 2018, à l'appel de son syndicat CGT, le personnel de la Centrale de Gardanne s'est mis en grève pour défendre l'ensemble des emplois sur le site menacés par:
  • la décision de l’État de stopper la production d'électricité issue de la combustion de charbon avant 2022 ;
  • l'immobilisme de l'entreprise incapable de proposer quoi que soit pour maintenir la production d'électricité et l'emploi sur le site.
Pendant 8 mois de luttes, faisant face aux menaces, recours judiciaires et chantages, les salariés et leur syndicat CGT ont porté leurs revendications devant les élus, les organismes consulaires et l’État. Le syndicat CGT a travaillé à proposer des projets industriels permettant de développer l'emploi et les capacités de production.